Fin 2017, nous rendions compte ici même du puissant Contre la haine que venait de publier Carolin Emcke. Nous revenons aujourd’hui à la même auteure pour saluer la parution, au Seuil encore, de Quand je dis oui…, essai féministe s’interrogeant notamment sur la pertinence du phénomène « MeToo ».
L’imitation de Bartleby, premier roman de Julien Battesti qui vient de paraître dans la collection l’Infini aux éditions Gallimard est une immense et réjouissante vibration littéraire.
Disponible en replay sur Arte.tv jusqu’au 30 octobre, Mytho fait une entrée remarquable dans la trop courte liste des séries françaises dont on peut s’enorgueillir sans passer pour un élitiste forcené qui préfère la noirceur esthétisée des drames intimistes aux imbécillités mal écrites d’access prime time.
Je suis éditrice, française née à Caen, habitant à Paris, mais depuis longtemps je me suis enracinée au Proche-Orient, dont j’aime les cultures, les terres, les langues… Aujourd’hui je me sens perdue, condamnée comme vous à assister impuissante au terrible massacre perpétré en toute impunité en ce moment même au Rojava…
La parution d’un roman de Nicole Krauss est toujours un événement : ainsi Forêt obscure publié après de longues années de silence, ce « vide » si nécessaire à la création, comme nous l’explique la romancière dans le long et bel entretien vidéo qu’elle avait accordé à Diacritik lors de la publication de son livre, qui vient de sortir en poche, chez Points.
« La révolution algérienne a accompagné le processus conduisant de la critique de l’art à la critique sociale généralisée, de l’Internationale lettriste à l’Internationale situationniste », souligne Nedjib Sidi Moussa, qui, à l’heure où l’Algérie s’embrase, a rassemblé quelques-uns des textes situationnistes et post-situationnistes rédigés des années 1960 à nos jours.
Albertine est devenue l’amie tendre de Marcel. Une amie imprévisible et fuyante. Un beau jour pourtant, ayant à prendre un train tôt matin à Balbec, la jeune fille loge au Grand-Hôtel, celui-là même où Marcel séjourne avec Françoise.
« Il n’y a pas de neutralité possible », telle est l’évidence à l’efficacité troublante sur laquelle s’ouvre l’ouvrage de Patrizia Atzei. Une évidence qu’expose, revendique et assume d’emblée le choix d’un titre d’inspiration explicitement pascalienne : Nous sommes embarqués.
La publication aujourd’hui en livre de poche du roman d’Arno Bertina, Des châteaux qui brûlent, est l’occasion de revenir sur ce livre important.
La toute première vidéo mise en ligne sur Youtube (Me at the Zoo) a déjà été mille fois commentée et recommentée. Jawed Karim, l’un des cofondateurs de la plateforme nous apparaît face caméra devant la cage d’un éléphant. Il constate simplement que l’animal a une longue trompe et qu’il n’y a pas grand’ chose de plus à dire.
C’est à la veille du colloque international, des 17 et 18 octobre à la Bibliothèque Nationale, consacré à Nathalie Sarraute, célébrant les 20 ans de sa disparition, que Diacritik est allé à la rencontre de deux de ses organisateurs : Olivier Wagner et Rainier Rocchi. Tout reste encore à dire sur Sarraute affirment avec justesse les deux chercheurs lors de ce grand entretien qui revient sur les nouvelles perspectives de recherche que ce fort colloque va ouvrir.
« On connaît cet univers où ne cesse de se jouer un jeu de colin-maillard sinistre, où l’on avance toujours dans la fausse direction, où les mains tendues « griffent le vide », où tout ce qu’on touche se dérobe » avançait Nathalie Sarraute dans L’ère du soupçon pour alors suggérer de Kafka sa puissance nue d’inhabitude, sa patiente conquête des strates du vivant où le vivant s’échappe à soi : où chacun découvre ce point extrême, tremblant et hagard d’inconnaissance à soi-même et aux autres.
C’est à l’occasion du vingtième anniversaire de la disparition de Nathalie Sarraute, intervenue le 19 octobre 1999, que fleurissent, notamment cette semaine, nombre d’événements célébrant l’œuvre de la romancière. A commencer par la parution, chez Flammarion, d’une première grande biographie de l’auteure d’Enfance signée par Ann Jefferson, professeure émérite d’Oxford.
Pour marquer le 20è anniversaire de sa disparition, Ann Jefferson, Olivier Wagner, Rainier Rocchi et Johan Faerber organisent, les 17 et 18 octobre, à la BNF et à l’IEA/Hôtel de Lauzun, un Colloque international, « Sarraute : vingt ans après », reflétant les principaux courants actuels de la recherche sarrautienne. Diacritik, à cette occasion, consacre sa une du 16 octobre à Nathalie Sarraute.