Ouvrez un atlas, c’est là le plus prodigieux des fictionnaires : les dessins les plus abstraits, les figures les plus géométriques sont des impulsions à la rêverie sinon à composer de véritables romans mentaux. Toute carte, malgré sa force référentielle, est un espace de projection pour expérimenter les frontières ténues entre fait et fiction.
Placée sous le signe d’Hermès, l’œuvre de Michel Serres privilégie le mouvement, le déplacement, attentive aux carrefours, aux intersections, et surtout à l’invention.
Leïla Sebbar propose depuis les années 80 une œuvre composée, en grande partie, de récits courts et plus particulièrement de nouvelles, genre qui convient parfaitement à son désir de raconter des histoires concises, avec une langue minimaliste. Son dernier ouvrage Dans la chambre en est une illustration remarquable.
Le 28 mai 2019, à l’occasion de la publication de Homo domesticus. Histoire profonde des premiers états, Diacritik et quelques étudiant.es du master écopoétique et création d’AMU ont rencontré James C. Scott dans le Quartier Latin. Preview.
Actualité chargée pour les amateurs de F’Murrr, un an après sa disparition, le 10 avril 2018.
Claude, maître d’hôtel d’un très chic restaurant français de New York, déclare à son hôte : « Monsieur Karoo, c’est merveilleux de vous revoir ». Vous revoir, ou vous découvrir : merveilleux, oui. Il est indispensable de lire Karoo, d’abord paru aux éditions Monsieur Toussaint Louverture et désormais disponible en poche chez Points.
Laurent Herrou est écrivain. Il vit à Bruxelles avec Éric, son mari, au premier étage d’un immeuble de la rue Saint Henri, à l’architecture typique de la capitale belge. Ce week-end du 11 mai est chargé. J’arrive en plein repas, vers 13 heures 30.
C’est une publicité dite institutionnelle, un court film dans lequel le principal distributeur d’énergie français revient sur plus de 45 ans d’histoire en 45 secondes. Le spot passe à la télévision, souvent en prime time, dans les créneaux plutôt assurés d’être vus, juste avant la météo, quelques secondes avant les JT de 13 ou 20 heures, ou au milieu d’un écran pub d’une émission à forte audience… Avec une phrase répétée, martelée : « on voulait tout changer ».
« Ne parlez point chiffons » est un texte inédit du poète Daniel Pozner, extrait d’un travail en cours.
Du 31 mai au 2 juin aura lieu, à Lagrasse, le Banquet du livre de printemps qui, cette année, s’intéresse à la forme des idées. Il s’agira, avec Mathieu Asselin, Véronique Aubouy, Ulysse Bahous, Clément Bodet, Armelle Faure, Adrien Genoudet, Franck Jazédé mais aussi Gaëlle Obiégly et Jean-Louis Tripp de mettre en lumière des initiatives originales qui permettent à des créateurs de renouveler les genres, de toucher de nouveaux publics, dans tous les domaines artistiques.
« Nos maisons nous contiennent ; qui peut dire ce que nous contenons, nous ? » : cette question pourrait être le fil rouge de Floride, recueil de nouvelles signé Lauren Groff qui vient de paraître aux éditions de l’Olivier dans une traduction de Carine Chichereau. La maison, d’abord cadre matériel de la majorité de ces textes, lieu dans lequel évoluent les personnages, figure aussi, par extension, le recueil dans son ensemble, l’auteure décryptant avec subtilité et force « ce que nous contenons, nous ».
Diacritik a toujours eu à cœur de défendre la littérature étrangère et ceux sans lesquels elle demeurerait inaccessible à une grande partie du lectorat français : les traducteurs. Carine Chichereau, traductrice de très nombreux auteurs anglo-saxons, a accepté de tenir une rubrique régulière dans nos colonnes, pour évoquer, en vidéo, un texte dont nous lui devons la version française. Aujourd’hui, Floride de Lauren Groff tout juste paru aux éditions de L’Olivier.
Au départ, on ne s’attend à rien. On se méfie du toc. Comme nous, Elle tâte le terrain, en repérage. Elle déblaie ce qui semble être son aire de jeu.
Moins exaltées que celles entourant le Kechiche, les dissensions autour du film d’Almodovar n’en sont pas moins marquées. Certain.e.s l’adorent, d’autres pas, certain.e.s le considèrent comme son plus beau film, d‘autres sont déçu.e.s, et d’autres encore saisissent l’occasion pour glisser qu’Almodovar ne fut jamais un grand cinéaste.