À bien des égards, Claude Ollier occupe une place unique dans l’univers restreint de la critique cinématographique. D’abord en raison de son statut d’écrivain impliqué dans une réflexion plus générale, et non de simple journaliste ou de spécialiste patenté ; ensuite pour la relative brièveté de sa carrière dans ce domaine (une dizaine d’années tout au plus) ; par l’importance enfin de la période durant laquelle elle s’est exercée, de la fin des années 1950 jusqu’en 1968, c’est-à-dire à un moment crucial aussi bien pour la littérature que pour le cinéma, marqué par l’émergence du nouveau roman puis de la nouvelle vague : période de bouleversements, d’inventions, de remises en cause, cherchant d’autres manières de concevoir la narration et de l’inscrire à la surface des pages ou sur le blanc des écrans (comme le soulignent du reste nombre de ses interventions).
Les dénonciateurs de la catastrophe écologique ont été raillés comme des « gourous apocalyptiques » annonçant indûment la « fin du monde ». C’est effectivement l’idée ce que je vais défendre ici. Mais en un sens un peu plus fin que celui de la disparition de toute vie… Et, paradoxalement, cette « fin du monde » est peut-être la seule bonne nouvelle de ce temps désastreux.
La Vie de l’explorateur perdu vient de paraître aux éditions du Tripode. Ce dernier roman du monde des Contrées a été l’occasion d’aller à la rencontre de nos plus anciens magiciens : Jacques Abeille. À rebours d’une modernité qui affiche les rouages du texte et en revendique le caractère intellectuel et fabriqué, Abeille cherche, comme les fous, les rêveurs et les poètes dont habituellement on se gausse, quelque chose qui n’est plus : un juste milieu entre l’art littéraire et l’inspiration, cette vieille antienne bien souvent moquée qui n’est pourtant que l’autre nom de l’élan créateur. Rencontre avec ce convive des dernières fêtes, autour des secrets de l’ancienne musique.
Voilà, quelques quarante ans après sa création, ce qui s’annonce comme le dernier livre du monde des Contrées : La Vie de l’explorateur perdu, publié en cet automne au Tripode. Puisqu’il s’agit d’un univers encore trop inconnu au regard de son envergure, rappelons la légende fantasmatique, l’ampleur onirique et fictionnelle de ce monde romanesque sans aucun pareil. Prenons le cheval par la bride pour suivre la dernière chevauchée dans l’une des plus grandes fresques imaginaires de la littérature française.
Marche des sans-papiers/Marche des solidarités. Paris, République, 17 octobre 2020. Reportage photo de Jean-Philippe Cazier.
Happening d’Extinction Rebellion visant à alerter sur le temps qu’il nous reste pour agir face à l’urgence climatique. Reportage photo de Jean-Philippe Cazier.
On vient d’apprendre que Robert de Saint-Loup est mort au front alors qu’il protégeait la retraite de ses hommes.
Il y a dans le roman de Franz Bartelt, Ah, les braves gens ! (Points), un goût savoureux de revenez-y qui ravira les amoureux du verbe imagé et les tenants du polar à l’ancienne comme les partisans d’un humour transgressif plus moderne. Ah les braves gens ! est une galéjade littéraire qui sent le houblon et la rosée matinale sur une campagne improbable, un récit rural décalé qui emprunte les chemins poétiques d’une langue fleurie pour un voyage dans l’absurde.
L’urgence est là et le constat de Jonathan Safran Foer sans appel : nous sommes pleinement engagés dans une crise sans précédent, extinction des espèces, dérèglement climatique, catastrophes majeures liées à nos modes de vie, de consommation et d’alimentation.
« Si, au-delà de ces vestiges, nous avions pu voir », Kevin Powers, Lettre écrite pendant une accalmie durant les combats.
Ce vers nous apparaît aujourd’hui comme la clé d’un roman à venir, L’Écho du temps, comme la saisie dense et organique de l’essence même d’une œuvre toujours plus sidérante à mesure qu’elle s’édifie, entre poésie et prose. Alors que le roman sort en poche, retour sur ce livre et le grand entretien que Kewin Powers avait accordé à Diacritik, lors de la sortie du livre en grand format chez Delcourt Littérature.
ASK vit-elle ses derniers jours ? Andréa, Gabriel, Camille, Hervé, Mathias, Noémie sauront-ils rebondir et contenter leurs talents ? Les stars sont-elles toujours en proie aux affres des communs des mortels ? L’attachante série imaginée par Dominique Besnehard connaîtra-t-elle un final explosif digne des meilleurs standards du genre ou, à l’inverse, se prendre les pieds dans le tapis (rouge) ? Autant de questions auxquelles la quatrième (et à ce jour, dernière) saison de Dix pour cent va tenter de répondre dès le 16 octobre sur France.TV et à partir du 21 sur France 2.
En prélude au Salon de la Revue (annulé pour cause de crise sanitaire), Diacritik partenaire de l’événement avait rencontré les revues qui auraient dû être présentes. Aujourd’hui, Béatrice Brérot et Flora Moricet pour la puissante revue Cunni lingus.