
Livre Paris 2016 : et vous trouvez ça long ?
Aujourd’hui, jamais les deux côtés de l’Atlantique n’auront été aussi proches : A l’initiative de Littérature etc., de la revue Muscle, de Cousins de personne, Lille, Marseille et Montréal seront réunies par un « carrousel poétique et numérique », un TRANSPORT, e-festival de poésie, première édition.
« À long terme, nous sommes tous morts. L’éternité, ici-bas, c’est trois générations » lançait de manière aussi cinglante que sciemment définitive, John Keynes pour toute réponse aux tenants des théories économiques classiques qui prétendaient sortir de la violente crise de 1929 par une solution s’échelonnant sur plusieurs décennies. Citée par Pierre Bergounioux dans son très bel Agir écrire à propos de la puissance américaine à synthétiser avec fulgurance de sa sève neuve ce que la pensée européenne, rampante, vieille et impuissantée de grimoires, avait peiné à dire des siècles durant, une telle formule qui fait du vivant la proie d’une irascible et insurmontable mort pourrait figurer comme le tutélaire exergue du magistral quatrième tome du Carnet de notes, à la funèbre beauté, du même Pierre Bergounioux, paru chez Verdier.
Elle ne pouvait trouver de l’énergie que dans l’épuisement de situations fragiles.
Le 16 mars, hier soir, était inauguré le Salon du livre de Paris – lire au salon, pépère, au coin de la cheminée ? Le livre comme un petit salon cosy ? Alors que les livres devraient être dans la rue…
Il est rare de pouffer de rire, en lisant un roman. Qui plus est : un roman sur la (grave) question des origines et des (sacro-saintes) racines. Quoi de plus salvateur que de rire à un enterrement – celui du père, en l’occurrence ? Effacer sa trace de Malika Wagner fait partie de ces livres, facétieux et légèrement désespérés, dont certains passages arrachent le sourire (voire le fou rire) aussi sûrement qu’un dessin de Reiser ou qu’une blague de Fellag. On ne rit jamais mieux qu’en s’attaquant aux siens.
Carole Zalberg est romancière, parolière, auteur de romans pour la jeunesse (Je suis un arbre, J’aime pas dire bonjour, Le Jour où Lania est partie). Elle est notamment l’auteur d’une « Trilogie des Tombeaux », A défaut d’Amérique, L’Illégitime et Feu pour feu. Elle a récemment publié A la trace et Chez eux vient de sortir en poche chez Babel. Elle nous livre ici son abécédaire.
Les éditions Casterman ont réédité en début d’année le merveilleux Fable de Venise dans sa version originale. On retrouve ainsi le découpage en strips qui avait disparu des remontages ultérieurs et une mise en couleurs très éloignée des sempiternelles aquarelles qu’on attache souvent au dessinateur. Une véritable redécouverte, qui donne l’occasion d’interroger la place de Venise dans la genèse de Corto Maltese.
Mercredi 16 mars 2016, le Salon du Livre de Paris, pardon Livre Paris, mais toujours grand-messe littéraire à ciel couvert, a ouvert ses portes pour cinq jours de totale frénésie littéraire, graphique et people. L’inauguration a eu lieu sur fond de contrôles de sacs, de palpations aléatoires, de coupes de champagne et de petits fours variés.
Avec une grande déception d’entrée : on n’y a pas croisé les frères Bogdanov.
Après le texte d’Emmanuèle Jawad et celui de Jean-Michel Espitallier, Diacritik poursuit son hommage à Jacques Sivan, disparu le 13 février dernier, avec Stéphanie Eligert qui revient ici sur certains enjeux et certaines formes de l’écriture de son œuvre.
Nina Bouraoui, romancière française vivante, née à Rennes en 1967. 14 romans, 1 pièce de théâtre, une dizaine de nouvelles et textes courts dans diverses anthologies et pas mal de paroles de chansons.
Un grand marin peut aussi être une femme. En l’occurrence, Lili, qui décide un jour de quitter la terre ferme hexagonale pour tenter l’aventure de la pêche dans les eaux profondes et mouvantes de l’Alaska, « ne rien avoir à soi », « recommencer le sac de sa vie ».