Le second épisode de la série Faits divers à la une (Arte), diffusé juste après Roswell, se déroule cinquante ans plus tard, sous un pont parisien. C’est ce moment que Robert McLiam Wilson, dans une tribune récente publiée dans Libération, a qualifié de « triomphe du rien », expression qui dit bien le paradoxe oxymorique d’un fait en apparence sans importance pourtant susceptible d’un emballement infini, en ce sens passionnant parce qu’il révèle nos imaginaires, nos constructions fictionnelles comme un moment de l’histoire sociale.

Marielle Macé (DR)

Que peut la littérature ? Où commence-t-elle, depuis son dire, à porter les hommes vers eux-mêmes, à venir être leur parole et à décider de leur agir, même tremblant, même fragile ? Peut-elle être l’éveil, même feutré, des hommes à leur propre humanité, toujours dérobée, toujours comme hors d’elle ? Telles seraient, exorbitantes mais pourtant tenues, les grandes questions qui traversent le bref mais décisif texte de Marielle Macé, Sidérer, considérer paraissant chez Verdier en cette rentrée, énergique réflexion qui s’occupe de mettre en lumière le terrible sort des migrants dans la France de 2017.

© Jean-Philippe Cazier

Ce dimanche avait lieu à Paris la désormais traditionnelle fête de Ganesh, dieu de la sagesse, de l’éducation, de la prudence, de l’intelligence. La fête, organisée par le temple Sri Manicka Vinayakar Alayam, situé rue Pajol, dans le XVIIIe, est l’occasion pour la communauté hindouiste de partager cet événement avec un public nombreux et très divers. C’est également une occasion pour que déborde dans la rue un imaginaire où se mêlent et communiquent l’animal, le végétal, l’humain, les couleurs, la musique, la danse.