Chelsea Hotel

Nicolaia Rips a choisi, comme décor et personnage de son premier roman, l’hôtel de légende dans lequel elle a passé son enfance : le Chelsea.
Elle y narre des scènes, entre choses vues (et vécues) et imaginées, à l’image d’un hôtel réel devenu sinon une fiction, du moins un mythe, tant son image est faite de ceux qui l’ont habité — Patti Smith avec Robert Mapplethorpe mais aussi Monroe et Miller, Kerouac, Dylan, William Burroughs, Leonard Cohen etc. — ou l’ont immortalisé (comme Warhol et ses Chelsea Girls en 1966).
Lorsque Nicolaia Rips y vit, les heures de gloire appartiennent à un passé de légende, celui d’un underground new-yorkais largement éteint, mais le lieu n’en demeure pas moins un recueil d’anecdotes et récits.

Moonlight

Erreur d’enveloppe mise à part, Moonlight était intrinsèquement taillé pour avoir l’Oscar et faire consensus — Oscar du meilleur film, du meilleur acteur dans un second rôle pour Mahershala Ali, du meilleur scénario adapté.
Il s’agit, de fait, d’une fausse surprise et surtout d’un vrai faux ami pour les LGBT qui crient aujourd’hui victoire. Joffrey Speno expliquait pourquoi le 15 février dernier, nous republions son article.

© Corentin Fohlen/ Divergence. Lumane Casimir, Haiti. 25 mai 2013.
© Corentin Fohlen/ Divergence. Haïti. 25 mai 2013.

« Tant que la tête n’est pas coupée, elle a espoir de porter le chapeau » (« Toutan tèt poko koupe, li espere pote chapo ») : c’est sur ce proverbe haïtien que s’ouvre le livre de photographies de Corentin Fohlen, publié le mois dernier aux éditions Light Motiv et sobrement intitulé : Haïti, nom immédiatement évocateur, pourtant opaque tant la réalité du lieu est masquée par une multitude de discours et informations, par la date du 12 janvier 2010 et un certain nombre de récits qui aplatissent la complexité d’un lieu, d’une culture. Raison pour laquelle le photoreporter Corentin Fohlen a voulu exposer autrement « cet étrange pays étranger », « mon pays », comme l’écrit James Noël en préface.

L'article de Johan Faeber peut être lu ici
L’article de Johan Faeber peut être lu ici

Mais quelle mouche a donc piqué Diacritik de publier dans la nuit de samedi à dimanche (à minuit trente, pour être précis), un article signé Johan Faerber, révélant que Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon s’étaient longuement vus, la veille, au Moai Bleu, restaurant chilien en plein Paris ?
Retour sur le premier scoop d’un jeune journal culturel, fondé en septembre 2015, et explications sous forme de notes à la volée, pour répondre à quelques commentaires.

Mylène Benoit et Franck Smith © Jean-Philippe Cazier
Mylène Benoit et Franck Smith © Jean-Philippe Cazier

Dans le cadre du festival Concordan(s)e, la chorégraphe Mylène Benoit et l’écrivain Frank Smith s’associent pour créer Coalition, un essai chorégraphique qui mêle poésie et danse autour de questions autant esthétiques que politiques concernant le corps, la communauté, le On, le discours. Rencontre et entretien.

Bouffes du Nord © Emmanuelle Démoris
Bouffes du Nord © Emmanuelle Démoris

Les 26, 27 et 28 novembre derniers, ont eu lieu aux Bouffes du Nord trois après-midis de rencontre avec Peter Brook et ses collaborateurs, qui proposaient de redécouvrir avec le public les secrets de ce qu’ont vécu les murs de ce théâtre – qui a été le sien pendant quarante ans et où se jouait alors son spectacle, The Valley of Astonishment.

J’ai assisté à ces trois journées, puis ai voulu les raconter pour en garder trace et les partager. Mais aussi pour tâcher de comprendre ce qui m’y a touchée si profondément et pour des raisons qui me restaient parfois mystérieuses sur le moment car la charge d’émotion et de pensées était très dense au cours de ces trois jours. Elles circulaient très vite, parfois souterrainement, parfois par échos, parfois en éclats clairs, parfois par des vagues fortes qui ont traversé tout le théâtre jusqu’aux larmes. Je retrouvais ce mystère de nombreux spectacles de Brook, qui est de faire pleurer là où ça pense.

Benoît Hamon, vendredi 24 février 2017, au Moai Bleu, à l’issue de son dîner avec Jean-Luc Mélenchon © Diacritik
Benoît Hamon, vendredi 24 février 2017, au Moai Bleu, à l’issue de son dîner avec Jean-Luc Mélenchon © Diacritik

Alors que dans la journée même chacun prétendait avoir un agenda chargé et contrariant, ne leur permettant pas de pouvoir songer à se rencontrer avant lundi, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon se sont rencontrés avant-hier soir, vendredi 24 février, au cœur de Paris assez longuement. Les Gauches commenceraient-elles à s’unir ?