Bien sûr il y a des fascistes, des racistes, des xéno en tout genre, des gens qui ont peur et font peur, mais je crois que la tentation Le Pen a désormais changé de nom…
« Kayo passa devant le lycée Labone pour rejoindre l’intersection qui menait au boulevard circulaire de Ring Road — l’artère principale d’Accra, disait toujours son professeur de géographie.
Marche contre le fascisme et le racisme. Le fascisme n’est pas une option, pas un jeu, c’est un poison mortel pour toute la société et qu’il nous faut combattre aujourd’hui, qu’il nous faudra combattre demain. Paris, 16 avril 2022, place de la Nation. Reportage photo de Jean-Philippe Cazier.
À l’occasion de la publication en poche, aux éditions Folio, de Légende et Agent secret, retour sur le grand entretien que Philippe Sollers avait accordé à Arnaud Jamin en mars 2021, lors de la parution de ces deux livres en grand format.
Les aventures de China Iron de l’écrivaine argentine Gabriela Cabezón Cámara, qui sort en poche chez 10/18, est plusieurs livres à la fois : un conte, une utopie, un récit gauchesque, un roman d’éducation. Ce roman, finaliste de l’International Booker Prize 2020, est autant une critique politique qu’un récit écologiste, une aventure queer qu’un texte où la poésie entremêle les rythmes et forces naturels, l’Histoire, l’imaginaire, les corps. Il s’agit d’un livre où l’identité est subvertie, renversée, remplacée par d’autres relations au sein de ce qui est.
Abby a vingt ans. Le lendemain de son mariage, elle est renversée par un bus et reste plusieurs jours dans le coma, « pareille à la Belle au bois dormant », « suspendue, ni complètement vivante ni complètement morte ». Son mari voudrait comprendre : est-ce un accident ou un geste délibéré ? Willem va forcer la jeune femme à se souvenir : « À quoi étais-tu en train de penser quand c’est arrivé ? ».
« Il y avait un jour, un pays qu’on nommait Chili, et dans ce pays une ville qu’on appelait Santiago, et dans cette grande ville, une petite maison bleu ciel où vivaient deux petites filles… » Ces filles, ce sont Camilia et Javiera, à qui Carmen Castillo dédie Un jour d’octobre à Santiago lors de sa publication en 1980.
À l’occasion de la parution des Grandes soifs de Joël Cornuault, du Charivari de Marc Graciano et de Chiffreurs et Bousingos d’Alexandre Prieux aux éditions Le Cadran Ligné, Pierre Vinclair s’est entretenu pour Diacritik avec Laurent Albarracin, poète et directeur des éditions.
Dear Dennis, before I talk about your latest book I wished, before I talk about stories of confusion and truth, phone calls and guns, George, loneliness, suicide for those who stay, I would like to say that your book is in my eyes an event and a literary jewel. But since I’m not a real critic, I suggest we talk a little bit, will you?
Cher Dennis, avant de parler de ton dernier livre J’ai fait un vœu (I wished), avant de parler d’histoires de confusion et de vérité, de coups de téléphone et de pistolet, de George, de la solitude, du suicide pour ceux qui restent, je voudrais dire que ton livre est à mes yeux un événement et un bijou littéraire. Mais comme je ne suis pas un vrai critique, je te propose qu’on se parle un peu, veux-tu ?
Flâner dans la réserve – ce jardin aux sentiers qui bifurquent, entre terrain vague et forêt à la lisière de la ville –, en quête de quelque chose à lire, à voir, à sentir, nous conduit certains jours, et même bien davantage, à ne faire aucune nouvelle rencontre. C’est le cas cette semaine où plusieurs choses, en partie mémorisées, en partie effacées, font retour – ce qui n’est pas pour nous déplaire, la joie des retrouvailles valant bien le plaisir de la découverte.
Marguerite Duras avait-elle les yeux verts ou bleus ? Jean Vallier, son meilleur biographe, les a vus verts. Pour Colette Fellous, qui la rencontra à maintes reprises dans les vingt dernières années de sa vie, ils étaient évidemment bleus, « bleus et purs » tels qu’elle les a gravés dans sa mémoire avec « la beauté de son visage, son air unique et souverain de Marguerite D. ».
« J’étais infirmière dans une maternité. J’avais pris un service de nuit. Une femme accouchait difficilement, dans la douleur… Soudain, une aide-soignante entre dans la salle, sans gants stériles, sans blouse stérile ! Que se passait-il donc pour que quelqu’un entre en habit de ville dans une salle d’accouchement ?
2 extraits de l’album « The Dude » (A&M Records, 1981).