Cinéma, terre de contraste ! Une ville surpeuplée de gens seuls, des lumières artificielles qui aveuglent plus qu’elles n’éclairent, une société patriarcale où les hommes sont absents, une ouverture presque documentaire qui nous montre une vision réaliste de Mumbai où les âmes se perdent qui se mue en voyage initiatique passant du réalisme à l’onirisme, l’obscurité d’un village perdu où les êtres se retrouvent.

Foisonnant. C’est le premier mot qui vient à l’esprit lorsque l’on pense ou que l’on évoque l’univers des revues. On aurait aussi pu écrire vivant, fragile, nécessaire, engagé… surtout à l’heure du numérique, de l’éphémère, des contenus sous intelligence artificielle, du prêt à penser et des vérités alternatives.

. 23 septembre 2024. J’ai écrit il y a quelques semaines à propos de Thomas Clerc : « L’auteur et moi avons en commun d’être parisiens de naissance ». Mais ouvrant à nouveau Paris, Musée du XXIe siècle, le Dix-huitième arrondissement, je lis qu’il est né à Neuilly sur Seine. Me revient aussitôt que j’avais bien repéré cette indication à première lecture ; mais, ne l’ayant notée, je l’avais vite oubliée (leitmotiv : ma mémoire immédiate fout le camp). Cherchant à transformer cette bourde en petite pensée, je rumine que : S’il ne l’est pas de naissance, il l’est d’avant la naissance. Et de plus, Neuilly… Claude Ollier, qui y avait vécu quand il avait une quarantaine d’années dans une pièce minuscule et inconfortable, m’avait dit un jour : « Au fond, Neuilly, c’est Paris. » On est sans le sou de la même manière dans une chambre de bonne, qu’elle soit intra-muros ou dans un immeuble de la petite couronne.