Camille Le Falher-Payat, à Paris.
Paris
Camille Le Falher-Payat est, pour quelques semaines, à Paris. Mais elle a toujours son appareil photo avec elle.
Cent vingt-neuf. Ils sont, ils étaient, ils sont, cent vingt-neuf. Une longue addition, cent vingt-neuf. Admettons que l’on mette deux secondes pour dire chaque nom et chaque prénom, ça fait quatre minutes et des poussières, quatre minutes et des poussières, c’est court, c’est long, trop court, trop long.
We have fallen into the TV while watching the events in Paris. We can’t get out and don’t want to. We, that is, my partner and I, my friends and family and colleagues throughout New York City: Brooklyn, Queens, Manhattan, the Bronx.
Amy Grace Loyd est écrivain — elle fut éditrice pour Byliner, pour le département fiction du New Yorker, de Playboy magazine et la collection New York Review Book Classics.
En arrivant à l’école des primaires ce matin, Monsieur Galuchet est d’humeur sombre. L’instituteur va devoir affronter sa peur et les élèves des petites classes qui vont l’assaillir de questions sur ce qui s’est passé vendredi 13 novembre à Paris. La vérité, c’est que des terroristes ont attaqué lâchement des innocents et ont plongé le pays tout entier dans la sidération et la douleur. Mais ce matin il va devoir essayer de comprendre les tensions qui agitent l’école de la République : durant le week-end, il a entendu et lu des réactions qui lui ont fait dire que l’unité nécessaire pour face aux événements était loin d’être acquise.
C’est l’histoire d’un Précis de conjugaisons ordinaires, de drôles de verbes à tous les temps à partir d’un infinitif qui sonne comme un néologisme arrêtant le regard, croisés sur des murs de Paris, vers Belleville.
Vous ne le savez peut-être pas mais vous connaissez déjà Fred Le Chevalier : vous l’avez déjà croisé au détour d’une rue, en passant devant un mur terne ou sale soudain égayé d’un personnage hydrocéphale, de figures en blanc et noir, avec taches de couleur, rouge, vert, jaune. Fred Le Chevalier est un passant urbain, il déambule dans la ville et partage son univers pour pénétrer le nôtre et investir notre quotidien.
Cette semaine, alors que devait être décerné le Prix Nobel de la paix, un internaute disait, sur Tweeter, qu’il devrait être remis aux usagers de la ligne 13 du métro parisien… Manière, bien sûr, de souligner combien le métro peut être un espace de stress quotidien. Pourtant c’est aussi un lieu poétique, quand des artistes s’en emparent.
La galerie Blain Southtern de Berlin présente, jusqu’au 14 novembre 2015, des photographies récentes de Wim Wenders. Le titre de l’expo « Time Capsules. By the side of the road » souligne le lien de la photographie et de la mémoire, du lieu (Allemagne, Amérique) et du temps.
Thomas Clerc, toujours, mais en élargissant le champ, avec Paris, Musée du XXIe siècle. Le dixième arrondissement, publié en 2007 et l’arpentage, le quadrillage du quartier dans lequel se trouve son appartement, celui d’Intérieur.