Hypnotique, puissant et amusé : tels sont les mots qui viennent spontanément à l’esprit pour qualifier le 3e et nouvel album d’Institut. Formation pop initiée par Arnaud Dumatin avec son comparse Emmanuel Mario, accompagnée cette fois de la suave voix de Nina Savary, Institut produit une pop inquiétante, qui vient adresser autant de questions au néomanagement dans lequel chacun vit, qu’il le veuille ou non.

Disons-le sans détours : Une Hallucination française de Blackmail qui sort le 22 février est un grand disque, sans doute l’un des plus remarquables de ces dernières années. En 10 titres, d’une rare noirceur synthétique, le groupe formé par Sylvain Levene, Stéphane Bodin et François Marché change la donne : une grande et ample narration traverse l’album, comme un récit fragmenté sur les soulèvements politiques du contemporain. Entre Simon Johannin et Antoine Wauters, leur disque, aussi littéraire que musical, les installe comme une manière de Comité Invisible de la pop. Inutile de vous dire que Diacritik ne pouvait manquer d’aller à la rencontre du trio électronique le temps d’un grand entretien où ils ont choisi de répondre d’une seule voix.

Le jeune duo qui constitue le groupe Colorado est, de manière évidente, doué. Mais pas seulement. Si le groupe marie de manière originale le sens de la composition et un goût pour l’expérimentation, il se singularise aussi par l’écriture de morceaux qui synthétisent différents styles musicaux incluant des éléments très dansants, des rythmes venus du Krautrock, de la pop synthétique des années 80 et 90, ou encore de la techno, avec une attention particulière portée aux sons, aux sonorités et aux ambiances produites. L’ensemble crée un résultat qui se démarque, une pop hybride, entrainante, volontiers rêveuse et en même temps complexe. Rencontre et entretien avec Martin et Charles, les deux têtes créatrices de Colorado.

Amy Winehouse : Fuck Me Pumps

On peut s’interroger sur ce qui a pu pousser l’académie à récompenser, par l’Oscar du meilleur documentaire, Amy, portrait d’une des premières icônes des années 2000, face à des films aux sujets moins egocentrés tels que les massacres en Indonésie en 1965, l’Ukraine, ou les cartels de drogue au Mexique. Ne pouvant moi-même pas comparer avec les autres réalisations nominées, faute de les avoir vues, je vais tout de même essayer d’avancer une théorie sur les raisons de cette victoire.