Rencontre avec Marion Grange et Bronwyn Louw, deux chercheuses en littérature qui ont dirigé Les Migrations des plantes, ouvrage collectif qui rassemble une trentaine de contributeur.ices artistes, chercheurs et chercheuses, scientifiques. Ce livre nous plonge dans un faisceau de récits autour des plantes et de leurs migrations. À partir de plusieurs points de vue, prismes et focales, nous nous retrouvons dans des échanges intimes, informels où l’espace végétal devient un foyer de rencontres, où les frontières disparaissent.
Puisque la contradiction, les débats, le débunkage, le fact-checking, les enquêtes journalistiques et les dénonciations à répétition de la rhétorique extrémiste semblent ne produire aucun effet, pourquoi ne pas s’en remettre au sarcasme et à l’ironie pour pointer la dérive fasciste ?
Que peuvent les vivants pour les morts? Que peuvent les morts pour les vivants? Lydia Flem pose ces questions, les développe, les prolonge dans Que ce soit doux pour les vivants. Livre subjectif, intime, en même temps que réflexion, Que ce soit doux pour les vivants entrelace de manière singulière une forme d’autobiographie, de biographie, d’essai, autant qu’il accomplit quelque chose : garantir la vie des morts, créer des liens avec les morts, témoigner. Entretien avec Lydia Flem.
On ne va pas se mentir, l’annonce d’un reboot des aventures de Zorro en série télé quelques décennies après la première diffusion en France de la version signée Disney avec Guy Williams en justicier masqué a provoqué une réaction instinctive : pourquoi ?
Avec le documentaire Les mille et une vies musicales de Fleetwood Mac à voir sur Arte le 13 septembre à 22h30 et déjà disponible en streaming sur le site de la chaîne, la journaliste Sophie Rosemont nous rappelle brillamment à quel point le groupe à l’origine du sémillant album Rumours (1977) brille dans la traînée du temps, laissant loin derrière lui des milliers de musiciens et de chanteurs voisins de son histoire.
New York. Red Hook. Journal de choses vues.
Avec la parution de Trois éveils, Lionel Ruffel poursuit une histoire littéraire personnelle portée par des évènements collectifs et politiques (Nuit debout, confinement, élections, grèves…). La réflexion se fonde sur les rapports entre littérature et politique au prisme en particulier de la lecture du philologue Victor Klemperer et de son livre LTI, La langue du IIIe Reich. Trois éveils questionne la langue, les langues de pouvoir au regard également d’un capitalisme néolibéral, dans la constitution d’une cartographie personnelle des livres, traversée par le cinéma. Entretien avec Lionel Ruffel.
Le petit livre de Dany-Robert Dufour et Nicolas Postel pose une double question : D’où vient et où va le capitalisme ? Dufour commence par répondre à la première question, celle du capitalisme en tant qu’utopie, tandis que Postel poursuit en répondant à la seconde question, en quoi cette utopie mène à l’effondrement. In fine, face aux multiples interrogations, le duo d’auteurs entend proposer une alternative, pour un « penser autrement ».
2 septembre. Des livres « de la rentrée », j’en avais reçu cinq au moment de prendre la route cet été – ce qui était bien suffisant. De retour dans l’atelier, un sixième me parvient, et non des moindres : Ann d’Angleterre de Julia Deck. Je viens d’en achever la lecture. Mais il est trop tôt pour en parler car il faut prendre le temps de faire un peu de ménage : se débarrasser de ce qui, même d’une oreille distraite, a été enregistré de ce qui circule à son sujet ; et aussi de bon nombre de petites pensées qui ont surgi au cours de la lecture et qui, si elles ne se sont pas envolées, se sont accrochées tels de vieux chapeaux sur les patères du corridor mal éclairé que nous traversons parfois la nuit. Travail à la gomme, comme toujours, réactivant le plaisir de la lecture et les sentiers de l’écriture.
Pour sa 17e édition, le Festival Jerk Off se tiendra du 13 au 29 septembre 2024 et accueillera des événements autant à Paris qu’à Bagnolet, Pantin ou Aubervilliers.
La Journée du moelleux est le premier livre de Léo Dekowski. Il a une forme surprenante : la plupart des poèmes sont constitués de longs vers centrés sur la page, certains ne comportant qu’une phrase, voire un seul mot.
New York. Red Hook. Journal de choses vues.
« Ce qui n’est pas la même chose que de taire. » C’est probablement la seule position tenable pour le récit généalogique et archéologique qu’entreprend Kim de L’Horizon dans son livre de sang (Blutbuch). Le titre allemand referme comme un conteneur le hêtre pourpre que Rose Labourie, sa traductrice, a choisi pour la version française.
Sous l’influence des crônicas de Clarice Lispector, une série de textes du poète américain Guy Bennett, publiés dans Diacritik tout au long de l’année 2024.
Le livre de Laure Gauthier est un récit, un conte, une fable – à la fois une dystopie, de la SF, un texte poétique, politique.