Fondée en 1953 aux USA, sous le nom des Ailes de la délivrance, devenue en 1955, sous l’égide du gourou Jim Jones, la secte du Temple du peuple des disciples du Christ, The People’s Temple of the Disciples of Christ, a fait la une de la presse mondiale pour le suicide collectif de ses adeptes le 18 novembre 1978 à Jonestown, en Guyana (Amérique centrale) : elle est le sujet du septième épisode de la série Faits divers à la une diffusée sur Arte.

Combien d’analyses, écrites parfois par de grands intellectuels, commencent par ces mots affligés : « en ces temps de confusion » ? Cela ne mériterait donc même pas d’être discuté : la confusion serait nuisible, inélégante, voire dangereuse. Il s’agirait d’en sortir au plus vite pour renouer avec un passé – évidemment purement fantasmatique – où régnait la clarté.

Nos richesses de Kaouther Adimi n’est ni simplement le roman d’un lieu (Les vraies richesses, librairie d’Alger, 2 bis rue Hamani, ex rue Charras) ni tout à fait le récit imaginaire d’une vie (celle d’Edmond Charlot, fondateur du lieu, par ailleurs éditeur). C’est aussi la fresque d’un pays sur près d’un siècle, une narration polyphonique à la mesure de moments complexes, qu’il s’agisse de la fermeture annoncée d’un espace conçu comme une utopie ou de la chronique d’une résistance aux multiples visages.

Œuvre maîtresse, coup de poing, coup de gueule, coup de sang, plongez « la tête la première » dans Blast de Manu Larcenet, réuni en une intégrale à paraître le 27 octobre prochain aux éditions Dargaud. Du liminaire Grasse carcasse au climatérique Pourvu que les bouddhistes se trompent, au milieu desquels L’Apocalypse selon Jacky et La tête la première font figure de révélateurs, Blast est l’expression d’une colère. 

Aujourd’hui s’ouvre le dix-septième festival Actoral qui se tiendra jusqu’au 14 octobre sur différentes scènes culturelles marseillaises (Montévidéo, La Friche Belle de Mai, les théâtres du Gymnase et des Bernardines, le MuCEM, le cipM, les librairies L’Odeur du temps ou Histoire de l’œil, etc.).