
Le dessin de la semaine de Rodho. Au FN, on mise sur les autoroutes de l’information… Pour se créer un boulevard ?

Le dessin de la semaine de Rodho. Au FN, on mise sur les autoroutes de l’information… Pour se créer un boulevard ?
C’est le jour du Brexit que Manuel Valls aura donc décidé de trahir Benoît Hamon, de faire sa sécession propre et de quitter la politique.
« Ce qu’ils cherchent n’est pas une phrase,
mais la phrase reste la face la plus hospitalière du ciel »
(d’après Pierre Alferi, Chercher une phrase)
Hier soir a eu lieu à Montévidéo (Marseille), la création du spectacle de Simon Delétang, Comme je suis drôle on me croit heureux : une heure trente autour de Suicide, d’Œuvres et Autoportrait, mais aussi des photographies d’Édouard Levé. La « proposition plastique, théâtrale et poétique », portée par quatre jeunes comédiens et comédiennes de l’ERAC, clôt une résidence d’artiste de 5 semaines à Marseille, elle sera de nouveau présentée vendredi et samedi soirs.
Alors que les élections présidentielles approchent, que le programme de la majorité des candidats ignore superbement l’enseignement supérieur ou vise à le calquer sur le modèle américain, projetant d’achever, pour certains, un démantèlement amorcé depuis deux quinquennats, il est important d’évoquer un documentaire de Jean-Robert Viallet justement centré sur le monde universitaire et dont le titre se veut sonnette d’alarme : « Étudiants, l’avenir à crédit« .
Les universités sont devenues des entreprises, soumises à un modèle libéral, et si le phénomène est encore émergeant en France, observer son fonctionnement et ses répercussions sur les étudiants aux USA, donnés par beaucoup comme un modèle, ou en Grande-Bretagne, permet de comprendre les risques d’un tel système.
Plongée, glaçante et instructive, dans un monde en pleine mutation.

Le dessin de la semaine de Rodho. Salon du Livre de Paris : et lisez-les qu’ils disaient.
Ce dimanche, de midi à minuit, la revue borderline Terrain Vague & à La Folie présentent VOL. 2, le festival dédié aux éditions indépendantes, aux fanzines queer, féministes et alliés. Après le succès de la première édition en septembre, Volumes réinvestit La Folie à la Villette pour présenter la fine fleur des revues indépendantes et intrépides, l’occasion également de découvrir le #3 de Terrain Vague, décidément l’une des plus belles réalisations collectives du moment.
« Fabuleuse Angot », « Abjecte Angot » : tels étaient les deux expressions qui, hier soir, porté d’enthousiasme ou de détestation, ont couru sur les réseaux sociaux (le lieu du canapé télévisuel) pour venir qualifier tour à tour sinon parfois conjointement le débat ou plutôt l’attaque de Christine Angot devant François Fillon sur France 2. Peut-être plus que la prestation tantôt spectaculaire tantôt minable pour certains, tantôt littérature pour les uns, tantôt mortifère pour les autres, il s’agit sans doute de revenir sur ces réactions mêmes qui, plus qu’Angot elle-même, disent dans quel état nous sommes et dans quel état la télévision quand elle se veut politique nous met.
« Voici un étrange monstre » : tels sont les mots, liminaires, et comme prophétiques d’œuvre, que Serge Doubrovsky citait de son bien-aimé Corneille pour venir présenter ses Autobiographiques et ainsi puiser chez le dramaturge baroque la formule de sa vie à vivre, de sa vie à écrire, de sa vie devenue monstre d’écriture.

C’est le Spotlight français. L’enquête publiée par Mediapart, objet de Cash Investigation sur France 2 (diffusé hier) et sujet du livre de Daphné Gastaldi, Mathieu Martiniere et Mathieu Périsse, Église la mécanique du silence, qui sort aujourd’hui chez JC Lattès : des dizaines de prêtres, auteurs de violences sexuelles, ont été couverts, en connaissance de cause, par 25 évêques, sans que la justice n’en soit jamais informée… En mars 2016, c’était le sujet du dessin de la semaine de Rodho, sur Diacritik :

Le dessin de la semaine de Rodho. L’absentéisme : le malheureux nivellement de la classe politique.
Ce week-end, les sites d’infos qui commentent plus la télé qu’ils ne cherchent l’info n’en finissaient pas de titrer : « Clémentine Célarié refuse de serrer la main de Florian Philippot dans On n’est pas couché de Laurent Ruquier. » De quelle époque parlons-nous et de quels actes sommes-nous les hommes pour que ce geste soit promu à la Une ? Quelle est notre intime détresse pour qu’un geste seul, qui devrait être la norme, devienne l’exception sinon l’exceptionnel dans l’abandon quotidien qu’on nous somme incessamment de vivre ?
Ce vendredi 17 mars se poursuit le cycle des « Soirées Diacritik » initié à la librairie Atout Livre qui est désormais le partenaire de nos rencontres littéraires et critiques où, régulièrement, un auteur vient échanger avec la revue et le public autour de son œuvre. Ce nouveau rendez-vous, animé par Johan Faerber (Diacritik) et David Rey (Atout Livre), prend place vendredi à 19h30 avec Tanguy Viel à l’occasion de la récente parution de son noir et puissant Article 353 du code pénal (Minuit).
Ce mercredi 15 mars se déroulera l’épisode 7 de l’Histoire du vertige brossée par Camille de Toledo à la Maison de la Poésie de Paris en partenariat avec Diacritik et Remue.net.
Dans ce septième et nouvel épisode, Camille de Toledo entamera une réflexion sur les généalogies vertigineuses à partir des Disparus de Mendelsohn ou comment faire une archéologie de l’effacement, et comment incidemment passer du 20e au 21e siècle…
La séquence est courte, quelques minutes à peine au cœur d’une émission qui dure 1h30, coupures publicitaires comprises. Cette émission, c’est Quotidien sur TMC, le seul show d’infotainment à la française digne de ce nom dans le paysage audiovisuel hexagonal. Cette séquence, visible sur le site de la chaîne, est un décryptage en règle du discours et de la méthode Marine Le Pen.