13novembre. Disponible depuis le 1er juin sur Netflix, le documentaire de Jules et Gédéon Naudet brise des silences multiples. Le silence effroyable né de la sidération qui s’est emparée de la nation tout entière ce soir de 2015. Le silence qui s’est installé après, quand les bruits des tirs, des explosions, quand les cris des victimes ont cessé. Le silence des anonymes qui sont intervenus, aidant, soignant, soulageant, accompagnant les morts, les blessés, les rescapés, les simples témoins des scènes tragiques vécues cette nuit-là.
Auteur : Dominique Bry
Du 15 juin au 30 septembre 2018 à la Maison du dessin de presse de Morges, c’est le faîte du Prince. Emmanuel Macron en grand inspirateur de caricaturistes et dessinateurs talentueux ? C’est le sous-texte de cette exposition qui prend le parti de s’intéresser au processus de création qui préside (sans jeu de mot) à la représentation du chef de l’État depuis son arrivée à l’Élysée en mai 2017.
La série développée pour Hulu et disponible sur Amazon Prime n’est pas exempte de reproches ni de défauts mais force est de reconnaître que The Looming Tower (la tour qui se dessine au loin) possède des qualités indéniables au premier rang desquelles on trouvera une réécriture de l’histoire récente, une analyse à charge des méthodes du renseignement américain alors en vigueur et les conséquences funestes que l’on connaît.
Prenez une distribution internationale étonnante (Donald Sutherland, Hilary Swank, Harris Dickinson, Brendan Fraser, Luca Marinelli), un show-runner passé par le cinéma (Simon Beaufoy, scénariste de Slumdog Millionnaire, The Full Monty, 127 heures), un réalisateur-producteur emblématique (Danny Boyle) et vous obtenez une série fascinante et addictive : TRUST ou l’enlèvement de John Paul Getty III en 1973 raconté par le menu, porté par une musique et une esthétique 70’s envoutantes et référentielles.
William Vance s’est éteint lundi 14 mai à l’âge de 82 ans. Les éditions Dargaud en ont fait l’annonce sur les réseaux sociaux. Avec cette disparition, c’est une grande page qui se tourne pour la bande dessinée franco-belge.
En allumant la télévision mercredi dernier sur TMC vers 21 heures, vous avez :
□ Cru que vous aviez hiberné pendant 16 ans.
□ Halluciné parce qu’une chaîne du groupe TF1 est en train de ressusciter l’esprit Canal.
□ Éclaté de rire à la question « Juif ou Arabe ou les deux ? »
□ Redemandé le menu, du rab, ou les deux.
Tyler Cross est taciturne, violent, jusqu’au bout du silencieux. Libéré de ses entraves de bagnard (voir tome précédent, Angola), le hors-la-loi fait route vers Miami, « cité magique » et théâtre d’affaires plus troubles que les eaux des Everglades toutes proches.
Tiré en partie de Desproges par Desproges paru en 2017 aux éditions du Courroux, Une plume dans le culte est diffusé dimanche 15 avril sur France 5 à 9h25. Une plume dans le culte, ou l’éloge en cinquante-deux minutes même pas funèbres de Pierre Desproges, « écriveur », « rigolo », homme de télévision, de radio, de scène, que l’actualité en panne de modèle convoque régulièrement quand il s’agit de disserter sur l’humour en général et sur le rire-de-tout-mais-pas-avec-tout-le-monde en particulier.
En 2018, le festival de bande dessinée et des arts associés d’Aix-en-Provence fête ses 15 ans d’existence et comme chaque année, l’événement s’inscrit dans un temps long : du 7 avril au 27 mai, sept semaines durant lesquelles les visiteurs partiront à la rencontre de la BD et des arts visuels dans toute la ville.
Quelques jours après la sortie de Ready Player One dans les salles, comment ne pas noter la quasi omniprésence de la virtualité et du paradoxe (jusqu’à l’affrontement) entre le réel et l’imaginaire numérique ?
Revue d’effectif d’une tendance avec trois exemples, une bande dessinée et deux séries, qui ont en commun de développer d’autres réalités, entre futurisme et post-humanisme : Alt-Life (à paraître le 6 avril), Counterpart et Altered Carbon.
Publié en mars 2015 au Seuil sous le titre Carnets de thèse, le roman graphique de Tiphaine Rivière nous invite à vivre le quotidien (souvent épique) d’une jeune enseignante quittant son collège de ZEP pour les ors du bâtiment plusieurs fois centenaire abritant la prestigieuse université Paris-Sorbonne.
9h08, j’attaque le nouveau Harlan Coben, Sans Défense, le retour de Myron Bolitar, ex-star en devenir des Boston Celtics, ci-devant agent sportif et vrai enquêteur privé comme l’Amérique les aime tant.
Qu’il s’agisse d’une invective politicienne propre à faire se pâmer les militants de la France Insoumise ou d’une stratégie concertée et mûrement réfléchie de la part de l’ex-candidat à l’élection présidentielle, l’expression « parti médiatique » employée à tort et à travers par Jean-Luc Mélenchon ou Sophia Chikirou pose douloureusement la question du populisme érigé en pièce maîtresse de la com’ pol’, voire en ligne de conduite sinon idéologique, du moins et assez paradoxalement très médiatique…
Les Cesar ont définitivement un problème. Année après année, on se dit que l’édition prochaine sera la bonne, que l’animateur retrouvera l’inspiration perdue, que les auteurs des vannes et des discours des remettants arrêteront de se censurer au nom d’une pruderie et d’un respect qui annihilent toute spontanéité et finissent par transpirer l’obséquiosité (au point de faire ressembler les textes de remerciements davantage à des mots de premiers communiants obligés de gratifier mémé pour sa gourmette en argent achetée au poids dans une bijouterie en gros qu’à l’expression sincère d’une pensée cinéphilique qui rendrait grâce à la profession).
A Peterborough, dans l’est de l’Angleterre, un homme est en fuite dans une nuit boueuse, terrorisé par des poursuivants qui n’en sont pas à leur première exaction.
Avec Les Chemins de la haine, Eva Dolan signe un premier roman policier teinté de chronique sociale brute dans une Angleterre en plein Brexit qui cherche un chemin vers son humanité.