C’est une publicité dite institutionnelle, un court film dans lequel le principal distributeur d’énergie français revient sur plus de 45 ans d’histoire en 45 secondes. Le spot passe à la télévision, souvent en prime time, dans les créneaux plutôt assurés d’être vus, juste avant la météo, quelques secondes avant les JT de 13 ou 20 heures, ou au milieu d’un écran pub d’une émission à forte audience… Avec une phrase répétée, martelée : « on voulait tout changer ».

De tous les mois de l’année, le mois de février est mathématiquement celui qui passe le plus vite et selon la maxime, février serait « entre tous les mois, le plus court et le moins courtois ». On aurait donc affaire à un mois pressé d’en finir en plus d’être un peu bourru si l’on en croit la croyance populaire. Mais ne cédons pas au diktat du dicton et hâtons nous d’en parler avant de voir débouler mars.

Fin 2018, j’étais las. Cela faisait des semaines que j’essayais de rationaliser, de réfléchir, de dépasser le stade émotionnel qui fait réagir promptement et écrire des inepties en moins de temps qu’il n’en faut à Donald Trump pour commettre un tweet imbécile pris pour un communiqué de presse de la Maison Blanche par une moitié de la planète et pour une nouvelle raison de moquer la baderne américaine par la seconde. J’étais fatigué au point de retarder le moment où j’écrirais ce texte définitif et prétentieux qui aurait valeur de leçon (du moins dans mon esprit chagrin).

Je me dois de vous le dire en préambule, décembre est un mois ambivalent, pour ne pas dire hypocrite : premier mois de l’hiver dans l’hémisphère nord, il est aussi le premier mois de l’été dans l’hémisphère sud. Ce qui montre bien que décembre est à peu près aussi digne de confiance que Laurent Wauquiez  se rêvant en homme providentiel et se présentant en pourfendeur des élites dont il est issu.

La chute par inattention et toute fraîche réactualise les anciennes dont le souvenir s’est effacé, mais le scanner révèle les cicatrices. Alexander Kluge, cinéaste, juriste, écrivain, conteur, essayiste, animateur et producteur de télévision — impossible de lister complètement ses domaines — a ce don de passer du particulier, voire du biographique au général et inversement.

Comme son nom ne l’indique pas, le mois de septembre est le neuvième mois de l’année. Il ne faut donc pas le confondre avec novembre qui, malgré sa racine latine faisant immédiatement penser à autre chose, est le onzième. Le saviez-vous ? Chaque année, septembre commence le même jour de la semaine que décembre. Et après, on s’étonne de ne pas voir le temps passer !

Juillet est appelé ainsi grâce à l’empereur Auguste qui a renommé le cinquième mois de l’année Quintilius en Iulius pour rendre hommage à Jules César. Saluons au passage Auguste pour ce geste car désormais, ceux qui préfèrent prendre le gros de leurs congés payés républicains en même temps que les forçats de la petite reine, sont appelés les juilletistes. Par opposition aux aoûtiens qui prennent leurs vacances en août en plus d’avoir un sobriquet qui ressemble à une espèce d’acarien.

Juin est un mois qui pose plein de problèmes. On ne sait jamais s’il faut prononcer « /ʒɥɛ̃/ » ou « /ʒwɛ̃/ ». Source de nombreuses incompréhensions, le mot juin est un peu ce que oui est à huis ou huit, alors qu’il n’y a aucune raison de confondre cinq à sept et cinq sets, sis et six, et un et Hun font deux. Le compte est bon. Monsieur Berger à vous pour les lettres.