On avait laissé Sébastien Berlendis sur les rives de la Méditerranée, entre vieux palais décatis et archéologie familiale. Deux ans après Lungomare, 24 fois l’Amérique s’éloigne pour un temps de l’Italie afin d’explorer le nord-est des États-Unis. Sur la route, le narrateur est en quête de Marianne, une femme avec qui il avait déjà fait le voyage une décennie auparavant.

Est-ce un jeu tragique, une mise en abyme, une tentative de saisir le monde d’aujourd’hui ? Dans son roman Trash Vortex, Mathieu Larnaudie dresse le portrait d’une société obsédée par sa propre fin, en s’emparant du motif des gyres de déchets, notamment plastiques, qu’on retrouve dans l’océan. À travers quelques figures, souvent choisies parmi les élites politiques et économiques (la riche héritière, le directeur de cabinet, le réalisateur à succès…), le roman offre une analyse sociologique, psychologique et poétique de personnages de notre époque, qui pourraient sortir des limbes pour relancer une autre forme d’Histoire. À l’équilibre entre aventure et métaphore, Trash Vortex est aussi une invitation à être pleinement présent au monde, comme l’a souligné Mathieu Larnaudie dans le grand entretien qu’il nous a accordé.

L’Histoire commence un lundi comme les autres, alors que Berlin « remue derrière son écran de brouillard ». Mais ce lundi 20 février 1933 « ne fut pas une date comme les autres » : au bord de la Spree, « vingt-quatre costumes trois pièces » se réunissent secrètement dans un salon feutré du Reichstag. Ils sont le « nirvana de l’industrie et de la finance » qui va lever des fonds pour le parti national socialiste, premier rouage d’une mécanique inexorable dont nous connaissons les conséquences.

On pourrait s’arrêter de lire Les orphelins très tôt après avoir débuté la lecture du premier chapitre tant il est magnifique et touchant: « À dix-sept ans, il tua son premier homme. C’est alors que sa vie commence. » Il y a quelques choses splendides dès les premiers mots, dès les premières phrases du livre.

Est-ce un jeu tragique, une mise en abyme, une tentative de saisir le monde d’aujourd’hui ? Dans son roman Trash Vortex, Mathieu Larnaudie dresse le portrait d’une société obsédée par sa propre fin, en s’emparant du motif des gyres de déchets, notamment plastiques, qu’on retrouve dans l’océan. À travers quelques figures, souvent choisies parmi les élites politiques et économiques (la riche héritière, le directeur de cabinet, le réalisateur à succès…), le roman offre une analyse sociologique, psychologique et poétique de personnages de notre époque, qui pourraient sortir des limbes pour relancer une autre forme d’Histoire. À l’équilibre entre aventure et métaphore, Trash Vortex est aussi une invitation à être pleinement présent au monde, comme l’a souligné Mathieu Larnaudie dans le grand entretien qu’il nous a accordé.

Début mars 2023, est sorti dans la collection d’Actes Sud, « Un endroit où aller » qui réserve, la plupart du temps, de belles surprises, un premier roman attachant et séduisant, signé Florian Préclaire, Le Cavalier de Saumur. Tout a son importance dans les informations de la couverture : le nom de l’auteur, la fonction et le lieu du personnage supposé du titre, l’icône représentant Pégase.