L’atelier Mastodonte, c’est une bande d’auteurs dessinés, un collectif premier choix qui sévit dans les pages du journal Spirou depuis 2011. Depuis le 20 octobre, après avoir réinventé le concept de la BD dans la BD avec un sens de la mise en abyme que l’on n’avait plus connu depuis Le Trombone illustré, L’atelier Mastodonte a désormais son blog officiel.

Du 11 au 22 novembre se déroulera la sixième édition du festival littéraire Paris en toutes Lettres. L’originalité de ce festival est son travail sur une hybridation des genres littéraires comme des formes artistiques et un écho entre la ville de Paris, sa géographie et la vie littéraire. Le festival essaime dans toute la ville, investissant des lieux du livre (La Maison de la poésie, des musées, théâtre, bibliothèques) comme d’autres plus inattendus (les tours de Notre-Dame).

Vingt ans. Cela fait vingt ans que Canal+ diffuse sa Nuit Gay, vingt ans de combats, d’audaces, d’idées, d’avancées timides, d’outings sauvages et de coming-out volontaires, vingt ans de reconnaissances et de victoire diverses (depuis le retrait de l’homosexualité de la liste des maladies mentales par l’OMS jusqu’au mariage pour tous en passant par l’idée de Louis-Georges Tin de créer une journée mondiale contre l’homophobie).

Derrière le buzz, l’automne.
L’affirmation suivante ne choquera pas les gens qui feuillettent régulièrement la presse musicale ou qui épluchent tous les sites référents en la matière (Pitchfork, Stereogum et compagnie) qui dictent les tendances, avec un fil d’actualité monopolisé par une liste de quelques artistes sur lesquels tout le monde semble tomber d’accord.

A « Star Wars 7 » (presque imprononçable, essayez de le dire très vite pour voir), préférez «Le retour de la force» (ou «The Force Awakens» si vous êtes puriste, bilingue ou simplement snob), ce qui a l’avantage de faire de vous de véritables warsies (l’équivalent des Trekkies, fans du Capitaine Kirk et de Monsieur Spock). Et de ne pas sombrer dans le ridicule au moment d’ânonner «Bonjour, je voudrais une place pour «starwarsète» s’il vous plaît» au guichet de votre cinéma préféré le 16 décembre prochain.

Les Nombrils, ce trio féminin qui fait les beaux jours des éditions Dupuis depuis maintenant bientôt dix ans, est né au Québec en 2004 sous la plume de Dubuc et sur la palette graphique de Delaf. Initialement publiées dans Safarir (magazine d’humour québécois aux faux airs de Mad), les aventures des Nombrils ont rencontré le succès en France dès 2006 avec la parution de Pour qui tu te prends ? Depuis, leur succès ne se dément pas, preuve en est avec la parution du tome 7, Un bonheur presque parfait, publié à 170 000 exemplaires.

Ce sont deux expositions terminées que Diacritik a souhaité rouvrir, celle des écritures de Roland Barthes à la BNF, celle que la collection Lambert a consacrée à Patrice Chéreau et qui se termine ce week-end à Avignon (article ici). Dans les deux expositions, des agendas ouverts, fascinants, comme l’entrée du visiteur dans une intimité absolue, une présence mais aussi le laboratoire de la création, faussement ordonné. L’emploi du temps devenu œuvre.

Les troubles mentaux et l’univers psychiatrique ont souvent nourri la littérature. On se souvient tous des personnages en proie à la folie des classiques russes, de la galerie des fous dans Les Mystères de Paris d’Eugène Sue, ou encore de La Dame en blanc de William Wilkie Collins et de la mère de Charles Juliet dans le bouleversant Lambeaux mais aussi des romans qui se passent dans des institutions psychiatriques tels Vol au-dessus d’un nid de coucou de Ken Kesey ou Shutter Island de Denis Lehane.
En cette rentrée, au moins trois écrivains se sont emparés de cet univers bien particulier et propice à la création. Trois écrivains, trois femmes, trois voix.

Le roman de Mathieu Larnaudie, Notre désir est sans remède, a comme figure centrale l’actrice américaine Frances Farmer. Ce livre concerne aussi les images et le pouvoir : images du cinéma hollywoodien, images médiatiques, nouvelles icônes de l’ère industrielle, clichés – autant d’images par lesquelles un pouvoir s’exerce et affecte les corps autant que les esprits, produit du désir autant que de la servitude. Frances Farmer se situe au carrefour de toutes ces composantes du désir, du pouvoir, des images, en même temps qu’elle les traverse et incarne un ailleurs, une fuite, une forme de résistance.