Diacritik vous invite ce samedi 12 octobre au Salon de la Revue à une discussion sur la contestation esthétique et critique à l’œuvre dans les revues.
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Régis Jauffret a reçu le prix Goncourt de la nouvelle pour Microfictions II qui vient de paraître en poche. Si l’on ne peut que se réjouir qu’un prix littéraire couronne une œuvre fondamentale, on notera cependant combien le jury avait soigneusement contourné la mention « roman » portée sur la couverture en grand format et, ce faisant, décidé de considérer les Microfictions comme un recueil de 500 histoires et non un volume jouant avec maestria d’une tension entre fragment et flux, d’un (dis)continu et d’un (in)fini.
Voici le moment de la Recherche où, sur la digue de Balbec, Marcel voit surgir un groupe de naïades insolentes qui retiendront durablement son attention. Elles sont belles, joyeuses, voyoutes.
Johner: Hey, Ripley. I heard you, like, ran into these things before ?
Ripley: That’s right.
Johner: Wow, man. So, like, what did you do?
Ripley: I died.
Aujourd’hui est en librairie Encre sympathique, le nouveau roman de Patrick Modiano. Je me suis précipité l’acheter. La Blanche, pour la première fois vraiment blanche, proposait 144 pages blanches.
C’est quoi la politique, la révolution, la grève, un syndicat, pour toi ? Voici une des questions que Jean-Gabriel Périot (Une jeunesse allemande) pose à des élèves d’une classe de lycée.
Au fil de ses romans, dont le premier paraît chez P.O.L en 2001, Christine Montalbetti nous a habitué.es à nous glisser dans des traditions fictionnelles codifiés : épopée dans L’origine de l’homme (P.O.L, 2002), road novel (roadmovie ?) dans Journée américaine (P.O.L, 2009), western aussi (Western, P.O.L, 2005), ou encore roman du casse misérable et grandiose de ce « papy de la côte normande » qui braqua le casino de Trouville en 2011 (dans la vraie vie) et en 2018 (quand Montalbetti s’empare du fait divers dans Trouville Casino).
Ce mercredi 2 octobre, à 19h, a lieu à la Maison de la Poésie de Paris, pour les 40 ans des éditions Verdier, pour fêter l’esprit de leur beau catalogue, un dialogue entre deux auteurs phare de la maison, Pierre Michon et Paul Audi, autour de la création esthétique (littéraire, artistique, philosophique).
Denis Saint-Amand, qui a beaucoup fréquenté Rimbaud, les Hydropathes et les Vilains Bonshommes, est bien inspiré de nous donner aujourd’hui tout un ouvrage sur ce qu’il nomme « le style potache ». Il use là du mot style dans le sens que lui a donné récemment Marielle Macé, désignant ainsi plus une façon de vivre et de se comporter que d’écrire.
Écrire à rebours d’une vision romantique sinon violemment romanesque de Villon : telle est la visée ultime du très beau je neige (entre les mots de Villon) que Laure Gauthier a fait paraître il y a peu.
Les Sleaford Mods étaient à Strasbourg le 28 septembre, ils sont à Paris ce mardi 1er octobre à La Cigale. Leur dernier album, Eton Alive, est beau comme la rencontre électronique de Suicide et de Prince autour d’une table de mixage.
J’ai rencontré Jonathan alors qu’il était comédien et danseur chez Yves-Noel Genod. Nous nous sommes recroisés dans des théâtres, nous nous sommes mieux connus, puis avec le temps j’ai appris qu’il faisait aussi des choses de ses mains, qu’il cherchait de ce-côté-là.
La couleur bleue est un « sortilège », écrit Maggie Nelson dans son livre culte, Bleuets, qui paraît enfin en France, dans une traduction de la magicienne du verbe Céline Leroy. Le bleu n’est pas une couleur, c’est un état d’âme, une manière de se raconter, dans et par une tonalité qui est une nuance, une note et une attitude, une manière d’être au monde, une « couleur du temps » comme la robe de Peau d’âne, un prisme « comme une croix sur une carte trop vaste pour être entièrement déployée mais qui contiendrait tout l’univers connu ».