Pour sa 18e édition, le Festival Jerk Off se tiendra du 19 septembre au 3 octobre 2025 et accueillera des événements aux Labos d’Aubervilliers, au Regard du Cygne, au Point Ephémère, au Sample, à Artagon, au Klub, à la Mutinerie, aux Aimant.es , au Théatre 13 ou encore au Théâtre de l’Étoile du Nord.
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Dans ce livre de Fabrice Bourlez, s’il s’agit de la psychanalyse, il s’agit autant du corps, des corps, que du psychisme ou des psychismes – la mise en avant de la pluralité étant centrale dans les analyses critiques menées dans Tacts.
Le 17 mai prochain se tiendra la deuxième édition du festival PLS à Montreuil, au sein de La Parole Errante, un lieu auto-organisé d’expérimentation politique, culturelle et sociale. Hangar et ancienne usine, la Parole Errante voit le jour en 1997, lorsque le conseil départemental confie la gestion autonome de cet espace au poète et dramaturge Armand Gatti, qui, avec ses compères, en fait à la fois un lieu de répétitions théâtrales et un espace d’accueil pour des assemblées politiques et des fêtes de soutien. Aujourd’hui cette idée d’un lieu culturel avec un ancrage dans les luttes politiques en dehors des logiques politiciennes continue d’exister grâce au collectif bénévole La Parole Errante Demain qui organise des soirées de soutien autour des questions décoloniales, des luttes minorisées, des colères internationales, des fêtes de soutien face à la police et la justice.
Pour sa 17e édition, le Festival Jerk Off se tiendra du 13 au 29 septembre 2024 et accueillera des événements autant à Paris qu’à Bagnolet, Pantin ou Aubervilliers.
Programme Q souhaite être un espace de création, d’expérimentation, de liberté d’expression et de parole.
Une langue radicalement hybridée, une famille d’ex-guérillera·os urugayenne, une enfance queer ressaisie politiquement : avec Tupamadre de L. Etchart, les éditions Terrasses continuent leur travail de mise en avant des littératures minoritaires, queers et expérimentales.
À l’heure où le pronom neutre « iel » entre avec fracas dans Le Robert, c’est à une réflexion importante, neuve et profondément originale qu’invite dans Lila Braunschweig dans son essai, Neutriser : emancipation(s) par le neutre qui vient de paraître dans la remarquable collection « Trans » aux Liens qui libèrent. Fondant son propos depuis Blanchot et Barthes, Braunschweig offre, par le neutre, un verbe nouveau qui, à son tour, pourrait entrer dans les dictionnaires : neutriser, verbe qui cherche à suspendre toutes les assignations identitaires, défaire la tyrannie sociale de la binarité et proposer le neutre comme voie émancipatrice. Le neutre n’y est pas une théorie molle : il est une proposition d’action pour métamorphoser le réel, lutter contre ce qui identifie sans retour. Au moment où Brigitte Macron ou Jean-Michel Blanquer attaquent « iel », Diacritik ne pouvait manquer de donner la parole le temps d’un grand entretien à Lila Braunschweig sur ce neutre qui peut tout changer.
Le livre de Gabriela Cabezón Cámara, Pleines de grâce, est pluriel, articulant des différences sans nécessairement les différencier. Le récit s’élabore en subvertissant les codes sociaux et culturels – en inscrivant une différence par rapport à ces codes, en les inscrivant dans une différence par rapport à eux-mêmes – autant que les codes de la narration, favorisant la rencontre ou co-affirmation de points de vue divers, rencontre qui vient troubler et suspendre les identités habituelles. Si ce livre est aussi politique, il a comme visée première la destruction de l’identité, ou sa dissémination (visée qui est elle-même politique).
Dans Le conflit n’est pas une agression, Sarah Schulman critique la confusion actuelle entre conflit et agression et propose une réflexion sur les façons de penser et de créer des liens sociaux et politiques aujourd’hui.
À l’occasion des dix ans de leurs Éditions douteuses, Élodie Petit et Marguerin Le Louvier publient chez Rotolux Press une anthologie de leurs fanzines. Cette mutation matérielle permet d’accéder à une vue d’ensemble de leurs écritures : expérimentales, multiples, sensuelles et éminemment politiques.
Le livre de Gabriela Cabezón Cámara, Pleines de grâce, est pluriel, articulant des différences sans nécessairement les différencier. Le récit s’élabore en subvertissant les codes sociaux et culturels – en inscrivant une différence par rapport à ces codes, en les inscrivant dans une différence par rapport à eux-mêmes – autant que les codes de la narration, favorisant la rencontre ou co-affirmation de points de vue divers, rencontre qui vient troubler et suspendre les identités habituelles. Si ce livre est aussi politique, il a comme visée première la destruction de l’identité, ou sa dissémination (visée qui est elle-même politique).
Poétesse queer, éditrice, performeuse, membre du collectif RER Q, Élodie Petit publie Fiévreuse plébéienne, un travail où se mêle plaisir sexuel, politique et expérimentation littéraire. C’est dans une articulation réussie entre les trois registres que se réalise l’écriture nerveuse de l’autrice.
Fin 2017, nous rendions compte ici même du puissant Contre la haine que venait de publier Carolin Emcke. Nous revenons aujourd’hui à la même auteure pour saluer la parution, au Seuil encore, de Quand je dis oui…, essai féministe s’interrogeant notamment sur la pertinence du phénomène « MeToo ».
Mode d’expression apparu dans les milieux avant-gardistes dans l’histoire de l’art du siècle dernier, la performance artistique se détache du support classique peinture, dessin ou sculpture, se rapprochant bien davantage du théâtre ou de la chorégraphie.
Avec My Sex, Brooke Candy propose le concentré d’un manifeste queer. Au son d’un rap industriel, Brooke Candy et ses invité.e.s – Mykki Blanco, MNDR, Pussy Riot – égrènent des propositions pouvant paraître paradoxales et définissant de nouvelles (non)identités, de nouveaux modes du corps et de la relation, de nouvelles figures de la sexualité.