Mercredi 16 mars 2016, le Salon du Livre de Paris, pardon Livre Paris, mais toujours grand-messe littéraire à ciel couvert, a ouvert ses portes pour cinq jours de totale frénésie littéraire, graphique et people. L’inauguration a eu lieu sur fond de contrôles de sacs, de palpations aléatoires, de coupes de champagne et de petits fours variés.
Avec une grande déception d’entrée : on n’y a pas croisé les frères Bogdanov.
Après le texte d’Emmanuèle Jawad et celui de Jean-Michel Espitallier, Diacritik poursuit son hommage à Jacques Sivan, disparu le 13 février dernier, avec Stéphanie Eligert qui revient ici sur certains enjeux et certaines formes de l’écriture de son œuvre.
Nina Bouraoui, romancière française vivante, née à Rennes en 1967. 14 romans, 1 pièce de théâtre, une dizaine de nouvelles et textes courts dans diverses anthologies et pas mal de paroles de chansons.
Un grand marin peut aussi être une femme. En l’occurrence, Lili, qui décide un jour de quitter la terre ferme hexagonale pour tenter l’aventure de la pêche dans les eaux profondes et mouvantes de l’Alaska, « ne rien avoir à soi », « recommencer le sac de sa vie ».
Lenore Doolan et Harold Morris, respectivement chroniqueur culinaire et photographe, trentenaires et des poussières, vivent à New York. Ils se rencontrent dans une soirée, s’aiment, s’installent ensemble puis se séparent… Triple banalité : syntaxique, existentielle, romanesque.
Que deviennent les choses lorsqu’elles sont écrites ? Que deviennent les corps lorsqu’ils sont écrits ? Ce sont les questions qui semblent animer l’écriture d’Amandine André.
Du 10 au 13 mars, a eu lieu la quatrième édition du Festival Atlantide à Nantes, festival des littératures, les mots du monde à Nantes, au Lieu unique et dans toute la ville.
Bill Cunningham est journaliste et photographe de mode. Il travaille pour le New York Times depuis 1978. Le 13 mars dernier, il a fêté son 87e anniversaire et, outre son âge, ce qui fait son originalité est qu’il parcourt inlassablement les rues de New York sur sa bicyclette et fixe dans son objectif toutes les excentricités vestimentaires rencontrées pour en faire une rubrique photographique hebdomadaire particulièrement suivie, chaque samedi.
Samedi 19 mars, jamais les deux côtés de l’Atlantique n’auront été aussi proches : A l’initiative de Littérature etc., de la revue Muscle, de Cousins de personne, Lille, Marseille et Montréal seront réunies par un « carrousel poétique et numérique », un TRANSPORT, e-festival de poésie, première édition.
À la trace de Carole Zalberg est le journal d’un séjour d’un mois en Israël, du 16 avril au 16 mai 2015 (lire notre critique ici). En diptyque, la romancière a accepté de partager et commenter pour nous quelques images de Tel Aviv, prises durant ce séjour.
Dans A défaut d’Amérique (Actes Sud ,2012), Carole Zalberg écrivait de l’un de ses personnages qu’« elle entretient avec Israël un rapport ambigu, douloureux », « et pourtant le lien est là, qui se réveille dès qu’il est question de l’État juif dans les médias ou les conversations ». Ce n’est pourtant pas A défaut d’Amérique que cite la romancière en ouverture d’A la trace, journal de son séjour à Tel Aviv du 16 avril au 16 mai 2015 mais L’Illégitime (Naïve, 2012) et des phrases qui traduisent un même rapport paradoxal au lieu, « Israël où vit une partie de ma famille maternelle », ce pays qui est à la fois « chez moi » et un ailleurs, un là-bas pris dans un « constant sentiment d’étrangeté, une vague inquiétude ».
Le 13 février dernier disparaissait le poète Jacques Sivan. Avec Vannina Maestri et Jean-Michel Espitallier, il avait créé en 1989 la revue Java. Ce texte écrit par Jean-Michel Espitallier poursuit l’hommage de Diacritik à Jacques Sivan initié par un article d’Emmanuèle Jawad autour de ses écritures motléculaires.
October 2015 vs March 2016 : une même rue, deux saisons.
No Death, Toi et Moi et In Between, de quoi ne pas rester Sage mais au Paradis, avec ce numéro 4 d’Into the groove.