LOS ANGELES /Twenty-third day
Le samedi 4 février dernier avait lieu à la librairie Michèle Ignazi une rencontre avec Nina Leger pour Mise en pièces (Gallimard), animée par Christine Marcandier.
Vous pouvez la retrouver en intégralité et en video ici :
Asservir par la dette aborde d’un point de vue philosophique les rapports actuels du politique et de l’économique, ce qui conduit à reconnaître, de façon nouvelle, un débordement de l’économique hors de ses frontières et à envisager de nouvelles perspectives politiques. Ce qui revient aussi à mettre au jour les conditions présentes d’un nouveau pouvoir et des subjectivités contemporaines ainsi que des possibilités singulières pour un contre-pouvoir. Entretien avec Jean-Clet Martin.
Avant qu’une fin du monde imminente ne vienne contrarier nos projets d’avenir, plongeons-nous dans l’univers délicieux et somme toute inquiétant de la présidence des États-Unis. Ou tout du moins celle, infiniment plus fictionnelle (quoique) de Designated Survivor, diffusé à l’origine sur le réseau ABC (et en France sur Netflix), dont la reprise est annoncée le 8 mars prochain. Revue d’effectifs d’une série qui met en scène un président non-élu…
Il est, outre-Atlantique, des auteures et journalistes cultes dont la France découvre ou mesure ces dernières années seulement l’importance considérable : pensons à Joan Didion, désormais bien installée, à Renata Adler — dont Nuit noire va paraître le 13 avril prochain aux éditions de l’Olivier, après Hors bord en 2014 —, liste à laquelle il faut désormais ajouter l’indispensable Vivian Gornick dont les éditions Rivages publient Attachement féroce, dans une traduction de Laëtitia Devaux, un texte paru en 1987 aux États-Unis.
Ce vendredi 10 février débute le cycle des « Soirées Diacritik » à la librairie Atout Livre qui devient le partenaire de nos rencontres littéraires et critiques où, régulièrement, un auteur viendra échanger avec la revue et le public autour de son œuvre.
Ce nouveau rendez-vous, animé par Johan Faerber (Diacritik) et David Rey (Atout Livre), s’ouvre vendredi à 19h15 avec Camille de Toledo à l’occasion de la parution de son neuf et fort roman, Le Livre de la Faim et de la Soif (Gallimard).
Dès les premières pages, il y a du Melville, il y a du Kafka. Il y a du Shakespeare, il y a du Derrida. Il y a du Nietzsche, un peu, il y a du Rilke, à peine. Je pense qu’il y a aussi quelque chose de Genet, mais un soupçon, sur le mode de la présabsence spectrale.
Le film de Ang Lee, Un jour dans la vie de Billy Lynn, est en salles depuis le 1er février. Le scenario de Jean-Christophe Castelli est l’adaptation d’un roman remarquable de Ben Fountain, paru en France en 2013 chez Albin Michel dans une traduction de Michel Lederer, et désormais disponible en poche chez 10/18 : Fin de mi-temps pour le soldat Billy Lynn.
Or le roman était justement centré sur un projet hollywoodien : s’emparer de l’histoire vraie de huit soldats de la compagnie Bravo, si du moins ces films sur l’Irak ne commencent pas à « « contreperformer » au box-office ». Le film joue donc d’une mise en abyme pensée par le roman.
« Ce qui attire le lecteur vers le roman, c’est l’espérance de réchauffer sa vie transie à la flamme d’une mort dont il lit le récit » avance, au tremblement de son existence bientôt dérobée, Walter Benjamin afin de dessiner du conteur cet art du récit qui, en offrant aux hommes la vive chaleur d’un destin couronné de mort, finit par leur révéler le sens de la vie.
Paru en octobre 2016, l’essai de Christiane Chaulet Achour, Les Francophonies littéraires, est une synthèse des littératures francophones des pays du Sud : d’Haïti à l’Algérie, de l’Afrique sub-saharienne à l’Asie en passant par les îles.
Depuis son ouverture en novembre dernier, le Salò déploie du jeudi au dimanche ses « 120 nuits » selon son auguste et essentiel modèle pasolinien. Cette semaine, carte blanche pour nuit pareillement blanche est offerte à Christophe Honoré qui, du 9 au 11 février, de 22h à 6h, propose « un jeune homme épris de littérature » ou 3 jours de résidence pour un cinéma imaginaire, un théâtre réel, une lecture rêvée, des concerts vrais et un amour inventé.
Ce mercredi 8 février se déroulera l’épisode 6 de l’histoire du vertige brossée par Camille de Toledo à la Maison de la Poésie de Paris en partenariat avec Diacritik et Remue.net. Dans ce sixième et nouvel épisode, Camille de Toledo nous invite à prendre au sérieux une phrase d’Umberto Eco selon laquelle la langue commune de l’Europe serait la traduction…
LOS ANGELES /Twenty-first day
Dans le rapport étroit des livres aux films, l’adaptation est l’exercice le plus courant, paradoxal puisqu’à la fois naturel et hautement risqué. Plus rarement, c’est le film qui devient livre, comme dans ce Voyage à Film City que publie Melvil Poupaud chez Pauvert, journal d’un tournage en Chine, loin de se réduire à la seule prise de notes à la volée et au jour le jour.