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Chose promise, chose due, le comité de visionnage de Diacritik a regardé l’intégralité d’Au service de la France, la série d’Arte écrite par Jean-François Halin, Claire Lemaréchal et Jean-André Yerlès. Programmée à raison de quatre épisodes successifs par soirée et labellisée pochade comique et décalée au cœur des services de renseignements français dans les années 60, la sitcom a-t-elle tenu ses promesses ? Éléments de réponse avant la diffusion de la dernière salve ce jeudi 12 novembre.

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Vues, chaque jour ou chaque semaine, par des millions de téléspectateurs, les fictions TV, et plus encore les séries populaires peuvent constituer des outils prescripteurs majeurs de valeurs et de normes. Elles s’avèrent à ce titre un objet important pour l’analyse de la représentation des minorités dans les médias en France. Parmi ces séries, Plus belle la vie, actuellement le feuilleton français le plus regardé à la télévision et en replay sur Internet a, au-delà de sa fonction de divertissement, un rôle explicitement éducatif, politique et social.

Un article de Stéphanie Arc et Natacha Chetcuti-Osorovitz

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Vingt ans. Cela fait vingt ans que Canal+ diffuse sa Nuit Gay, vingt ans de combats, d’audaces, d’idées, d’avancées timides, d’outings sauvages et de coming-out volontaires, vingt ans de reconnaissances et de victoire diverses (depuis le retrait de l’homosexualité de la liste des maladies mentales par l’OMS jusqu’au mariage pour tous en passant par l’idée de Louis-Georges Tin de créer une journée mondiale contre l’homophobie). Mais aussi, vingt ans de drames et une réalité qu’il convient de rappeler : 2197 témoignages d’actes LGBTphobes ont été enregistrés en 2014, soit une hausse de plus 41% par rapport à 2011 ; on garde tous en mémoire les dérives qui ont accompagné les débats des parlementaires en 2013, quand la « parole s’est libérée » jusque dans la rue, une partie de la population française déniant à des concitoyens un droit dont ils disposent désormais : celui de pouvoir se marier (ou non mais ils ont enfin le choix).

La sixième saison de Downton Abbey est diffusée depuis fin septembre en Angleterre, sur ITV. Elle se déroule en 1925, axée sur les mutations dans les mœurs et la société, qu’il s’agisse de la place des femmes (Edith et son journal, Mary rattrapée par son passé) ou des hiérarchies sociales. L’intrigue résout certains de ses nœuds (Anna et Bates, le mariage annoncé de Carson et Mrs Hughes), voit des personnages revenir (mais Diacritik qui a vu trois épisodes ne spoilera pas) et une bataille homérique s’engager entre Violet et Cora autour de l’hôpital.

Rencontre, hier, avec Iain Levison de passage à Paris à l’occasion de la sortie en France de son nouveau livre, Ils savent tout de vous (Liana Levi) pour parler de… séries télé, de ce qui nourrit un écrivain (ou pas), de New York District, Oz et Band of Brothers. En vost comme il se doit.

Et on ne résiste pas au plaisir d’une dernière brève pour vous signaler un inventaire des villes imaginaires (en littérature, au cinéma) dans Libération, à l’occasion du « Libé des géographes ». Balade de Liberty City à Springfield (et inversement), en passant par Isola et tant d’autres.

Pour ceux qui ne pouvaient être devant leur écran de télévision hier soir, pour les étourdis et/ou débordés, rappelons que le formidable documentaire de Chantal et Thierry Thomas sur Roland Barthes peut être vu, pendant une semaine (jusqu’au 1 octobre, de fait), sur Arte + 7 ou en suivant ce lien. Diacritik a publié deux articles sur ce documentaire à retrouver ici (par Johan Faerber) et là (par Christine Marcandier).