2.650 suppressions de postes dans les collèges et lycées à la rentrée 2019, pour des effectifs élèves qui, selon les chiffres du Ministère, doivent augmenter d’environ 30.000 élèves par an jusqu’en 2022 !
Auteur : Les enseignants du lycée Honoré de Balzac
En 2018 la question des médias est centrale. Mais comment réfléchir à cette partie majeure de notre système social ? Télés allumées en permanence dans les foyers, radios dans les autos, presse écrite qui se dresse en autorité intellectuelle, et des réseaux dits sociaux… Ils sont sociaux, certes, mais ils sont surtout mentaux.Car c’est bien du mental qu’il s’agit. Alors cette matière, ces médias, est-ce qu’ils représentent une hyper information ou de l’hyper mensonge ? Au sein de notre corps, que se passe-t-il lorsque cette information, ce substrat de vérité, se répercute sur nos comportements ?
Comme chaque année à Marseille, Actoral lance la saison théâtrale. Cette 18è édition prend des airs de fête d’anniversaire : pour les 30 ans de sa compagnie Diphtong, Hubert Colas (à la tête du festival depuis 2001) présente Désordre, l’une de ses pièces re-mise en scène pour l’occasion. Ici, en ville, septembre fête le théâtre, la danse et les écritures contemporaines. Pourtant cette année sonne comme la fin d’une adolescence bercée d’illusions : noircie par la marche du monde, l’hyper-connectivité, la solitude.
Depuis ma prime errance, je n’ai cessé de m’inventer frères, sœurs, pères et mères de substitution. Je me suis fourvoyé, jusqu’à me rendre compte que je pouvais être à moi-même, gamin des rues devenu presque aussi grand que le plus grand de mes frères aujourd’hui dispersé par-dessus la grève des adieux sans retour, un parent, un guide, un chemin.
En marge du roman, de son succès visible et bruyant, de ses aventures trépidantes, s’est inventée une autre histoire de la littérature narrative. C’est cette histoire que dessine ici Dominique Rabaté dans La Passion de l’impossible, pour suivre tout au long du XXe siècle les devenirs du récit de Paludes d’André Gide à Pierre Michon.
« Nous ne nous tenons jamais au temps présent. » (Pensée 172B) Pascal, Nietzsche, Marx et bien d’autres l’ont dit, avant comme après, sans avoir été lus ni compris :
Un grand marin peut aussi être une femme. En l’occurrence, Lili, qui décide un jour de quitter la terre ferme hexagonale pour tenter l’aventure de la pêche dans les eaux profondes et mouvantes de l’Alaska, « ne rien avoir à soi », « recommencer le sac de sa vie ».
« Tenez, Fanchon, voyez ce qui sort de la bouche de votre sœur quand elle parle ; ne seriez-vous pas bien aise d’avoir le même don ? »
(Les fées, Charles Perrault)
Les hommes de génie, si grands qu’ils soient, ont toujours en eux leur bête qui parodie leur intelligence.
Hugo, préface de Cromwell (1827)
Dans « Double assassinat dans la rue Morgue » (The murders in the rue Morgue) de Poe le coupable idéal est un orang-outang. Et peut-être d’autant moins coupable qu’il est plus idéal. Certes, ce qui accable la bête est aussi ce qui exclut d’incriminer personne. Mais le procès tout mental dont, comme hypothèse, la bête est à la fois principe et fin, puise à des ressources dont la trivialité aussi a sa métaphysique.
Un texte inédit de Juliette Mézenc, extrait d’un travail en cours.
La robe qui donne son titre à ce saisissant récit de Nathalie Léger, c’est celle que porta l’artiste Pippa Bacca pour un voyage qui devait la conduire en auto-stop de Milan jusqu’à Jérusalem, afin d’effacer les horreurs de la guerre. Mais ce voyage a pris désastreusement fin en Turquie, où la jeune femme fut violée et tuée. Cette robe, qui était un instrument de réparation, est aussi une surface graphique qui prend sa part de la salissure et des ordures du chemin, qui témoigne concrètement du parcours de l’artiste. Robe blanche et page blanche, performance et récit, c’est dans cet écart que s’invente l’étonnant texte de Nathalie Léger, avec sensibilité et élégance.
Alexandre Gefen, Oana Panaïté, Cornelia Ruhe et le comité de la Revue critique de fixxion française contemporaine manifestent leur stupéfaction devant les allégations contenues dans la tribune de M. Johan Faerber, intitulée « Contre la Zemmourisation de la critique littéraire » et parue sur Diacritik le lundi 15 octobre.
Parmi les capacités éprouvées et conjuguées de la politique française, il en est certaines qui surpassent récemment toutes les autres : la franchise brutale, l’approximation et le double jeu. Ces qualités semblent appréciées puisqu’elles elles portent depuis des décennies des candidats au pouvoir. Est-ce là l’esprit français dans son intimité la plus inavouable, son logiciel le plus édifiant ? Parmi ces manifestations, un argument révèle les mystères de la représentation publique : La théorie du ruissellement.
6 rue Le Regrattier. Là où Charles Baudelaire logea la « Vénus noire », Jeanne la mulâtresse. Là où mon Poéticide assassine ou plutôt fait sauvagement assassiner le chantre désabusé du spleen et de l’idéal. À trente-trois ans – un âge à se faire crucifier –, me voici donc au seuil d’un nouveau néologisme délictueux, d’une insupportable prétention, en pèlerinage, le front plissé, les points serrés, me demandant ce qui a bien pu se passer entre mes presque six et mes plus de trente-trois ans.
Au mois de juillet de cette année, Steve Bannon a annoncé la fondation de The Movement, formation destinée à unifier les opposants souverainistes et nationalistes à l’Union Européenne. Le nom et la physionomie de cet ancien conseiller de la Maison Blanche commencent ainsi à nous devenir plus familiers. Pour qui aura visionné des épisodes récents de la série Homeland, son image vient se superposer mentalement à celle de Brett O’ Kieffe, le nouveau protagoniste introduit depuis la saison 6.