La sortie de la minisérie signé Bill Gallagher date un peu (2016) mais le désœuvrement et la profusion netflixienne aidant, on a avalé Paranoid comme on aurait regardé un épisode de l’Inspecteur Barnaby ou Grantschester un soir de disette télévisuelle. Bilan de ce visionnage marathon par défaut : la capacité des séries anglaises à renouveler ses intrigues à partir de rien(s) n’a d’égale que son charme et son classicisme so british.
Née le 22 mai 1983, Lina Ben Mhenni est décédée le 27 janvier 2020. La Tunisie a perdu avec elle une des ses actrices les plus déterminées et les plus infatigables.
L’heure n’est plus aux interrogations. Que l’on soit informé ou fataliste, climatosceptique, collapsologue ou tout simplement de bon sens : il faut avoir une poutre dans l’œil pour ne pas se rendre compte qu’il se passe quelque chose. Avec Coloc of Duty, Jul utilise la légèreté et l’humour potache pour (r)éveiller les consciences, pour (re)parler de la crise climatique, parce que l’urgence est là.
Ce soir, à la Maison de la Poésie de Paris, à 19h, débutera un cycle de conférences qui s’annonce passionnant : L’ABC des narrations mené par Lionel Ruffel dont la première séance sera consacrée au feu comme en écho diffracté à Giorgio Agamben qui déclarait encore récemment que « le feu et le récit, le mystère et l’histoire sont les deux éléments indispensables de la littérature ».
Dans l’œuvre de Guyotat, les corps sont omniprésents : corps de cinq cent mille soldats, corps innombrables des morts oubliés de l’Histoire, corps asservis, torturés, corps désirants… Corps partout, autant objets que sujets de l’écriture, corps des autres ou corps de l’écrivain. Ces corps s’entrechoquent, se caressent et se tuent dans le même instant, s’asservissent et se baisent, se lèvent de leurs propres cendres, défèquent, pissent et éjaculent en pleine lumière.
Pierre Guyotat vient de mourir à l’âge de 80 ans. En hommage à cet écrivain majeur, Diacritik republie l’article que Johan Faerber avait consacré à Idiotie, prix Medicis, prix spécial du jury du Femina en 2018 et prix de la langue française pour l’ensemble de son œuvre, la même année.
Familières ou non d’un Marcel très présent, quelques jeunes files se divertissent au petit Casino du bord de mer : l’une officie au piano pendant qu’Andrée et Albertine valsent ensemble sans que s’en inquiète le jeune homme que charme leur aisance.
Dans Cow-boy, Jean-Michel Espitallier retrouve ce qu’il avait exploré dans La première année (et déjà, sous d’autres formes, dans les précédents livres) : une façon de subvertir le biographique, l’autobiographique. L’écriture est une écriture de soi mais à partir d’un monde se déployant et s’imposant par ce qu’il advient à d’autres : une écriture qui inclut de l’autobiographique mais qui ne forme pas une autobiographie.
La Castiglione fut Circé et Narcisse, une artiste des métamorphoses. Sa quête identitaire prit, durant sa vie, la forme d’un portrait toujours inachevé (plus de 500 photographies) de soi en Autre : c’est cette femme réelle, d’autant plus énigmatique qu’elle se mit elle-même en scène, que Nathalie Léger prend pour centre fuyant de son roman L’Exposition, paru en 2008 et que les éditions P.O.L republient en poche.
Le nouveau roman de Solveig Vialle qui paraît aux éditions Léo Scheer est un sublime éloge de la crise métaphysique sur fond de danse brésilienne.
Qu’est-ce être romantique aujourd’hui ? L’enquête se poursuit, avec Cecilia Ramos, réalisatrice et scénariste.
Annoncée comme l’une des séries les plus attendues de 2020, The Outsider combine les qualités d’une enquête policière âpre et des ressorts terrifiants signés du maître Stephen King. Produite par Jason Bateman (qui tient un des premiers rôles) et diffusée par HBO, The Outsider propose une descente infernale dans la psyché de personnages complexes, qui portent en eux des failles et secrets à même de perdre le spectateur dans une intrigue sinueuse.