Manuela Draeger est une figure insaisissable, féérique, évanescente, l’une des quatre signatures publiées de l’édifice post-exotique, une œuvre protéiforme, qui emprunte au conte merveilleux, au surréalisme, au nonsense anglais, qui s’aventure dans la fausse exégèse scientifique, dans la liste de plantes imaginaires, dans des formes littéraires inventées ; une errance dans un monde d’après la débâcle, dans l’espace noir et l’onirisme, dans la puissance de la fiction – mais toujours ce lien puissant, sensuel, premier entre les derniers révoltés, les ultimes survivants, cette communauté de gestes, de désirs, de corps. Arrêt sur Enfance, qui paraît aux éditions de l’Olivier, est le dernier livre publié du post-exotisme avant ce qui sera sa conclusion, Retour au Goudron. C’est l’occasion de revenir, avec celle qui l’a suscitée, sur le parcours de cette œuvre poignante, tendre, féerique, étrange. Entretien.

Dans Nouvelles méditations métaphysiques – Les existences imaginaires, Jean-Clet Martin poursuit son exploration de la question de l’image et de l’imagination en proposant un parcours réflexif et songeur, dans la lignée de sa Logique de la science-fiction (2017), de sa Philosophie du monstrueux (2019) et de Et Dieu joua aux dés (2023).

Ça commence par une rencontre, à l’automne 2022. Je suis invité au festival Littératures, etc. à Lille pour présenter mon dernier roman. Aurélie Olivier me présente Lucien Fradin : c’est lui qui va lire des extraits de mon texte avant une rencontre croisée pour parler de nos travaux respectifs. Il est comédien ; j’apprends qu’il a sorti un livre, aussi. Portraits détaillés.

Rosie Pinhas-Delpuech traduit l’hébreu depuis quarante ans, elle est également responsable de la collection « Lettres hébraïques » aux éditions Actes Sud, et autrice de plusieurs livres, dont le dernier  « Naviguer à l’oreille » a paru en octobre aux éditions Actes Sud. Elle a accepté de recevoir chez elle Diacritik pour nous en parler, ainsi que de sa dernière traduction d’Orly Castel-Bloom, « Biotope », publiée en janvier dernier, toujours chez Actes Sud.

Du Fil à retordre, le nouveau roman de Michelle Gallen vient de paraître aux éditions Joëlle Losfeld. Situé en 1994 dans une petite ville d’Irlande du Nord, juste avant les accords de paix, il raconte l’été de trois jeunes filles pressées de partir pour l’université, et qui travaillent à l’usine pour financer leurs futures études.
Michelle Gallen a accordé une interview en français à sa traductrice, Carine Chichereau.

Profondément marquée par la ségrégation raciale et par la lutte pour les droits civiques, l’oeuvre de James Baldwin aborde avec une rare acuité les questions brûlantes de race, de sexualité et d’identité, nourries par son exil géographique et intime. Revenant sur son parcours, Antoine Chollet montre comment Baldwin restitue la complexité de l’expérience noire, en Amérique et en Europe, tout en mettant en lumière les tensions sociales de son époque et en interrogeant les frontières entre les individus. Un entretien qui explore l’engagement politique, la vision littéraire et l’héritage de la pensée de Baldwin qui aurait eu 100 ans en 2024.

Diacritik publie l’entretien mené par Thanasis Minas pour le média grec O Anagnostis à l’occasion de la parution en grec de leur livre Littérature et révolution (aux Éditions Divergences, 2024). Dialogue entre l’écrivaine et sociologue Kaoutar Harchi et l’écrivain Joseph Andras.