« Jadis, si je me souviens bien, la vie était un festin où s’ouvraient tous les cœurs, où tous les vins coulaient. » Arthur Rimbaud
Category Archive: Journaux dans le journal
Des écrivains, des artistes écrivent leur journal dans notre journal.
Je suis à Paris, il vit à Barcelone, quel temps fait-il à Barcelone ? Tout le temps depuis qu’il y est je me demande quel temps il fait à Barcelone, je me demande son temps, son soleil, son ciel.
Ma dernière sortie culturelle remonte à au moins cinq ans. Le marché aux bestiaux de Corbigny m’a bien intéressé. Même si je n’y connais rien en transaction de bovins.
Jay-Jay Johanson, d’aussi longtemps que je me souvienne, je l’aime.
Pascal est mort dans les salles années de plomb qui ont suivi les feux d’artifice.
Il fait froid ce lundi 15 mars sur l’agora de l’Odéon. La pluie menace, c’est la catastrophe si elle tombe ça va mouiller l’encre de mon cahier. Mais bon. Y’a plus grave et sérieux. La vie. On a chaud. Les théâtres sont occupés. Qu’ils s’occupent ! Pendant ce temps je fais le bel Artaud le Momo le Gogo Suprême. Car la lutte ne peut pas attendre.
David a 42 ans, il vit en Belgique. Ce jour-là il traine sur l’application qui fait goup-gloup quand un message arrive, c’est cette appli orange et noire spécialisée dans les rencontres gay et LGBT.
Trente ans qu’il n’est plus, Serge Gainsbourg, trente ans à peine, c’est fou, trente ans hier dans l’ancien monde.
Le mot « élites », prisé par les professionnels de l’information, désigne une catégorie de personnes dotée d’une surface sociale et/ou d’une assise financière lui assurant des positions de pouvoir et un capital d’influence inaccessibles à tout individu dont les mérites et les talents n’ont pas été validés par les instances de cooptation propres à cette catégorie (d’où l’impression de circuit fermé).
J’ai trouvé dans Les Irremplaçables (Gallimard, 2015) de Cynthia Fleury une définition de la « raison instrumentale ». J’aime bien les définitions. Celle-ci ravive ma perception d’un phénomène que, jusqu’alors, je m’étais contenté d’appréhender avec désinvolture, comme si ne pas condescendre à le définir suffisait à marquer mon antagonisme. Ce n’est pas très socratique.
Par un petit matin assez gris de fin août, je me trouvais sur la terrasse d’un café de Saint-Servan (35400) quand à une table voisine apparut Brigitte Fontaine. Nous étions les deux seuls occupants de cette terrasse située, pour ceux qui connaissent, non loin de la place du marché.
(Pour Olivier L.)
« Une petite place tout ce qu’il y a de plus ordinaire, avec un rond-point fleuri, un terminus de bus, il y en a d’ailleurs un qui attend avec à l’intérieur un petit chauffeur en bras de chemise accoudé sur un volant trop grand.