Mais qu’est-ce donc que ce livre ? À première vue, il serait plus facile de dire ce qu’il n’est pas. « Ton truc, ce n’est pas un roman » déclare d’ailleurs une fée au personnage principal, en dernière page. « À peine un hoquet de l’âme » ajoute-t-elle.
Category Archive: Livres
L’actualité des publications françaises et étrangères ; fiction et non fiction. Sans exhaustivité, parce qu’elle est impossible et sans contrefaçon (mais pas que par des garçons). Des choix, des passions, de grosses colères aussi. La lecture des têtes de gondole que nous mettrons parfois au carré. Des portraits des acteurs du monde du livre. De longs entretiens parce qu’un livre ou une collection, ce ne sont pas deux ou trois phrases choc. Et parce que l’actu est trop souvent un diktat (et une course contre la montre perdue d’avance), de grands livres publiés dans les mois ou les années, voire les décennies et même siècles qui précèdent, parce que les grands livres n’ont pas de date de péremption.
Du 8 au 11 septembre 2016, se déroule à Vincennes le Festival America. Puisque « libraire un jour, libraire toujours », j’ai la chance d’y animer un café des libraires le samedi 10 de 18 h à 19 h, dans la salle des fêtes de l’Hôtel-de-ville, autour du thème « Into the wild », avec trois sacrés romanciers : Pete Fromm, Emily St. John Mandel et Dan O’Brien. En toute logique, voici quelques extraits de leurs livres, pour vous donner l’eau à la bouche
Ils sont six, sous un tipi du Summer Camp Spirit-in-the woods, durant l’été 1974, six, trois garçons, trois filles soit beaucoup de possibilités. Ils décident de s’appeler Les Intéressants, surnom ironique comme on peut l’être quand on est encore adolescent, soit au bord du passage à la vie adulte, quand les rêves peuvent se muer en regrets, les espoirs en désillusions et que la personnalité « épaisse et définitive » ne laisse « quasiment aucun espoir de se réinventer ».
Chloé Chaudet a réalisé, le 2 septembre 2016, un entretien avec Cloé Korman, dans le prolongement de la journée d’étude jeunes chercheurs « Écriture féminine, entre stéréotype et concept » (SELF XX-XXI) dont les actes sont consultables ici.
Deux mois jour pour jour séparent l’ouverture de la huitième édition du Festival America de Vincennes de l’élection présidentielle américaine. Sans abuser de la symbolique, rappelons que 2016 est l’année d’un double anniversaire : le 140è de la Déclaration d’indépendance des États-Unis et le 15è depuis le tristement et dramatiquement célèbre 11 septembre 2001.
Pour sa 19e édition, le Prix Wepler-Fondation La Poste propose une sélection toujours aussi exigeante et intéressante. Treize auteurs sont nommés, treize romans, dont plusieurs déjà chroniqués ou en passe de l’être dans la sélection diacritique de rentrée littéraire. Le prix sera remis le lundi 14 novembre 2016. Alors, qui pour succéder à Pierre Senges ? A suivre…
En 2010, avec Les hommes-couleurs, son premier roman, Cloé Korman explorait déjà les frontières, présent et mémoires, destins individuels et collectifs. En 2013, avec Les Saisons de Louveplaine, elle revient à ses thèmes de prédilection en les déplaçant : du Mexique à une cité imaginaire du 93 mais toujours le roman comme moyen de « porter nos regards au-delà de la clôture, notre curiosité plus loin ».
Sophie Quetteville a lu une grande partie des romans de cette rentrée, elle animera un grand nombre de tables rondes avec leurs auteurs. Elle nous livre ses choix et coups de cœur. Chaque fois, un court résumé et un extrait du texte. Aujourd’hui, Marcher droit, tourner en rond d’Emmanuel Venet, aux éditions Verdier.
Les hommes-couleurs est le premier roman de Cloé Korman, née en 1983. Autant le souligner tout de suite, « premier roman » oui, comme pour en finir avec l’étiquette — tant l’art de la fiction, du suspens, la maîtrise, le talent, le sens poétique comme politique sont époustouflants.
16 titres sur la première liste du Goncourt 2016. Et dans cette sélection, quelques titres parmi ceux chroniqués par Diacritik dans sa rentrée littéraire.
Alors qui pour succéder à Mathias Enard ? A suivre…
Évariste de François-Henri Désérable tient du roman comme de la biographie, de la vie imaginaire comme du double portrait en miroir : François-Henri Désérable, citant Pierre Michon en exergue de son livre, fait d’Évariste Galois le « Rimbaud des mathématiques ». Son roman vient de paraître en poche, chez Folio, retour.
C’est à la fois une consécration et peut-être la pire chose qui puisse arriver à un auteur : se retrouver au programme du baccalauréat. C’est presque plus encombrant encore que la symbolique du prix Nobel qui n’a pas fini de l’accabler, ce pauvre Gide. Des élèves – des élèves de la filière littéraire ! – vont se pencher sur ses œuvres, les disséquer, les étudier les maltraiter, les « incomprendre ». S’il ne s’agissait que de leur être injuste, de les trahir, de les dévoyer, passerait encore. Ce serait même certainement ce qu’il faut leur imposer : la seule postérité qui vaille, celle qui échappe à la muséification de la pensée. Mais, forcément, il y aura aussi du polissage, du recadrage, de l’abrasion, du blanchiment – de la récupération bienpensante universitaire et institutionnelle. Et là, bien-sur, ça sera douloureux. Ou amusant.
Sophie Quetteville a lu une grande partie des romans de cette rentrée, elle animera un grand nombre de tables rondes avec leurs auteurs. Elle nous livre ses choix et ses coups de cœur. Chaque fois, un court résumé et un extrait du texte. Aujourd’hui Sombre aux abords de Julien d’Abrigeon, chez Quidam.
Nathacha Appanah publie l’un des romans les plus forts que nous offre cette rentrée littéraire 2016 : Tropique de la violence, aux éditions Gallimard, alors que Folio fait paraître en poche l’inédit Petit éloge des fantômes et son précédent roman, En attendant demain. Diacritik a rencontré Nathacha Appanah en juin dernier. Elle évoque pour nous Mayotte, la violence, les migrations et ses fantômes et ceux de cette île française trop oubliée.
Paris, un jour comme les autres. Après avoir parcouru rapidement du regard les titres des livres exposés dans la vitrine d’une librairie, j’aperçois, parmi les nouveautés, une copie de Si par une nuit d’hiver un voyageur, le chef d’œuvre d’Italo Calvino. Stupeur : pourquoi le livre de Calvino, paru en Italie en 1979, a-t-il été mis en exposition parmi les nouvelles sorties au lieu d’avoir été rangé, comme l’on s’y attendrait, parmi les classiques de la littérature du XXè siècle ?