« Fatal*e et Arthure Rimbaud constatent que le langage est épuisé. Il n’y a pas de riposte possible puisqu’il n’y a plus d’accroche. Alors, elles entrent en résistance ». À l’occasion de la parution de Fatal*e, entretien entre Gorge et Liliane Giraudon.
Tu as, comme on dit, porté puis traversé plusieurs noms : Gorge Akan, Gorge bataille, Elodie Petit, puis aujourd’hui, avec Fatal*e ou l’impossible phantasme, Gorge, sans s… On peut penser à une quête sous pseudos ou à une impossibilité de se laisser assigner à une signature qui marque un produit, puisque le livre est un objet commercial tout comme l’objet artistique et doit être estampillé par un.e autrice…
C’est vrai qu’il y a une semaine, après une lecture à Genève, on m’a demandé si je connaissais les textes d’Élodie Petit ! Ça m’a rappelé que j’avais signé Fatal*e avec un autre nom et ça m’a fait un petit vertige. J’adore. Gorge, ça vient de Gorge Bataille, un mix entre Gorge Profonde et Georges Bataille. J’y avais d’abord pensé pour monter un groupe de punk et finalement, je l’ai utilisé pour mes perfs, puis au quotidien.

Un jour on m’a dit : « j’ai vu ton livre L’Anus Solaire à la bibliothèque ». Là je me suis dit que le hacking avait bien fonctionné ! Mais aussi que si j’utilisais ce blase pour signer mes livres, je disparaitrais complètement dans les rayons des librairies. Alors j’ai gardé seulement Gorge, qui n’est plus rattaché à aucun nom d’homme. C’est plus fort. Ça porte les séquelles de l’histoire. Et c’est le nom d’un organe. Le passage de la voix. Et Fatal*e ou l’impossible phantasme, ça s’ouvre comme ça : « Elle ne voulait pas de nom civil reconnaissable qui la coincerait dans une identité figée ».
J’avais fait un coming out de Gorge dans la revue Attaques #5, ça s’appelait Débaptême, tu te souviens ? Ça faisait suite à une discussion avec toi et Laurent Cauwet. Ça m’amuse de changer de nom. Et ça me soulage. Il y a quinze ans, je signais mes premiers fanzines-poèmes Patricia Kass ou Jack Langue, et mon mémoire de dernière année des Beaux Art de Lyon, je l’ai signé Nicolas S. C’était un mémoire sur l’amour qui comprenait beaucoup de réécritures de Schopenhauer, Saussure ou Barthes et qui étaient signés par Lara Fabian ou Claire Chazale.
Incontestablement, celle qui m’a tout appris et autorisé, c’est Kathy Acker. On dit que c’est une auteur éponge. Elle réécrit, pille, détourne la littérature patriarcale avec intelligence et humour. Je n’ai jamais rien lu d’aussi libre. En tous les cas, tu as raison, j’échappe à la signature, à l’estampillage, au fait de capitaliser sur un nom. Ce à quoi on n’échappe pas, c’est à soi-même.
En 4em de couv il est écrit que « Fatal.e est une épopée contemporaine avec des héroïnes qui entrent en résistance ». Un Rimbaud féminin l’accompagne. Pour ce livre qui se veut un acte (autobiographies masqué?) de résistance tu as choisi Trounoir qui devient une maison d’édition. Aprés les Communs et ton trajet fanzimatique + ta double casquette poétesse performeuse artiste, le choix de Trou noir est un choix politique?
Fatal*e n’est pas une autobiographie. C’est un « grand livre malade » comme dirait Héloïse Esquié. Je le vois comme une sorte de névrose, mais générationelle, qui ne m’appartient pas que à moi, mais à nous toustes. C’est polyphonique et fractal. Ça peut être moi mais ça pourrait être toi.
Arthure Rimbaud la rate, c’est celle qui m’a permis de dénouer la narration si tant est qu’il y en ait une. J’avais en tête cette histoire d’épopée, parce que l’idée c’était une quête. Partir à la recherche du sens. Et une seule héroine Fatal*e, ça marchait pas. On ne fait rien seul*e. On n’avance pas. Et bien comme Fatal*e et Arthure Rimbaud, je fonctionne à plusieurs. J’aime les projets collectifs et l’espace du livre en est un.

Je n’imagine pas travailler avec des éditeurices pour qui la politique n’est pas une question. Et puis de toutes façons, à l’heure actuelle encore plus qu’avant, éditer des textes qui ne sont pas « grand public » ou pas « faciles » ou qui sont très engagés, c’est un acte de résistance. La machine en face est énorme. Tu te bats pour donner de la visibilité à des voix tues, pour garder un peu de diversité, d’opinion et de singularité dans le paysage culturel qui se meurt. Il faut s’armer ! Je travaille toujours avec des camarades. Les choses se passent de manière évidente, avec les personnes qui m’entourent à un moment donné. Je n’ai jamais cherché d’éditeurice – à part une fois pour un projet spécifique de théâtre et ça n’a pas marché –, je ne suis jamais passée par un parcours envois de manuscrit / publication.
Pour revenir à Trou noir, qui est à la base une revue importante autour de la dissidence sexuelle et aussi, selon moi, un des rares espaces de pensées homosexuelles subversives, si ce mot a encore du sens, en tous les cas qui est du côté de la riposte. Quand Mickaël Tempête, également éditeur aux éditions la Tempête, et Quentin Dubois m’ont parlé de leur volonté de lancer une maison d’édition avec Trou noir, ils savaient que je travaillais sur le manuscrit de Fatal*e et m’ont proposé d’ouvrir le bal avec. Ça m’a beaucoup touché. Ça fait tellement sens. Ça fait suite à énormément de discussions sur l’état actuel du monde et de la littérature.
J’ai toujours fonctionné avec l’amitié. Mon premier livre, Fiévreuse plébéienne, c’était avec Léna Araguas et Alaric Garnier de Rotolux press. On était aux Beaux-Arts de Lyon ensemble. Iels font un travail incroyable et exigeant. Iels ont publié la toute première version de Fiévreuse plébéienne, puis l’Anthologie douteuses 2010-2020 qui retrace dix années de fanzines poétiques et expérimentaux avec Marguerin Le Louvier. Léna et Alaric sont partie prenante du projet Déborder Bolloré, face à l’extrême droitisation du monde du livre. Ma rencontre avec Juliette Rousseau des Éditions du commun, il y a trois ans, était aussi évidente. Juliette lançait une collection poésie et m’a proposé d’ouvrir la collection. À ce moment-là, j’étais en train de finir la dernière version de Fiévreuse plébéienne. L’économie de l’édition indépendante est fragile, et c’est beaucoup de débrouille et de fatigue. Mais aussi des projets qui font des efforts pour traduire le monde. En tous les cas, je viens des cultures punk et autonomes. J’ai publié mes textes uniquement en fanzines et revues jusqu’à mes trente-cinq ans. Je n’ai jamais cherché d’éditeurice avant. Je ne me sentais pas prête et j’avais mon propre mode de diffusion. Et pour revenir à Fatal*e, la joie aussi de publier dans une maison d’édition qui se gère en grande autonomie, c’est la marge de liberté pour expérimenter et la dimension collective que prend le livre.
Pleins d’ami*es précieuxses ont accompagné Fatal*e. Roxanne Maillet, qui a fait cette couv sublime en mode dirty polar et qui a généré une typo spéciale pour le texte (elle s’appelle HLM et elle est téléchargeable gratuitement), Adam Love qui m’a aidé à réparer les orphelines, Marguerin Le Louvier et Laura Boullic qui ont relu, la collective Bye Bye Binary qui a dessiné les caractères typographiques qui me/nous permettent de repenser la langue française et de la débinariser, démasculiniser. Mickaël et Quentin, donc, qui me soutiennent si bien. Il faut qu’on se serre les coudes et qu’on avance ensemble. Et il faut garder sa liberté d’action là où on peut.
Qui est Fatal.e ? Perverse prolétaire suceuse de Rimbaud et enculée par Louise michel ? Que fout Jean Grave ? Pourquoi les Vivant.es et les Mort.es ? Pourquoi l’héroïne cherche-t-elle une agence littéraire – référence au réel où poétessesartistes deviennent effectivement des auto-entrepreneuses ?
Fatal*e est multiple. Fatal*e est dépressive. Elle est en recherche de sens. Pour elle, le sens a été perdu. Elle est obsédée par le langage politique et amoureux qui selon elle ne veut rien dire. Elle ne comprend pas comment on peut dire fascisme à gauche et à droite. Elle est déçue par son époque qui se confond dans la canceled culture et le féminisme libéral. Elle est obsédée par la classe et en parle en permanence. C’est son filtre, ses lunettes. Elle a fait tatouer Perverse prolétaire sur son cœur pour toujours se souvenir d’où elle vient.

Arthure Rimbaud, sa rate, la suit partout et raconte ses histoires dans les bar pour se faire de l’argent. C’est une poète. C’est son alter égo. Elle est gouine, comme elle. C’est aussi une figure rassurante, sa meilleure amie. C’est se souvenir que des figures radicales et engagées ont existé avant nous. Comme Louis*e Michelle. J’avais besoin d’aller chercher des militantes qui n’ont pas fléchi, qui sont restées intactes dans leur combat et dont les textes contiennent leur engagement.
Comment la littérature actionne lae lecteurice ? Comment on reste animé*es ? Je suis allée fouiller dans la littérature anarchiste, dans mes fondements. J’ai repéché Jean Grave – je me suis dit qu’il avait le nom d’une gouine dramatique, Zo D’Axa. Les vivant*es et les mort*es c’est pour dire que la mémoire nous survit. C’est aussi des fois un jeu.
Je suis aussi allée chercher dans la littérature fantastique de Mary Shelley ou Le Fanu par exemple. Il y a une réécriture d’un passage du « Horla » de Maupassant aussi. La littérature gothique s’est imposée à moi au début de Fatal*e. J’étais obsédée par la disparition, du sens mais aussi la disparition à soi-même et aux autres. Fatal*e est une fantôme. Fatal*e est une bâtarde. Elle bouffe à tous les râteliers. Quand je cherchais la langue de Fatal*e, que je voulais rebelle et en colère, je me suis dit que ce serait une langue adolescente, en éveil, remontée, dramatique, intense, hypersensible.
Et Fatal*e cherche une agente littéraire parce qu’elle est désespérée. Et précaire. Et qu’elle a décidé de vivre de ce qu’elle faisait. Sauf qu’elle ne correspond pas aux canons littéraires du grand public et que clairement la littérature, ça rapporte rien. Fatal*e est inadaptée. Heureusement, Fatal*e est remplie d’autodérision et de système D.
Vendre du cul sale et lesbien dans une langue de première zone, ça rapporte ? Plus que l’art contemporain prêt à porter de saison ? Y a pas un piège là aussi quand le vrai problème c’est de se « désengager d’une écriture intellectuelle et policière », s’extraire des signes qui nous accablent à une place ? Guyotat, comme Lautréamont – j’ai pensé à lui en te lisant – pas « intellectuel » ? Tous les discours fascisants et ou populistes ont la haine du vocable intellectuel : revoir ce que disaient à ce sujet Gramsci et Pasolini. Il s’agit bien pourtant de cette « cosa mentale » dont parlait la vieille Dante, non ?
Vendre du cul sale et lesbien dans une langue de première zone, ça rapporte absolument rien mais c’est réjouissant et sexy. J’aime l’écriture sexuelle, c’est ce qui me tient et m’obsède. C’est ce qui maintient lae lecteurice alerte et vivant*e. Je pense que l’écriture intellectuelle quand elle n’est pas reliée à autre chose est souvent élitiste et autoritaire. Mais la langue batârde en utilise et en emmêle à d’autre types de langages. Parce que faut pas se leurrer, je suis une intellectuelle. J’ai jamais dit le contraire. Ou alors comme dirait Clarisse Lispector : « je ne suis pas une intellectuelle, j’écris avec mon corps ». Je suis plein de choses.
Fatal*e est obsédée par le fait de se souvenir d’où elle vient. Ou plutôt de se souvenir de là d’où elle ne vient pas. Je n’ai pas grandi dans une famille d’intellectuel*les. Comme toi. Comme Pasolini. Il disait : « Je veux parler à l’élite et au peuple. ». Je veux toujours que ce que j’écris soit accessible à ma mère et à ma grand-mère. Même si je fais des textes expérimentaux, je pense qu’il faut faire confiance aux gens. Et la poésie, c’est sensible. C’est pour tout le monde.

En ce moment, j’ai la chance de suivre le séminaire « Littérature et autorité : les formes de la ‘moindre autorité’ » de Tiphaine Samoyault, à l’EHESS. Ça nourrit beaucoup mes réflexions sur la langue bâtarde et sur les langues qui résistent. C’est chercher ce qui bute dans la littérature, ce qui déplace. Quand je parle d’écriture policière je pense à Barthes dans Le degré zéro de l’écriture. Il dit : « Le caractère commun des écritures intellectuelles, c’est qu’ici le langage de lieu privilégié tend à devenir le signe suffisant de l’engagement ».
Je ne supporte pas la suffisance bourgeoise, encore moins les personnes qui se font passer pour des militants parce qu’iels se contentent d’exposer des artistes LGBTQ ou racisé*es, par exemple. Dans les fanzines PARANOIA CANCER de Fatal*e et Arthur Rimbaud, il est écrit : « maitriser les concepts, c’est tuer les idées ». Je me méfie des personnes qui prennent la parole pour les autres et de celleux qui sont né*es avec « le bon langage ». Mon travail dans ce texte a été de détériorer la langue française, bourgeoise, patriarcale et masculine. J’ai prolongé ce que Monique Wittig, Michèle Causse, Clara Pacotte, pour ne citer qu’elles, ont initié : une démasculinisation et une féminisation des mots. Encore une fois, l’accès gratuit à une typographie post-binaire par la collective franco-belge Bye Bye Binary est une grande chance pour repenser la langue qui nous enferme.
Dans le programme : Ne pas renoncer à la violence + rester menaçantes + rester vivantes + en finir avec l’autofiction, si comme tu le dis l’autofiction est une plaie – y a que les bourges pour penser que ça intéresse les autres ce qu’iels traversent –, comment y échapper ? Ou plutôt, quelle différence entre autobiographie (commune) et autofiction ? Et là je pense à Wittig : « l’iode des organes le foie les vipères la vulve les mycoses les fermentations mes pilosités la pourriture les ongles les dents les poils les cheveux…il faut en finir avec ce mythe de l’homosexualité féminine mièvre et décorative, sans danger pour l’hétérosexualité, voire récupérable par elle »….
Rester menaçantes, c’est ne pas se faire récupérer. Par le capitalisme, par l’hétérosexualité. Je viens de littératures homosexuelles beaucoup moins consensuelles que ce que je peux voir maintenant. Je pense à Denis Belloc, Michèle Causse, Pierre Guyotat, Valérie Solanas, Heather Lewis. Je trouve que des fois on atteint des discours dépolitisés et totalement lisses de la part de la communauté queer. Je vois les transpédégouine rattrapé*es par le libéralisme et par une volonté de gloire. Et je vois une langue qui imite ce qu’on attend d’elle. C’est plus facile de brosser les hétéros dans le sens du poil pour accéder à la tune par exemple, ou aux institutions. Mais c’est pervers parce que toute cette langue peut te donner la sensation de bien faire, mais justement c’est policé et réducteur, et ça se retourne contre toi en deux secondes. En deux secondes, t’es vidé de ta fonction. Ça, ça me rend dingue. Ou triste.
C’est le jeu de l’identité et de l’étiquette. Notre spécialité en France ! « C’est de la poésie queer ». Les étiquettes, ça réduit et ça assigne à une place. Et la gouine, la figure de la gouine, comme Wittig la théorise, je la trouve puissante et toujours aussi révolutionnaire. La littérature qui tourne autour de l’homme – même de la haine de l’homme ou de ce qu’il représente – je la trouve morte. Ne pas renoncer à la violence, c’est parce que je trouve les queers trop gentil*les souvent. Et c’est comme ça, on est tendres et mignonx et toujours prêts à éduquer celleux qui nous détruisent. Ça me fait mal au cœur des fois quand je cherche nos allié*es dans les manifs. Je nous sens seul*e dans nos luttes. Du coup, j’aimerais qu’on garde la gentillesse entre nous mais qu’au niveau de tout ce qu’on engage on soit plus vénères. Moi, je suis prole avant d’être gouine. Et j’étais anarchiste et autonome avant d’être queer. Ça reste ancré en moi. Il faut savoir se défendre dans un monde qui te roule dessus.
Et rester vivantes, c’est comment on garde la foi, l’envie de continuer dans ce monde gangréné de racisme et de haine. Là-dessus, on a beaucoup à apprendre/désapprendre. Les luttes desquelles nous devons être proches à l’heure actuelles sont les luttes décoloniales et antimpériales.
Et la critique de l’autofiction, c’est aussi un peu de la provoc, mais une vraie question : comment échapper au discours de soi ? À l’obsession de la thérapie ou du langage de développement personnel qui s’immisce partout. On parle trop de soi tout le temps et ça parait normal. On décortique nos vies amoureuses, on s’autodiag, on se psychanalyse entre ami*es. On se pose peu la question du je en littérature. Tout ça c’est très occidental.

« Peut-être que la pensée politique est morte ou devenue inexprimable ». Pourtant Fatal.E rêve d’une alliance exceptionnelle entre les humaines et le monde. Mais alors, comment faire avec la peur, cette peur, si présente et partagée par toustes dans l’époque que nous traversons, qui est trés active dans le sous texte, comme la question : « comment faire », souvent posée de manière déchirante ?
La pensée politique n’est pas morte. Justement, elle fleurit. Parce que là on n’a plus le choix, il faut réagir face à ce qui nous écrase. Mais la vérité c’est qu’on se demande jusqu’où on peut s’exprimer dans un monde où chaque personnalité publique qui prend la parole pour la cause palestinienne se voit punie, par exemple. Céder à la peur, c’est trop facile. C’est ce qui fait qu’on penche du côté obscur. Je rêve de nouvelles alliances, queer décoloniale populaire. Je pense à Parole d’honneur, à la revue Nous. Je rêve d’alliances inédites.
La question « qui parle » et dans quelS CorpS semble sans cesse relancée. Celle qui dit : « Mon anxiété est palpable jusque dans mes ongles et je ferais mieux de m’engager quelque part où ma poésie servira au renversement », c’est toi ? C’est la question que tu te poses et ce livre serait la réponse ?
Je pense que la poésie peut apporter de la cohésion sociale et on en manque sérieusement. Pour moi, la poésie est anti-bourgeoise. Je tiens à ce slogan du FHAR : « Prolétaires de tous les pays, caressez-vous ». C’est ça que je veux.
Ce livre n’est pas une réponse, ce serait plutôt un écho à ce qu’on traverse actuellement comme impasses. Mais la fin, qui fait l’apologie des rat*es, est une manière de trouver une figure qui rassemble, qui veut grignoter et gangréner ce système qui appartient à celleux qui planent, les blanc bourges. J’espère que l’épopée de Fatal*e donne un peu d’espoir malgré la lucidité, en tous les cas c’est ce que je cherchais en l’écrivant et ce que j’ai envie de transmettre en la partageant.
Gorge, Fatal*e ou l’impossible phantasme, éditions Trou noir, avril 2025, 176 pages, 15€.