En français, on les qualifie de « chaînes cancer« , en anglais ce sont les « toxic channels« . Leurs vidéos vous attirent avec des titres en gros caractères blancs sur fond noir, avec les propos les plus clivants possibles, les actions les plus stupides.
En adaptant librement La ferme des animaux de George Orwell, Xavier Dorison et Félix Delep se sont attaqués à un Everest. Leur représentation du monde anthropomorphique Orwellien est éclatante et ce château sur lequel règne un taureau despotique est un havre terrible où la cruauté des puissants est à la mesure de l’espoir des faibles.
Trois chroniques, centrées sur un « Canada littéraire » seront proposées, privilégiant les présences indiennes, ces présences invisibles dans la plupart des œuvres ou subrepticement notées au détour d’une phrase. La première est consacrée à l’écrivain Robert Lalonde et à son rapport à l’indianité.
Il est facile – et parfois utile – de lire l’ensemble des rapports de force sous un prisme unique.
Le titre du livre d’Anne-Lise Broyer, Journal de l’œil, est une référence à Georges Bataille et à son Histoire de l’œil. Pourtant, il ne s’agit pas de la référence d’un écrivain à un autre écrivain. Anne-Lise Broyer est photographe et la référence à l’œuvre de Bataille est d’abord, ici, l’indice d’un écart, d’une séparation entre une œuvre de langage et une œuvre du visible, entre l’écriture et l’image photographique.
La rue Lucien Leuwen, dans le 20° arrondissement, est l’une des rares voies parisiennes à porter le nom d’un personnage de roman. Promenade littéraire.
À Paris, le 12 novembre dernier, une manifestation de militantes féministes est parvenue à provoquer l’annulation de la projection du dernier film de Roman Polanski, sur qui pèse une dizaine d’accusations de viol.
Dans le cadre de son programme national d’éducation artistique et culturelle l’Ami littéraire (rencontres d’écrivains en milieu scolaire de la maternelle à la Terminale), la Maison des écrivains et de la littérature propose une action novatrice dans les classes, autour de la lecture et de l’interprétation des textes : À la table de lecture, lire et interpréter, un jeu pluriel.
Alien: (Re)Generation s’ouvre sur les corridors déserts de l’Auriga. Le vaisseau flotte dans l’espace, en orbite autour de la Terre.
Près d’un an après le baiser refusé à l’hôtel de Balbec (avec sonnerie d’alerte), Albertine rend visite à Marcel chez lui. Elle a bien changé et son langage s’est affranchi ; mieux : elle ne refuserait pas d’accorder un baiser.
Par où commencer ? Par le chant des voyelles qui pépient dès le début du recueil, piaillent et crient.
Après Comme si quelque (Comp’Act, 2006) et Icare crie dans un ciel de craie (Belin, 2007), Martin Rueff n’avait plus publié de livre de poésie. Il faut par conséquent saluer ce retour, ou ce recours de nouveau au poème avec La jonction (Nous, 2019).
« Il n’était pas armé pour répondre aux histoires de Jude, parce que la plupart constituaient des histoires auxquelles il ne pouvait pas répondre » : le trouble de Willem face aux multiples drames peu à peu révélés par Jude, tant ce dernier demeure longtemps incapable de verbaliser ce qu’il a traversé, est celui que Hanya Yanagihara transmet à ses lecteurs dans Une vie comme les autres. Ce roman somme est un tour de force, dévastateur et perturbant.