San Francisco /day two.
(And so tired because I walked all the day)
Année: 2016
Bertrand Belin écrit, chante ou lit en public les textes qu’il a écrits ; compose, danse sur les musiques qu’il a composées ou les textes qu’il a écrits pour chanter. Entrelacs. Entretien avec Bertrand Belin.
Leïla Sebbar n’est pas née dans la Sarthe… mais pas loin. Écrivaine française de père algérien et de mère périgourdine, elle est une revenante obstinée, une sorte de monomaniaque. De sa famille, de son enfance, elle ne sort pas. Livre après livre, depuis plus de trente ans, elle revient dans la « maison d’école » d’Eugène-Etienne Hennaya, près de Tlemcen, où elle a grandi. Elle s’y enferme, regarde, écoute, collecte ce que les autres disent, fait des suppositions, ressasse, invente parfois – et c’est un long voyage : une œuvre. C’est une histoire de France en Algérie, une histoire d’Algérie en France. Bancale de naissance, toujours présente ici et là, des deux côtés de la mer.
Diffuser, le plus largement, le plus fort possible, la voix de celle qu’un régime autoritaire croit pouvoir étouffer.
Mobilisons-nous, relayons la liberté.
« L’écriture est soit un verdict, soit un cri… L’écriture, comme cri, naissant avec le cri… », écrit Aslı Erdoğan dans Même le silence n’est plus à toi, recueil de 27 chroniques journalistiques à paraître le 4 janvier prochain aux éditions Actes Sud.

Le dessin de la semaine de Rodho. Primaire(s) : un entrain peut en cacher un autre. E pericoloso sporgersi…
Aujourd’hui sur Diacritik débute une série signée du photographe Franck Gérard, série consacrée à son Journal américain et qui s’étendra sur plusieurs semaines.
Parues, chez Gallimard en 2013, des Lettres à Eugène (Savitzkaya) d’Hervé Guibert, seul volume de correspondance dont l’écrivain a autorisé la publication dans la dernière ligne de son testament littéraire, le 3 novembre 1991. Ainsi s’achève « la publication des œuvres inédites posthumes d’Hervé Guibert, telle qu’il en avait fixé le plan, avant sa disparition », comme le précise une note liminaire.
« Printemps 1981, dans une cité d’un « quartier” de Toulouse, un rebeu atypique qui s’idéalise en poète de la racaille escalade une montagne nommée “baccalauréat” : du jamais-vu chez les Sarrasins. Sur la ligne incertaine et dangereuse d’une insaisissable identité, le parolier-chanteur de Zebda raconte une adolescence entre chausse-trapes et crocs-en-jambe, dans une autofiction pleine d’énergie et de gravité, d’amertume ou de colère, de jubilation et d’autodérision. » Cette présentation par Actes Sud de sa rentrée littéraire, lors de l’été 2016, mettait l’intérêt en éveil, malgré son côté racoleur. La personnalité connue de Magyd Cherfi n’était pas pour rien également dans l’envie de lire ce témoignage.
J’habite une maison semi-enterrée. Les deux pièces du bas sont en partie souterraines. Seules dépassent leurs fenêtres, au ras du sol. L’une donne sur la rue, l’autre sur le jardin. J’aperçois des jambes passer, des roues passer, des oiseaux sautiller sur la pelouse. Une pièce est la cuisine. L’autre est celle où je lis, et parfois écris. Sur le bureau mon carnet de notes, dans un tiroir les anciens carnets empilés.
Diffuser, le plus largement, le plus fort possible, la voix de celle qu’un régime autoritaire croit pouvoir étouffer.
Mobilisons-nous, relayons la liberté.
« « Sauve-toi par ici », disait-elle, en montrant le chemin ouvert dans les eaux noires par ses lourdes larmes limoneuses… » , écrit Aslı Erdoğan dans Les Oiseaux de bois.
Dernier acte de la primaire de la droite et du centre au terme d’une séquence qui n’a pas fait grandir la vie politique française, loin s’en faut. Nous republions la tribune de Johan Faerber écrite au lendemain du premier tour.
De quels actes sommes-nous les hommes ? Que signifie voter, dimanche dernier et ce dimanche qui vient, quand on est de gauche, quand on se dit de gauche, quand le nom de Gauche répond des gestes de chacun aux primaires de Droite ?
Diffuser, le plus largement, le plus fort possible, la voix de celle qu’un régime autoritaire croit pouvoir étouffer.
Un texte par jour, jusqu’à la libération d’Aslı Erdoğan.
Mobilisons-nous, relayons la liberté.
« Retourner vers la vie réelle, quelle qu’elle fût », écrit Aslı Erdoğan à propos de son personnage Filiz dans Les Oiseaux de bois.
Diffuser, le plus largement, le plus fort possible, la voix de celle qu’un régime autoritaire croit pouvoir étouffer. Mobilisons-nous, relayons la liberté.