Toute vie humaine suppose et affronte la discorde et la perte. Chaque femme, chaque homme, au cours de son existence, rencontrera, sous une forme ou sous une autre, ces deux piliers de la condition humaine. Caractère tragique, universel, de toute vie humaine. Caractère unique, aussi. Bien que personne n’y échappe, nulle discorde, nulle perte n’est interchangeable.
Category Archive: Journaux dans le journal
Des écrivains, des artistes écrivent leur journal dans notre journal.
Y’a plus de littérature, là. Il n’y a plus que cette photo, ce visage de Riley, 12 ans, qui s’est donné la mort par asphyxie le 15 octobre 2019, à Sidmouth, dans le sud-ouest de Angleterre. Une enquête vient de révéler qu’il était martyrisé par ses camarades de classe et subissait au quotidien des insultes homophobes, des bousculades, des intimidations.
Cher Olivier,
J’ai eu une journée étrange hier. Actuellement je vis un moment difficile, avec de grandes transformations, certaines positives, certaines moins positives, certaines assez insupportablement douloureuses.
La première fois c’était il y a 25 ans, j’avais vingt ans. Je venais d’arriver à Paris, j’étais un cliché ambulant qui venait de sa province pour faire comédien acteur dans la capitale, qui rêvait d’une vie meilleure quoi, obscurément changer de vie.
Au commencement était le verbe, au commencement était un texte, un texte de Paul Maheke, le texte s’appelle « L’année où j’ai arrêté de faire de l’art ». Il a été écrit en 2020 pendant le premier confinement, le seul véritable confinement, celui pendant lequel les animaux sauvages et les oiseaux sont revenus dans les villes.
Si l’humanisme d’Albert Camus pouvait parfois paraître solennel (je le serai moi-même ici) et officiant, il n’avait pourtant rien d’une posture pour cérémonies. Aussi éloigné du cynisme que de la candeur, fondé sur un « goût violent de la justice », empreint d’une noblesse combative, l’humanisme de Camus refusait à la fois le confort des radicalismes mondains, les catéchismes révolutionnaires et le secours des horizons surnaturels.
Chère Anna, J’avoue, des Brontë, je ne connaissais que le nom et les sœurs, je veux parler du film d’André Téchiné, Les soeurs Brontë, avec Isabelle Adjani, Marie-France Pisier et Isabelle Huppert. Rendez-vous compte, je n’ai même pas lu Les Hauts de Hurlevent ou Jane Eyre… On a parfois des trous dans une culture, et même des crevasses de montagne. Avec votre livre je découvre un monde, un univers étrange, celui de cette famille, les mœurs de cette famille qui ressemble à des Atrides anglais faits de brume et de lande… Pourriez-vous me raconter vos Brontë ?
Madonna vient de publier une nouvelle photo sur son compte Instagram, elle le fait chaque jour ou presque, un de mes amis commente : « On rejoint là une sorte d’abomination… La folie pure ? Tranquille un joint dans la bouche ! Est-ce cela être cool en 2021 ? Qu’est-il arrivé à cette femme ? Et à son intelligence intuitive et à sa force créatrice ? Son ombre se refermerait elle sur elle ? Le visage du dedans rencontrerait le visage du dehors ? Conséquence de ce monde en cataclysme ? De ce covid ? #autodestructice #mortifere @madonna, où est passée ta force ? »