Poète, essayiste, auteur d’une œuvre exigeante, traducteur, directeur de la revue L’Étrangère, éditeur, Pierre-Yves Soucy est aussi le créateur d’une œuvre graphique sous-tendue par un questionnement qui prolonge son œuvre poétique. Entretien avec Pierre-Yves Soucy réalisé par Véronique Bergen.

À réception du catalogue des « 10 ans / 200 livres » de L’Atelier contemporain – ouvrage hors commerce de 488 pages format 16/20 cm, et, comme de règle chez cet éditeur, superbement réalisé –, comment ne pas céder à la tentation de faire le point avec celui qui en est l’âme et le maître d’œuvre principal, François-Marie Deyrolle ?

Jusqu’au 30 Juin 2024, le Palais de Tokyo accueille sous le commissariat de François Piron une exposition collective sur le thème de la psychothérapie institutionnelle qui rassemble le travail d’artistes concevant le collectif et l’art comme un idéal social aspirant à l’épanouissement et à l’émancipation des personnes placés dans divers établissements de santé mentale. Cette manifestation réunit également la parole de praticiens, de soignants et d’éducateurs partageant le désir de continuer à transformer ces lieux d’isolement.

Le roman, d’habitude, s’intéresse peu, ou mal, aux autres arts, et le plus souvent avec une condescendance désarmante qui pallie plus ou moins une profonde méconnaissance de « champs sociaux » (monde de l’art, du cinéma, de la mode) que nos romanciers réduisent à des clichés mal dégrossis, sous le signe amer d’une ironie désinformée. C’est sans doute ce qui rend la lecture de De plomb et d’or si jubilatoire : François Jonquet sait de quoi il parle et d’où il parle.