« Nos maisons nous contiennent ; qui peut dire ce que nous contenons, nous ? » : cette question pourrait être le fil rouge de Floride, recueil de nouvelles signé Lauren Groff qui vient de paraître aux éditions de l’Olivier dans une traduction de Carine Chichereau. La maison, d’abord cadre matériel de la majorité de ces textes, lieu dans lequel évoluent les personnages, figure aussi, par extension, le recueil dans son ensemble, l’auteure décryptant avec subtilité et force « ce que nous contenons, nous ».

Diacritik a toujours eu à cœur de défendre la littérature étrangère et ceux sans lesquels elle demeurerait inaccessible à une grande partie du lectorat français : les traducteurs. Carine Chichereau, traductrice de très nombreux auteurs anglo-saxons, a accepté de tenir une rubrique régulière dans nos colonnes, pour évoquer, en vidéo, un texte dont nous lui devons la version française. Aujourd’hui, Floride de Lauren Groff tout juste paru aux éditions de L’Olivier.

Moins exaltées que celles entourant le Kechiche, les dissensions autour du film d’Almodovar n’en sont pas moins marquées. Certain.e.s l’adorent, d’autres pas, certain.e.s le considèrent comme son plus beau film, d‘autres sont déçu.e.s, et d’autres encore saisissent l’occasion pour glisser qu’Almodovar ne fut jamais un grand cinéaste.

Les neurosciences, outil managérial des « réformes » Blanquer : l’affirmation demande explication et exige surtout son histoire, son récit, celle d’une idéologie en marche qui, désormais, préside aux décisions prises au sein de l’Éducation Nationale, à commencer par la suppression manquée de l’Inconscient et du Travail dans les programmes de philosophie en Terminale.

Dillon : Do you have any faith, sister?
Ripley : Not much.
Dillon : Well, we’ve got a lot of faith here. Enough even for you.
Ripley : I thought women weren’t allowed. 

Dillon : Well, we’ve never had any before. But we tolerate anybody. Even the intolerable.

David Fincher à son tour refuse le happy end de James Cameron (si l’on veut : Newt, Hicks et Ripley sains et saufs, en « hypersommeil » dans le Sulaco, les autres unanimement occis par les monstres et LV-426, du moins le complexe qui abritait les colons et leur atroce progéniture, détruite) et plonge le personnage de Ripley dans un nouvel enfer.

« Rougeoyant, le soleil illumine la plage. Désertique. La mer, lointaine, s’est retirée. Depuis 6 heures, en ce dimanche pascal, Christophe Castaner contemple le lever du jour. »

Ceci n’est évidemment pas le début du roman que Robert Menasse consacre à la capitale (entendez Bruxelles), mais vient d’un journaliste embedded de Paris Match qui dessine le portrait du ministre de l’intérieur de France « Dans l’enfer de Beauvau ». Ce sont des synapses de mon cerveau qui s’emmêlent les pinceaux en commençant la lecture du roman :

Jon Snow termine la très attendue saison 8 de Game of Thrones de la même manière qu’il la commençait, huit ou neuf ans en arrière. C’est à la fois une surprise et une déception — mais était-il réellement possible de ne pas être déçu de la fin de cette brillante série ? L’enjeu de ce court texte sera à la fois de n’en rien dire et d’en dire suffisamment, pour avoir envie de se replonger dans l’intégralité des épisodes de la saga des Stark et d’en ressentir à nouveau la force de narration.

On connaît le syndrome de Stockholm ou celui de Stendhal. Voici, chez Patrick Varetz, la malédiction de Barcelone, titre pour le moins énigmatique. Le récit épouse son élucidation, invitant le lecteur à des interprétations labiles, autour d’une question lancinante : quelle est la part de vérité de nos souvenirs ?