Dillon : Do you have any faith, sister?
Ripley : Not much.
Dillon : Well, we’ve got a lot of faith here. Enough even for you.
Ripley : I thought women weren’t allowed. 

Dillon : Well, we’ve never had any before. But we tolerate anybody. Even the intolerable.

David Fincher à son tour refuse le happy end de James Cameron (si l’on veut : Newt, Hicks et Ripley sains et saufs, en « hypersommeil » dans le Sulaco, les autres unanimement occis par les monstres et LV-426, du moins le complexe qui abritait les colons et leur atroce progéniture, détruite) et plonge le personnage de Ripley dans un nouvel enfer.

« Rougeoyant, le soleil illumine la plage. Désertique. La mer, lointaine, s’est retirée. Depuis 6 heures, en ce dimanche pascal, Christophe Castaner contemple le lever du jour. »

Ceci n’est évidemment pas le début du roman que Robert Menasse consacre à la capitale (entendez Bruxelles), mais vient d’un journaliste embedded de Paris Match qui dessine le portrait du ministre de l’intérieur de France « Dans l’enfer de Beauvau ». Ce sont des synapses de mon cerveau qui s’emmêlent les pinceaux en commençant la lecture du roman :

Jon Snow termine la très attendue saison 8 de Game of Thrones de la même manière qu’il la commençait, huit ou neuf ans en arrière. C’est à la fois une surprise et une déception — mais était-il réellement possible de ne pas être déçu de la fin de cette brillante série ? L’enjeu de ce court texte sera à la fois de n’en rien dire et d’en dire suffisamment, pour avoir envie de se replonger dans l’intégralité des épisodes de la saga des Stark et d’en ressentir à nouveau la force de narration.

C’était pourtant une bonne idée de la part de TF1 qui en a acheté les droits et a teasé plus que de raison l’atterrissage dans le PAF de la série de Jeff Rake produite par Robert Zemeckis et mettant même le pilote en ligne à disposition des plus impatients (en VF et jeu de mot inclus dans le prix du billet).  Tandis que trois nouveaux épisodes sont en approche sur nos écrans ce mardi, verdict du comité de visionnage qui va tenter de ne pas épuiser son quota de métaphores aéronautiques dès les premières lignes de sa critique.

Il était attendu en librairie depuis 9 ans : Bret Easton Ellis publie White, un essai ou plutôt un laboratoire, le commentaire de son œuvre comme de son époque rongée par un politiquement correct devenu une forme de totalitarisme. Bien-pensance, puritanisme, instrumentalisation idéologique de l’art, tout passe au white spirit de BEE.

Si, dans Pour parler, Frank Smith reprend la forme du sonnet, ce n’est pourtant pas pour en respecter les règles. Il ne s’agit pas non plus de simplement transgresser celles-ci car, dans ce cas, le choix d’autres formes aurait été plus pertinent. Il s’agit de se donner une contrainte pour en dépasser – et donc en exhiber – les limites, de signifier que ces limites, plus largement, valent pour celles de la langue, mais également de les utiliser comme une machine dont la logique serait créatrice et libératrice de ses propres limites.

Aurélien Barrau vient de publier Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité, un livre fondamental pour comprendre la crise majeure à laquelle nous sommes confrontés et à laquelle il nous faut en urgence répondre. Contributeur régulier de Diacritik, Aurélien Barrau a accepté de sortir de son « ascèse médiatique » pour répondre à nos questions.