Tenir se conjugue au présent vif et sans objet depuis quelques temps à la Maison des écrivains et de la littérature. Tenir au quotidien. Tenir à cela comme si le quotidien donnait à une équipe de onze personnes la joie du travail accompli avec confiance, d’un travail nécessaire à notre société, parce que la mission de la Maison est de prendre soin de la littérature, donc des auteurs.

MOTHER : Priority one.
Insure return of organism for analysis.
All other considerations secondary.
Crew expendable.
(Special Order 937)

Dans les années 80, je vivais à Nice. Place Masséna. Sur le boulevard Jean Jaurès, exactement, le long du casino qui n’était alors pas encore détruit pour faire place aux jardins que l’on y connaît à présent. Mais les travaux avaient commencé.

Depuis Coups de ciseaux, dans ses romans, récits, recueils de poésie, de nouvelles, elle prête une attention particulière à ceux qu’on enferme, qu’on écarte du système. Rencontre avec Perrine Le Querrec pour un dialogue autour d’une œuvre contemporaine des plus remarquables.

Un oratorio est une forme dramatico-musicale inventée au XVIIe siècle, exactement en même temps que l’opéra, comme une histoire sacrée, en général allégorique, destinée à servir de support à la méditation religieuse. Recevant progressivement un développement musical et poétique, l’oratorio ressemble de plus en plus aux représentations profanes contemporaines dont il a la même structure, à la réserve qu’il ne reçoit ni décorations, ni costumes. Aujourd’hui, les maisons d’opéra à l’affût de belles partitions aiment à s’emparer de ces œuvres pour en proposer de véritables représentations scéniques. C’est le cas ici, à l’Opéra national de Paris.

Les bruits de langues, ils se tendent et se braquent, ouvrent les mots pour sortir des livres. Ils rentrent, insidieux, dans vos oreilles et murmurent quelque chose qui vient du fond. Ces bruits de langues, dans la bouche d’autrices et auteurs contemporains, racontent quelque chose qui gronde. Une envie de dire, crier, dessiner, filmer, chanter, rapper, lire et partager. Et surtout une nécessité, une urgence à écrire pour donner voix aux invisibles.