Serge Gainsbourg aurait eu 88 ans le 2 avril prochain. Mais il est mort il y a 25 ans, le 2 mars 1991. On l’imagine mal, de toute façon, atteindre cet âge respectable, eu égard à sa diététique à rebours, à base de nicotine et de 102… Hommage en quelques livres qui reviennent sur un parcours d’exception ou, comme Johan Sfar, font de la légende Gainsbourg une part de leur univers.

En 1886, dans un conte amer aux nombreuses connotations philosophiques et religieuses, Léon Tolstoï montrait comment, en peignant le portrait désabusé d’un paysan russe cédant aux sirènes du productivisme et à la tentation de la l’expansion agricole, elle pouvait mener celui-ci à sa perte. En adaptant Ce qu’il faut de terre à l’homme, Martin Veyron, inoubliable auteur de L’amour propre (ne le reste jamais très longtemps) et de Marivaudevilles, livre un album au dessin rond et généreux qui sublime le texte de l’écrivain russe.

Guillaume Bouzard est très certainement l’un des auteurs les plus drôles de la bande dessinée actuelle. L’auteur de Mégabras, de Moi Bouzard, de Mum is dead (entre autres) enchaîne les collaborations avec Fluide Glacial, Spirou, Le Canard Enchaîné, So Foot, Libération et collectionne les récompenses : prix Jacques Lob, Grand Prix Quai des bulles, prix Schlingo… Il était donc logique qu’il s’attelle à une tâche plutôt ardue : « célébrer » à sa manière le centenaire de la bataille de Verdun avec une BD poilue et poilante…

Auteur de bandes dessinées, Cyril Pedrosa lance avec Tangui Jossic un appel à financement participatif en vue de concrétiser un projet artistique ambitieux nommé Panorama : la réalisation d’un leporello, une image repliable en 6 volets (première publication des éditions La Vie moderne que l’auteur de Portugal et Les Équinoxes va créer cette année).

Il y avait de quoi voir, lire, dire et écrire la semaine dernière. Revue d’effectifs avec ce Papier à Bulles premier du genre sur Diacritik (et ailleurs) : où l’on parle d’Angoulême, des lectures passées (de Titine à Dennis Lehane en passant par Fred Bernard) et du premier épisode de la saison 10 d’X-Files…

En 2011, Delitoon « inventait une nouvelle façon de lire de la BD sur Internet ». Quatre ans plus tard, à la veille de l’ouverture du Festival d’Angoulême, le site qui a importé en France le concept des webtoons coréens fait peau neuve. Une évolution, une refonte ? « Une naissance », explique Didier Borg, éditeur de bandes dessinées et créateur de Delitoon.

A la suite de la publication sur Diacritik d’un entretien avec Yan Lindingre à propos de la création du prix « couilles au cul » et parce que nommée dans la réponse à la question « comprenez-vous les réactions féminines qu’on a pu lire ça et là sur les réseaux sociaux ? », Tanxxx a d’abord répondu en commentaire sous l’article. Loin de vouloir démarrer (et encore moins alimenter) une polémique, Diacritik a décidé de publier la réponse de l’illustratrice, affichiste et auteur de bandes dessinées dans les pages du magazine.