Au bout du conte © Ch. Marcandier
Au bout du conte © Ch. Marcandier

Le dimanche 20 mars, à Livre Paris, Michael Cunningham — à peine sorti de son entretien pour Diacritik — retrouvait Nathalie Azoulai pour une rencontre autour et « au bout du conte », animée par Sophie Quetteville. L’un comme l’autre ont récemment publié ce type de récit : Michael Cunningham voit paraître en France Ils vécurent heureux, eurent beaucoup d’enfants, et puis… et Nathalie Azoulai a participé à un recueil collectif, Leurs contes de Perrault, proposant sa version de Cendrillon ou le petit gant de soie.

George Martin et Paul McCartney dans les studios d’Abbey Road en 1966, photo David Graves Rex / Shutterstock
George Martin et Paul McCartney dans les studios d’Abbey Road en 1966, photo David Graves Rex / Shutterstock

George Martin est mort, hier mercredi 9 mars 2016, et a donc rejoint deux de ses protégés et amis, John Lennon et George Harrison. Il avait eu 90 ans le 3 janvier. Il fut l’élément déclencheur qui mit la fusée des Fab Four sur orbite. Ingénieur du son et producteur chez Parlophone, il accepta de produire le premier disque des Beatles.  

« une » de Life le 10 novembre 1967, BG sur la Tallahatchie Bridge qui sera détruit en 1972
Une de Life le 10 novembre 1967, BG sur le Tallahatchie Bridge qui sera détruit en 1972

Bobbie Gentry, voilà un nom qui ne dit plus rien, strictement rien aux jeunes générations. Pourtant à la fin des années 1960, elle fut une chanteuse, interprète et compositeur, reconnue dans le monde entier, pour son grand talent et toujours dans les mémoires pour sa silhouette de rêve. Après une dizaine d’années de renommée jusqu’au début des années 1980, elle a ensuite complètement disparu des écrans et des ondes. 

amyAmy Winehouse : Fuck Me Pumps

On peut s’interroger sur ce qui a pu pousser l’académie à récompenser, par l’Oscar du meilleur documentaire, Amy, portrait d’une des premières icônes des années 2000, face à des films aux sujets moins egocentrés tels que les massacres en Indonésie en 1965, l’Ukraine, ou les cartels de drogue au Mexique. Ne pouvant moi-même pas comparer avec les autres réalisations nominées, faute de les avoir vues, je vais tout de même essayer d’avancer une théorie sur les raisons de cette victoire.

Performance de l’Encyclopédie de la parole
Performance de l’Encyclopédie de la parole

Première station : Une chorale s’installe sur scène et la parole commence à jouer. Modulée par la gestuelle d’un chef d’orchestre installé parmi le public, la parole fait entendre sa pulsation. Les voix se croisent, se superposent, se multiplient. Indistinctes, elles offrent les possibilités du dire de plusieurs singularités qui prennent un sens dans le collectif, comme à vouloir souligner la force de ce souffle, sa mobilité, sa diversité, sa vivacité et en même temps la précarité de l’un face au multiple. Ce mouvement se propage dans La Maison de la Poésie, s’élève, retentit dans le public, devient murmure, se tait.

Comment éviter le cliché impliquant Ian Dury and The Blockheads et leur légendaire Sex & drugs & rock n’ roll pour parler de Vinyl, la nouvelle série de Martin Scorsese diffusée en France à partir du 15 février ? Impossible (même si le titre légendaire date de 1977 alors que la série mettant en scène Richie Finestra et ses acolytes se déroule quatre ans plus tôt).

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Ils sont nombreux à prétendre à la reprise du flambeau des chanteurs dandies, ces mélodistes nouveaux romantiques. En attendant leurs prochains disques (sous des formes différentes : Pérez actuellement, Séverin début février, Alex Beaupain en mars, Lafayette pour bientôt), on peut replonger dans l’œuvre d’un des plus fameux d’entre eux, toujours en exercice, via une nouvelle compilation qui vient tout juste de paraitre, nommée sobrement et de manière éponyme Le Meilleur d’Alain Chamfort.