David Simon est mondialement connu pour être le scénariste principal des séries télévisées The Wire et Treme, diffusées sur HBO. Philippe Squarzoni est un auteur et dessinateur engagé qui pointe régulièrement dans ses ouvrages les dérives sociétales, qu’il s’agisse de la violence, du libéralisme ou de la question environnementale et du changement climatique. La réunion de ces deux auteurs donne un roman graphique d’une puissance évocatrice rare : Homicide, Une année dans les rues de Baltimore

A mi-saison, que dire du Bureau des légendes, saison 2, la série dirigée par Eric Rochant dont le personnage principal est incarné par Mathieu Kassovitz ? Parce qu’elle est disponible en intégralité sur Canal Plus à la demande, le comité de visionnage de Diacritik s’est livré à une séance de binge watching. Pour ne rien « divulgâcher », critique sous le sceau du secret.

Jean Yanne

Jean Yanne reviens, on est devenus (trop) cons ! Une injonction, comme une prière : ramener d’entre les morts celui qui a si bien su dynamiter les convenances, pourfendre le clergé, les gouvernements successifs, la société de consommation, le show business. Et le titre du documentaire de Fabrice Gardel, Edward Beucler et Christine Bernadet diffusé ce mardi 17 mai à 22h35 sur Paris Première.

 

Le Seuil

A vant la diffusion d’un documentaire que Paris Première diffusera le mardi 17 mai à 22h35, les éditions Cherche Midi / Le Seuil font paraître aujourd’hui un panégyrique haut en couleurs fait de textes et d’images inédites présentés par Fabrice Gardel et sobrement intitulé Je reviens ! Vous êtes devenus (trop) cons.

Du Yanne inédit, du Jean dans son jus qui fait dire au lecteur alternativement (nul besoin de rayer la mention inutile) 1/ Yean Yanne nous manque, 2/ On est vraiment devenus trop cons, 3/ « C’est le rôle des humoristes de faire remarquer ce que les gens ne voient pas d’eux-mêmes ».

Au lendemain des attentats de Charlie Hebdo, la dessinatrice Catherine Meurisse a été touchée dans son âme tandis que Charb, Tignous, Cabu, Wolinski, Mustapha et Honoré l’étaient dans leur chair. L’horreur l’a plongée dans un état d’abattement, de deuil, jusqu’à la dissociation. Un état qu’elle raconte dans un album qui tient à la fois du témoignage et de la quête, du manifeste et de l’hommage.

L’annonce du départ de Yann Barthès de Canal Plus le 23 juin prochain truste les fils d’infos en ce lundi 9 mai et pas moins de trois occurrences liées à la chaîne, à son animateur vedette et à son patron sont en tête des tendances sur Twitter (avec l’incendie de Fort McMurray et les suspicions de harcèlement qui pèsent sur l’élu vert Denis Baupin).

SineMensuel-n48-decembre2015

Dans son dernier billet d’humeur paru sur Siné Mensuel paru hier, le 4 mai 2016, Siné confessait étonnamment, « Je n’en mène pas trop large, je vous l’avoue et je serre les fesses comme un pressoir à olives pour évacuer le stress ! ». Le lendemain de cette publication, Siné est mort à l’hôpital Bichat des suites de l’opération. Ils ont dû oublier les olives.

Disponible en vidéo à la demande et en DVD depuis le 19 avril dernier, L’Humour à Mort, le documentaire de Daniel Leconte et Emmanuel Leconte retrace le(s) combat(s) de Charlie Hebdo dans sa résurrection aux lendemains des attentats du 7 janvier 2015 et témoigne de sa raison d’être dans un pays où la liberté d’expression est érigée en vertu cardinale républicaine. Sauf que…

En ouvrant ma boîte aux lettres et ce petit livre de Jérôme Garcin, ce matin, mon sang de critique n’a fait qu’un tour. Flaubert, Proust, Céline, Frédéric Dard, Hugo, ils ont tous succombé un jour à l’appât du zeugma comme on écrit à son contrôleur des impôts : avec déférence et la plume tremblante. Et l’auteur des Meilleurs zeugmas du Masque et la Plume de leur rendre un hommage appuyé et ce qui leur appartient.

En adaptant Ô vous, frères humains d’Albert Cohen, Luz montre combien la haine est atemporelle et sans limite, et se nourrit de la folie des hommes jusqu’à la déraison de ceux qui en sont victimes. Luz signe un livre prégnant d’humanité, véritable cri surgi du passé mais ô combien et malheureusement toujours d’actualité.

Le premier numéro de Pandora, toute nouvelle revue estampillée 100% BD éditée par Casterman, a paru le 13 avril dernier. Entretien avec Benoît Mouchart, Directeur éditorial de Casterman à l’initiative de ce projet collectif qui célèbre la diversité de la bande dessinée dans ses styles et sous toutes ses formes.

Dearly beloved
We are gathered here today
To get through this thing called life*

La mort d’un artiste a toujours un effet miroir égoïste un peu étrange. Le monde pleure Prince aujourd’hui. Quelques heures après l’annonce de sa mort, on fredonne, on réécoute Kiss, Cream, Purple rain, Alphabet Street, Raspberry Beret, Girls and Boys… On repense à ce que l’on faisait à ce moment-là. On se souvient et l’on se dit que l’on a perdu quelque chose, qu’un peu de notre propre vie part avec lui.

L'homme qui tua Lucky Luke

Né en 1946, Lucky Luke fête cette année 70 ans de chevauchées, de poursuites, de captures des Dalton, Billy The Kid et autres Phil Defer et de départs dans le soleil couchant au son d’« I’m a poor lonesome cowboy ». La reprise-hommage signée Mathieu Bonhomme (qui avait déjà sillonné le Far West dans Texas Cowboys…) a paru le 1er avril dernier, avec un titre ô combien référentiel : L’homme qui tua Lucky Luke. Un one-shot (sans jeu de mot) à ne manquer sous aucun prétexte.