« J’aimerais bien savoir en quoi je suis un homme et même si j’en suis un » : telle est la question centrale du dernier livre d’Ivan Jablonka, Un garçon comme vous et moi, interrogation polyphonique d’un Âge d’homme ou versant masculin du fameux « on ne naît pas femme, on le devient » de Simone de Beauvoir. Par quels mécanismes devient-on garçon puis homme, quels rôles et fonctions société et culture nous assignent-elles ? Pour répondre à cette question à multiples fonds, Ivan Jablonka entreprend un renouvellement de l’entreprise autobiographique, sous le signe d’un « parcours de genre ».

C’est à un voyage sur la planète Fiction que nous invite Françoise Lavocat dans son dernier livre : là vivent (et parfois disparaissent) et rêvent aussi les personnages de la littérature, des films, chansons, séries et jeux vidéo qui peuplent nos imaginaires, ils se croisent, discutent, s’aiment ou se déchirent. Cette « planète lointaine, appartenant à un autre système solaire », a ses continents et ses villes, son système politique et sa chronologie propre, son Chiméramètre et ses jurys ontologiques… Départ pour le pays de fiction, avec la démiurge de ce monde prométhéen, Françoise Lavocat qui a accordé un grand entretien à Diacritik.

Les deux derniers romans de Jean-Philippe Toussaint (Clé USB et Les Émotions) avaient pour héros-narrateur un haut fonctionnaire chargé de la prospective à la Commission européenne de Bruxelles. Or, voici que la très brève Disparition du paysage sorti hier en librairie ne fait pas suite aux deux récits précédents.

Quelques années après un bel autoportrait, intitulé Un fantôme dans la bibliothèque, voici de nouvelles facettes au portrait kaléidoscopique de Maurice Olender. Dans Singulier pluriel, sont rassemblés plus d’une dizaine d’entretiens donnés entre 2002 et 2017, à la radio ou dans des revues, éclairant tour à tour le chercheur à l’EHESS, l’homme lucide et impliqué politiquement, l’éditeur de la « Librairie du XXIe siècle » et l’amateur d’arts contemporains.

Une petite constellation à l’articulation de deux années improbables : elle concerne des auteurs – deux écrivains et un compositeur essayiste – dont j’ai découvert le travail peu avant d’avoir vingt ans. Les ayant rencontrés dans la foulée, j’ai suivi leur parcours, avec la chance de pouvoir échanger régulièrement avec eux. On n’en a jamais fini avec qui vous a ouvert des pistes ; on n’en a jamais fini de frayer en belle compagnie.

C’est une tradition trentenaire qui perdure malgré les aléas de la vie des médias et les décisions des patrons de chaînes qui ont tour à tour supprimé ou transféré le programme de Patrick Menais, son producteur historique. Toujours le reflet de la télévision, Le VU de l’année 2020 (ex-Zapping) est un grand cru. Un exercice nécessaire pour un visionnage utile.