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« Anxiogène », « douteux », « fausse bonne idée »,  « mauvais timing » sont les qualificatifs qui reviennent le plus dans les articles des rares médias (six occurrences répertoriées à ce jour dans le fil d’actualités de Google) qui ont parlé de l’installation de l’œuvre de Candy Chang à la gare de Lyon, « Before I die I want to… ». Passant sous silence nombre de messages humanistes au nom du politiquement correct et au détriment de l’art.

Le dernier assaut est annoncé pour le mois d’octobre prochain : avec lui, Jacques Tardi entendrait livrer son dernier ouvrage consacré à la première guerre mondiale, thème indissociable et presque emblématique de l’œuvre du dessinateur. Entre 2012 et 2014, Tardi avait délaissé son univers de prédilection avec deux albums qui racontaient d’autres batailles, un autre combat. Une autre guerre : Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB.

Benoît Féroumont est un petit chenapan : sous couvert de donner un coup de jeune à l’un des plus célèbres septuagénaires de la bande dessinée, l’auteur de Fantasio se marie en profite pour féminiser avec subtilité et humour des aventures historiquement (et parfois strictement) masculines. Il en ressort un album drôle, enlevé et girly qui transgresse les codes de la BD ado-adultes pour distiller quelques messages féministes bien sentis.

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La pratique du réseautage social est riche d’enseignements (parfois jusqu’à la lie) et l’importance prise par les Facebook, Twitter, Instagram et autres Snapchat, Linkedin et plus récemment Litsy dans la vie de tous les jours n’est plus à démontrer. Mais ces derniers temps, avec la montée en puissance de la compétition entre les majors et l’émergence de nouveaux médiums… les réseaux sociaux vivent une mutation sournoise peu exempte de reproches.

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Demander à un homme politique d’avoir de la dignité, c’est un peu comme demander à un naturiste de mettre un slip sur une plage qui l’autorise à laisser ses attributs génitaux prendre le frais et le soleil sans crainte du qu’en-dira-t-on et de l’amende pour outrage aux bonnes mœurs. C’est impossible. L’actualité récente l’a encore montré : à peine la course folle du camion meurtrier stoppée, certains élus ou figures publiques n’ont pu s’empêcher de faire sous eux en 140 caractères, au micro des radios ou sur les plateaux de télévision. Pourquoi leur a-t-on tendu cette perche qu’ils n’auraient jamais dû saisir ?

© Dominique Bry
© Dominique Bry

Dans la nuit du 14 au 15 juillet 2016, l’histoire retiendra-t-elle que nombre de caps indignes ont été franchis dans la couverture journalistique de l’attentat perpétré à Nice ? Passe encore que les chaînes de hard news se répandent en conjectures pour occuper le temps médiatique, qu’elles diffusent sans filtre des photos, des vidéos, des témoignages audio de citoyens, de victimes ou de rescapés, on pourrait malheureusement dire que l’on commence presque à s’y habituer : attendre de la retenue de la part de certaines rédactions c’est un peu comme demander à un homme politique de s’abstenir de tout commentaire à chaud qui servira ses intérêts propres plutôt que le bien commun.

Quand les pylônes auront des feuilles

Pendant plusieurs années, Hélène Viala-Daniel a écrit, consigné, noté, sérié, inscrit dans le marbre blanc et électronique d’Internet la somme des ses obsessions, de ses aspirations, de ses colères et de ses joies, au gré d’une inspiration sans cesse en éveil. De ses voyages numériques sur la toile, elle a tiré un livre, ni recueil, ni journal, mais plus sûrement un palimpseste qui porte les traces des versions antérieures et laisse transparaître le bonheur de l’auteure de quitter l’écriture sur le web pour affronter la réalité du livre.

L’Indicible, second tome du Rapport de Brodeck de Manu Larcenet, adapté du roman éponyme de Philippe Claudel, a paru le 17 juin dernier aux éditions Dargaud. Rencontre avec Manu Larcenet pour un entretien en V.O. (en partie sous-titrée) sur son livre, la création, l’art, le pouvoir des images, le vœu du dessinateur de voir davantage de dessin dans les médias et la moustache de l’agent 212.

The Catch

Le pitch de The Catch, actuellement diffusé sur Canal+, est à ce jour l’idée la plus rentable de la décennie : sous couvert d’inventer une histoire originale, la série reprend en tous points les ingrédients d’une recette qui a fait ses preuves dans une déclinaison d’une gémellité à faire pâlir les frères Bogdanov (avant leurs opérations de chirurgie esthétique).

On ne présente plus XIII, qui dispute au Jason Bourne de Robert Ludlum le titre de plus célèbre amnésique fictionnel. L’Héritage de Jason Mac Lane qui paraît aujourd’hui est le 24ème tome d’une saga au long cours initiée en 1984 avec Le Jour du soleil noir et qui au fil des ans s’est transformée en « long seller », devenant une série culte et faisant entrer le personnage au panthéon des personnages des plus célèbres romans d’aventures, tels Edmond Dantès ou Michel Strogoff.

David Simon est mondialement connu pour être le scénariste principal des séries télévisées The Wire et Treme, diffusées sur HBO. Philippe Squarzoni est un auteur et dessinateur engagé qui pointe régulièrement dans ses ouvrages les dérives sociétales, qu’il s’agisse de la violence, du libéralisme ou de la question environnementale et du changement climatique. La réunion de ces deux auteurs donne un roman graphique d’une puissance évocatrice rare : Homicide, Une année dans les rues de Baltimore

A mi-saison, que dire du Bureau des légendes, saison 2, la série dirigée par Eric Rochant dont le personnage principal est incarné par Mathieu Kassovitz ? Parce qu’elle est disponible en intégralité sur Canal Plus à la demande, le comité de visionnage de Diacritik s’est livré à une séance de binge watching. Pour ne rien « divulgâcher », critique sous le sceau du secret.

Jean Yanne

Jean Yanne reviens, on est devenus (trop) cons ! Une injonction, comme une prière : ramener d’entre les morts celui qui a si bien su dynamiter les convenances, pourfendre le clergé, les gouvernements successifs, la société de consommation, le show business. Et le titre du documentaire de Fabrice Gardel, Edward Beucler et Christine Bernadet diffusé ce mardi 17 mai à 22h35 sur Paris Première.