2020 vit dans l’événement du grand retour d’Eugène Savitzkaya qui, avec la parution chez Minuit d’Au pays des poules aux œufs d’or, livre l’un de ses plus grands textes. Histoire fabuleuse d’un héron et d’une renarde, ce conte d’une beauté conjointement éthérée et tellurique ne cesse d’interroger son propre genre : fable ou roman ? Cinéma ou pur roman ? Dans ce texte d’une jouissance verte, où la nature revient aux hommes, Savitzkaya démontre encore combien, patient inventeur de notre littérature contemporaine, il s’affirme comme l’un des écrivains majeurs de notre temps. Autant de raisons pour Diacritik de partir à la rencontre le temps d’un grand entretien du romancier et poète qui signe l’un des textes déjà parmi les plus remarquables de cette année.

1. C’est en février 2009, alors que sortait en librairie une nouvelle formule de Lapin (la quatrième de cette revue de L’Association en perpétuelle métamorphose), que le nom d’Anne Simon a commencé à me faire signe (même si j’avais déjà survolé Perséphone aux enfers, publié en 2006 chez Michel Lagarde).

Celles et ceux qui sont nés dans les années 1950 forment une génération de précoces. Il est vrai que l’air du temps, dans l’immédiat après-mai-68 (et jusque vers la fin des années 1970), incitait nos aînés à ouvrir des espaces de création – publics ou privés – à des auteurs & artistes en herbe, encore mineurs, les plus hardis d’entre eux ne se privant pas de saisir ces occasions rêvées.

Du 25 au 30 juin aura lieu à Paris, à la librairie le Monte-en-l’air et sur la scène du Pan Piper, la première édition du festival « Tremble parlure ». Conçu par Florian Caschera, membre notamment du groupe Arlt, « Tremble parlure » donne la parole, chaque soir, à travers rencontres, discussions et concerts, aux écrivaines et écrivains contemporains qui font trembler la langue. Au programme, pour ne citer qu’eux, Eugène Savitzkaya, Christophe Manon, Gaëlle Obiégly ou Eric Chevillard encore. L’occasion était donc toute trouvée pour Diacritik d’aller interroger Florian Caschera sur cette nouvelle et riche manifestation.

Vendredi 23 juin 2017, Eugène Savitzkaya nous a fait l’honneur de sa présence lors de la quatrième soirée Diacritik/Atout livre. Après la lecture de Sister (éditions L’œil d’or), il a répondu aux questions de Johan Faerber, évoquant les figures du fou et du fraudeur en littérature mais aussi la pêche à la ligne, déroulé magique d’un rapport esthétique et politique au monde, celui d’un « jouisseur de gouttes d’eau ».

Ce vendredi 23 juin se poursuit le cycle des « Soirées Diacritik » initié à la librairie Atout Livre qui est le partenaire de nos rencontres littéraires et critiques où, régulièrement, un auteur vient échanger avec la revue et le public autour de son œuvre. Ce nouveau rendez-vous, animé par Johan Faerber (Diacritik) et David Rey (Atout Livre) prend place vendredi à 19h30 pour recevoir l’un de nos contemporains capitaux : Eugène Savitzkaya.

Parues, chez Gallimard en 2013, des Lettres à Eugène (Savitzkaya) d’Hervé Guibert, seul volume de correspondance dont l’écrivain a autorisé la publication dans la dernière ligne de son testament littéraire, le 3 novembre 1991. Ainsi s’achève « la publication des œuvres inédites posthumes d’Hervé Guibert, telle qu’il en avait fixé le plan, avant sa disparition », comme le précise une note liminaire.

Dans La main de Tristan, la narration à la première personne rend le Je omniprésent. Pourtant, paradoxalement, le livre d’Olivier Steiner n’est pas centré sur le Je mais sur le Tu et le Il, ou le Elle, sur un Nous ou un On – sur un autre, une altérité tout aussi omniprésente qui entraîne le narrateur dans des variations répétées.

Yan Gauchard
Yan Gauchard

Paru au cœur de cette rentrée d’hiver aux éditions de Minuit, Le Cas Annunziato, premier roman de Yan Gauchard (lire sur Diacritik l’article de Laurence Bourgeon), s’impose déjà comme l’une des plus belles et plus fortes réussites de cette année 2016. Contant l’histoire rocambolesque et pourtant statique de Fabrizio Annunziato, traducteur prisonnier d’une cellule de Fra Angelico à Florence, Yan Gauchard livre un roman distancié et joueur de la disparition ainsi qu’une fable politique sur l’Italie berlusconienne des années 2000. Diacritik a interrogé Yan Gauchard le temps d’un grand entretien sur son puissant premier roman.

Pour clore cette année 2015, les membres de la rédaction de Diacritik vous proposent leur best of. Ils nous / vous révèlent leur livre, film, chanson préférés en 2015 et l’article du magazine qui les a le plus enthousiasmés. Où l’on constatera que nos goûts sont aussi variés que nos pages même si quelques titres reviennent fréquemment…