Le dernier livre du psychosomaticien Gérard Szwec, solidement adossé à sa clinique des enfants, élargit les réflexions développées dans Les galériens volontaires sur « les défenses de comportement » et leurs échecs éventuels, à l’origine desquelles il repère des traumas précoces. Au bout du rouleau  s’offre comme un éclairage considérable sur les rapports entre fonctionnement psychique et somatisation.

« L’air jaune de la ville, quand son soleil est à son zénith au centre du ciel et que tous les résidents se sont retirés pour ce qu’ils appellent leur « tout-en-un » — un repas d’une heure suivi d’une heure de sieste —, cet air vibre autour des étrangers dans la rue. Je remontai des avenues, longeai des immeubles qui semblaient à peine affleurer au sol, comme si leurs étages s’élevaient en fait sous terre et que seuls m’apparaissaient les auvents où garer les voitures.

Qu’est-ce que la domestication ? C’est le passage de tout ou partie d’une espèce animale de l’état sauvage à l’état domestique, c’est-à-dire à un état où les animaux sont maintenus en captivité, logés, nourris, protégés et familiarisés par l’Homme en contrepartie de leurs produits et/ou de leurs services.

Un jour, alors que je ne le connaissais pas encore très bien, j’ai demandé à Barry de me raconter son plus vieux souvenir. Du tac au tac, le plus grand voyageur des lettres nord-américaines et le plus raffiné des hommes en quête spirituelle — un écrivain d’une sensibilité et d’une grâce mystiques qui s’était déjà enfoncé dans la neige jusqu’aux aisselles en traquant des loups en Alaska, avait décrit la migration des oies des neiges à travers le Canada et avait suivi l’enseignement de peuples indigènes aux quatre coins du monde et dans l’Arctique, plus particulièrement — s’est mis à disserter sur l’eau.

Une nouvelle collection d’essais a vu le jour aux Impressions Nouvelles (Bruxelles). Elle a pour vocation de mieux faire connaître les héros des littératures populaires et donne à lire 4 à 6 titres par an, chacun consacré à un personnage plus ou moins mythique et désormais célèbre. Huit volumes existent déjà, chacun confié à une signature et comptant 128 pages.

« Arlette Farge, historienne des choses ordinaires et des paroles singulières » : c’est sous le signe de cette formule magnifique de Patrick Boucheron, toute de tensions et paradoxes, que l’on pourrait placer Instants de vie, audiographie des éditions EHESS qui rassemble plusieurs entretiens donnés par l’historienne comme autant d’entrées, aussi feutrées qu’incisives, dans son laboratoire d’idées sensibles, dans ses archives et pratiques.

« J’essaye au quotidien d’être le colibri qui transporte dans son bec sa goutte d’eau pour éteindre l’incendie ».

Dans son ouvrage qui vient de paraître aux éditions Elyzad à Tunis, Je vous écris d’une autre rive. Lettre à Hannah Arendt, Sophie Bessis offre à la lecture un précieux joyau. Historienne, journaliste, elle nous a habitués à des ouvrages denses, précis, documentés. Cette « lettre » écrite à une femme qui, comme le précise la quatrième de couverture, « occupe une place particulière dans la pensée du XXe siècle », donne la quintessence de ses ouvrages : l’originalité et l’audace du sujet, la clarté de l’argumentation, l’érudition présente, jamais écrasante mais donnée en partage, la fluidité heureuse de l’écriture.

En 2020 les éditions Cheyne ont fêté leurs 40 ans. Une exposition, Cheyne, 40 ans de création et de poésie, réalisée en partenariat avec Littérature au Centre, la Semaine de la poésie, la Bibliothèque du Patrimoine et l’Université Clermont Auvergne s’est déroulée de février à avril 2020 à la Bibliothèque du Patrimoine de Clermont-Ferrand. L’ouverture de l’exposition s’est déroulée en présence des éditeurs Elsa Pallot et Benoît Reiss, avec une visite déambulatoire de l’exposition suivie de lectures de textes du catalogue de Cheyne.