Put Your Soul on Your Hand and Walk, film-documentaire réalisé par Sepideh Farsi, a été présenté par l’ACID (Association du Cinéma indépendant pour sa Diffusion) à l’ouverture du festival de Cannes 2025.
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Parfois, un documentaire nous terrasse par son implacable constat du réel. Les mots qu’elles eurent un jour, de Raphaël Pillosio, raconte la longue conversation d’un groupe de prisonnières algériennes en 1962, condamnées à mort pour attentat terroriste et libérées par de Gaulle à la fin de la guerre.
Il y a peu de documentaires qui suscitent autant de réactions dans une salle de cinéma. Surtout un vendredi pluvieux à 15 heures. Très vite, pleurs, soupirs, réaction épidermiques, cris scandalisés. Car comment qualifier ce que le spectateur voit pendant 1h40 dans Black Box Diaries, sélectionné aux Oscar 2025 ?
Publié en 1949, Le deuxième sexe est une somme philosophique, anthropologique, sociologique, ethnologique dont l’ambition est de « regarder les femmes d’un œil neuf ». Si la force et les effets de ce livre ne sont plus à souligner, il est remarquable que ce livre ne cesse de faire retour et d’irriguer des courants et théories que Simone de Beauvoir n’avait évidemment pas envisagés.
Comme souvent chez Ben Russell, les gros blocs d’images s’empilent un à un, cette fois pour construire Direct Action, un film-mur, solide et majestueux.
La 28e édition du festival Les Écrans Documentaires se tiendra du 13 au 20 novembre 2024. Depuis 1996, ce festival se consacre à l’exploration des formes les plus diverses du documentaire, en particulier à la jeune création.
Du 14 au 16 juin aura lieu à Gentilly, au Lavoir numérique, la nouvelle édition du festival En temps réel, consacré aux nouvelles formes documentaires audiovisuelles et sonores.
Une famille est à l’image d’une des scènes données à voir dès les premières minutes : Christine Angot réalisatrice s’introduit de force dans la maison de la dernière femme de son père. Depuis la mort de son mari, elle n’a jamais répondu aux appels de Christine Angot, n’a jamais essayé de comprendre, n’a jamais voulu savoir. Car l’inceste, c’est un peu cela, dans notre société. On a préféré, jusqu’à quelques années encore, ne pas en parler, ne pas entendre, ne pas écouter.
Difficile de savoir où nous sommes. Seul le titre donne une piste : Les Colombes souillées de Tijuana. Ce qui est certain, c’est que nous sommes aux bords du monde, de notre monde globalisé, et que Jean-Charles Hue semble bien décidé à nous les révéler « à sec », sans pommade humanitaire ni indignation documentée.
La silhouette frêle à la chevelure rousse ardente de Nan Goldin déambule nerveusement dans le hall du Guggenheim de New York. À son bras, une militante de son collectif, PAIN (Prescription Addiction Intervention Now), la rassure et lui donne le tempo. Une pluie de prescriptions d’OxyContin se déverse soudain depuis les étages circulaires ; des banderoles rouge sang se déploient et les cris de protestations, contagieux, résonnent dans la spirale monumentale du musée. Nan Goldin lève les yeux en scandant le slogan que les militants reprennent à l’unisson. Au cœur de ce cyclone de papiers et de lutte, fascinant, se niche l’émotion instantanée, presque photographique, d’une action déjà réussie : la performance politique fait comme effraction dans un temple autoproclamé de l’art, et soutient le combat de l’artiste et des gens qui se sont agglomérés autour d’elle depuis cinq ans au sein de son association.
La 26e édition du festival Les Écrans Documentaires se tiendra du 16 au 22 novembre prochains à l’espace Jean Vilar d’Arcueil. Depuis 1996, ce festival se consacre à l’exploration des formes les plus diverses du documentaire.
« La mer [est] trop grande pour mes yeux habitués à naviguer les écritures » écrivait Pierre Perrault au milieu des années 1950. « J’en ai assez de vivre dans le fiction » complètera-t-il trente ans plus tard. Bien souvent, l’auteur et réalisateur québécois s’est plaint d’une même tare, celle de fréquenter les livres plus que ce monde qui les environne. Il en est allé de même dans les eaux de la baie de Baffin, au début des années 1990 et à l’embouchure du Saint-Laurent trois décennies plus tôt. Ce constat, cependant, il s’est échiné sa vie durant à le conjurer. En témoignent deux rééditions chez Lux qui forment comme les bornes extrêmes de sa vie de poète et de documentariste.
Jean-Louis Comolli est mort. Au-delà de la grande tristesse que cette nouvelle engendre (il fallait s’y attendre, on le savait malade depuis longtemps, je sais bien mais quand même…), qu’est-ce qui fait que cette disparition me (nous) laisse si éperdus, comme désorientés ?
L’association Son et image et le Lavoir Numérique s’associent pour la première édition du festival « En temps Réel » qui propose d’explorer et d’interroger les horizons de la création documentaire contemporaine (cinéma, vidéo, œuvres audio).
Joan Didion, autrice, scénariste, essayiste, journaliste (et phare du « new journalism », s’est éteinte hier à New York. Elle avait 87 ans. Son œuvre est une fresque de l’Amérique comme de sa propre vie, deux sujets en miroir, collectif et intime, intérieur et extérieur. Le 2 février prochain, les éditions Grasset publieront Pour tout vous dire (Let me tell you what I mean), dans une traduction de Pierre Demarty, un livre qui rassemble des chroniques publiées entre 1968 et 2000 comme les thèmes de prédilection de l’autrice (presse, politique, Californie, femmes) et s’offre comme un « pourquoi écrire ». Retour sur une œuvre majeure depuis le prisme du documentaire que lui consacra Griffin Dunne, en 2017 et d’une phrase en ouverture du White Album, cette phrase qui vaut ethos comme art poétique, « Nous nous racontons des histoires afin de vivre » (« we tell ourselves stories in order to live »).