Les puristes seront ravis, le duo d’auteurs formé par Fabrice Tarrin et Fred Neidhardt a ressuscité un Spirou que l’on croyait disparu. Paru le 4 septembre dernier, Spirou chez les Soviets s’inscrit dans une continuité qui renvoie à Franquin, Greg et Jidéhem, avec une aventure dans laquelle les gags et les références s’enchaînent avec bonheur.
Cela fait maintenant une douzaine de fois depuis septembre 2003 (pour une émission de Surpris par la nuit sur France Culture) qu’il m’arrive de rencontrer – ou de publier quelques lignes de “critique” au sujet de, ou plutôt avec – Frédéric Pajak.
Entretien de Patrick Lowie, « bricoleur de rêves », avec Pierre Guéry, réalisé pour Diacritik par échanges de mails entre le 28 juillet et le 30 août 2020.
Parmi mes propositions de jeunesse, Roberto Bolaño relève la restauration de l’Inquisition, les châtiments corporels publics, la guerre permanente soit contre les Chiliens soit contre les Paraguayens ou les Boliviens comme une forme de gymnastique nationale, la guerre permanente contre les écrivains castristes et les écrivains sandinistes comme une gymnastique intellectuelle, la polyandrie,
C’est l’histoire d’Angie, qui quitte la Somalie pour aller vivre son rêve européen. De Luis qui fuit le Salvador pour les États-Unis avec sa femme Eva et sa fille Angela, pour une vie libre de la pression des gangs et du bruit des coups de feu qui retentissent dans le quartier, le soir.
Le titre de ce livre de Paul Preciado expose le paradoxe et le point de vue critique qui structurent l’ensemble de son discours. Le monstre est celui qui ne parle pas mais qui est fait monstre par ceux qui parlent à sa place, qui parlent de lui, qui « le parlent » et, faisant ceci, le constituent en objet monstrueux. Preciado, ici, inverse ce rapport discursif, cette domination dans et par le discours, en s’émancipant du destin habituel du « monstre », en se mettant à parler, et à parler face à ceux qui le constituent en tant que monstre.
Nous, enseignants du lycée Mozart du Blanc-Mesnil avons pris connaissance lors de la pré-rentrée des enseignants des conditions dans lesquelles va s’effectuer la rentrée effective dès le lundi 7 septembre dans notre lycée. Alors même que notre département est désormais classé en zone de circulation active du virus et de vulnérabilité élevée, aucune mesure sérieuse n’est prise pour empêcher la propagation du virus contrairement à ce que le gouvernement affirme.
L’œuvre de Jonathan Franzen s’équilibre entre romans et essais. L’écrivain a expliqué dans le bel entretien qu’il a récemment accordé au magazine Society qu’« écrire de la non-fiction (l’a) libéré en tant que romancier ». Cette articulation fiction/non fiction dit surtout un rapport au monde, la nécessité de le saisir non seulement en l’inventant et le représentant mais en déconstruisant ce qui se trame et se construit. C’est ce que montre magistralement Et si on arrêtait de faire semblant ? qui ne peut être réduit à une collection d’articles engagés ou à un recueil de récits mais repose sur leur complémentarité féconde, seule à même de dire le « monde technocapitaliste étrange » dans lequel nous vivons.
Marcel vient de reprocher à Gilberte d’avoir omis l’épisode des Champs–Élysées dans la commune évocation de leurs souvenirs.
La solitude Caravage qui vient de sortir en poche chez Folio est un livre qui fait date dans la connaissance et la portée de l’œuvre du génie italien. Comme dans ses romans, Yannick Haenel dévoile une suite prodigieuse de précisions, de scènes et d’illuminations qui se lisent par bonds. C’est un tour de force : ces toiles si connues, si commentées et qui ont quatre siècles se posent devant nos yeux comme si c’était la première fois. Voici le Caravage vivant, miraculeusement là. L’auteur nous aavait accordé un grand entretien lors de la sortie du livre en grand format.