« Ce livre est un origami » : c’est ainsi que Siri Hustvedt évoque son dernier roman, Souvenirs de l’avenir, lorsque je la rencontre, le 24 septembre dernier, dans un salon de la rue Séguier, chez Actes Sud. Un origami, tant il joue de plis et replis pour finalement former un oiseau de papier, prêt à l’envol, libéré des contraintes, qu’elles soient formelles ou intimes.

La Draille des Seynes, par le collectif « De quoi on se mêle », organise chaque année un parcours et un forum citoyen. Le « Forum de la Draille » était consacré cette année en partie à l’actualité des sorcières, des pratiques alternatives de soin, et de répressions des femmes. Artistes et chercheurs sont invités à se rencontrer le long de la draille, par le collectif particulièrement dynamique des habitants de Belvezet. C’était l’occasion de redécouvrir le film Häxan de Benjamin Christensen – proposition étonnante d’incarnation des fantasmes machistes pour mieux les dénoncer.

Depuis 2008, les éditions Lanskine sont une des plus actives dans le domaine de l’édition de poésie. Ouvertes aux voix étrangères, publiant volontiers des voix émergentes, les éditions Lanskine sont menées par la passion de Catherine Tourné, engagée en poésie, pour son étrangeté, son pouvoir de perturbation, la pluralité dont sont porteuses les écritures poétiques. Rencontre et entretien.

Poétesse queer, éditrice, performeuse, membre du collectif RER Q, Élodie Petit publie Fiévreuse plébéienne, un travail où se mêle plaisir sexuel, politique et expérimentation littéraire. C’est dans une articulation réussie entre les trois registres que se réalise l’écriture nerveuse de l’autrice.

La parution d’un roman de Nicole Krauss est toujours un événement : ainsi Forêt obscure publié après de longues années de silence, ce « vide » si nécessaire à la création, comme nous l’explique la romancière dans le long et bel entretien vidéo qu’elle avait accordé à Diacritik lors de la publication de son livre, qui vient de sortir en poche, chez Points.

« La révolution algérienne a accompagné le processus conduisant de la critique de l’art à la critique sociale généralisée, de l’Internationale lettriste à l’Internationale situationniste », souligne Nedjib Sidi Moussa, qui, à l’heure où l’Algérie s’embrase, a rassemblé quelques-uns des textes situationnistes et post-situationnistes rédigés des années 1960 à nos jours.