Publié en novembre 2023, L’Atlas des 2-mers, de Frank Smith, fait écho à une création et une exposition multimédia conçues à Calais (2023-2024). Celle-ci, par la suite, a donné lieu à une reprise sous d’autres formes : d’une part à l’occasion d’une exposition collective qui se tient actuellement au musée du Louvre-Lens et, d’autre part, d’une exposition personnelle à La Maréchalerie de Versailles (jusqu’au 15 décembre).
Category Archive: Livres
L’actualité des publications françaises et étrangères ; fiction et non fiction. Sans exhaustivité, parce qu’elle est impossible et sans contrefaçon (mais pas que par des garçons). Des choix, des passions, de grosses colères aussi. La lecture des têtes de gondole que nous mettrons parfois au carré. Des portraits des acteurs du monde du livre. De longs entretiens parce qu’un livre ou une collection, ce ne sont pas deux ou trois phrases choc. Et parce que l’actu est trop souvent un diktat (et une course contre la montre perdue d’avance), de grands livres publiés dans les mois ou les années, voire les décennies et même siècles qui précèdent, parce que les grands livres n’ont pas de date de péremption.
Le titre choisi par François Durif pour son deuxième livre, Torno subito, signifie « Je reviens tout de suite », mais on aurait envie de le traduire par virage (giro) abrupt, au pluriel d’ailleurs, tant ce livre est fait de lacets, changements à angles droits et boucles brusques, l’auteur tentant de garder le cap dans tous ces bouleversements.
Comment écrire de la poésie qui concerne les rapports professionnels, les tensions et crises au sein d’une institution, les conflits liés au nouveau pouvoir managérial, au néolibéralisme omniprésent et écrasant tout ?
Diacritik a beaucoup aimé Ann d’Angleterre de Julia Deck, Prix Medicis 2024 : pas moins de trois articles lui ont été consacrés. Les revoici.
Diacritik a beaucoup aimé Ann d’Angleterre de Julia Deck, Prix Medicis 2024 : pas moins de trois articles lui ont été consacrés. Les revoici.
Diacritik a beaucoup aimé Ann d’Angleterre de Julia Deck, Prix Medicis 2024 : pas moins de trois articles lui ont été consacrés. Les revoici.
Entretien avec Claire Dederer : « Monstre est un mot mâle. Un mot qui a des poils, qui a des dents »
Entretien de Carine Chichereau, traductrice des Monstres, avec Claire Dederer, autrice du livre, qui vient de paraître en français aux éditions Grasset. Peut-on séparer l’œuvre de l’artiste ?
Pour célébrer les 30 ans des éditions Al Dante, le CIPM présente une exposition consacrée à cette singulière aventure éditoriale, poétique et politique, conduite par Laurent Cauwet.
Quand on s’intéresse de près à tel ou tel « objet culturel », ce qui compte tout d’abord, c’est d’apprécier la prise de risque de son auteur ou de son autrice. Si quelque chose nous semble ne serait-ce qu’un peu remis en jeu, il devient possible – même si leur absence est avérée – d’ajouter des mots aux mots, en conscience des nombreux coups de gomme à venir sur les premiers jets de cet ajout, dessinant peu à peu les contours d’un espace d’échanges.
Voici un court texte merveilleux sur les nus de Pierre Bonnard, signé Yannick Haenel, qui paraît aux éditions de L’Atelier contemporain après avoir figuré dans le catalogue de l’exposition grenobloise Bonnard. Les Couleurs de la lumière (In Fine Éditions d’art, 2021). On sait que depuis À mon seul désir (Argol, 2005) en passant par La solitude Caravage (Fayard, 2019) et jusqu’au très récent Bleu Bacon (Stock, 2024), l’écrivain fait advenir une pensée profonde sur l’art et la peinture et c’est une écriture assurée, fine, ondulante et nécessairement lumineuse que l’on lit à nouveau ici.
Dans Ann d’Angleterre, Julia Deck mobilise de manière évidente le langage documentaire (dire les faits) et celui de la biographie. Si l’auteure reprend les codes de ces langages, elle travaille surtout à les relier, à les superposer, à les brouiller, à les problématiser selon une logique qui permettrait d’y introduire une forme de fiction.
Comment s’en sortir ? se demande Romain Noël à l’orée d’un livre extrêmement singulier, La Grande Conspiration affective. Il cite là Sarah Kofman, signant un renouveau de l’œuvre de la philosophe — Verdier fait reparaître son Rue Ordener rue Labat. Comment s’en sortir quand le monde court à sa perte, quand on est soi-même en plein effondrement, après une rupture amoureuse ?
Sous l’influence des crônicas de Clarice Lispector, une série de textes du poète américain Guy Bennett, publiés dans Diacritik tout au long de l’année 2024.
Il y a eu la Pléiade (1931), puis Bouquins (1979), Omnibus (1988), la défunte collection Biblos (1989-1995) chez Gallimard, puis Quarto (1995) : peu nombreuses, en vérité, sont les collections qui cherchent à publier des œuvres, choisies ou complètes, en les accompagnant d’une édition critique. Le geste n’est jamais anodin, entre édification, réactualisation et réorganisation d’une œuvre. La collection Quarto, en faisant entrer notamment Philip K. Dick et Réjean Ducharme, s’est démarquée par des choix forts.
Avec Les sentiers de neige, Kev Lambert écrit un livre sur l’enfance, avec l’enfance, qui s’efforce d’être à l’intérieur du point de vue de l’enfance.