« Et de la sorte le travail, le projet, prend forme peu à peu, se diversifie, croit, mais pas de façon linéaire. C’est comme un roman, pour que vous me compreniez, qui ne commence pas par le commencement. En fait, c’est un roman qui, comme tout roman d’ailleurs, ne commence pas dans le roman, dans l’objet livre qui le contient, vous comprenez ?

Parmi mes propositions de jeunesse, Roberto Bolaño relève la restauration de l’Inquisition, les châtiments corporels publics, la guerre permanente soit contre les Chiliens soit contre les Paraguayens ou les Boliviens comme une forme de gymnastique nationale, la guerre permanente contre les écrivains castristes et les écrivains sandinistes comme une gymnastique intellectuelle, la polyandrie,

Le Secret du mal, publié en 2009 aux Éditions Christian Bourgois dans une traduction de Robert Amutio et repris dans le premier volume des Œuvres complètes de Roberto Bolaño aux Éditions de l’Olivier, réunit dix-neuf nouvelles trouvées par ses ayants droit dans des fichiers d’ordinateur parmi des poèmes et des esquisses, des fragments, des entretiens, des conférences.