L’urgence est là et le constat de Jonathan Safran Foer sans appel : nous sommes pleinement engagés dans une crise sans précédent, extinction des espèces, dérèglement climatique, catastrophes majeures liées à nos modes de vie, de consommation et d’alimentation.
« Si, au-delà de ces vestiges, nous avions pu voir », Kevin Powers, Lettre écrite pendant une accalmie durant les combats.
Ce vers nous apparaît aujourd’hui comme la clé d’un roman à venir, L’Écho du temps, comme la saisie dense et organique de l’essence même d’une œuvre toujours plus sidérante à mesure qu’elle s’édifie, entre poésie et prose. Alors que le roman sort en poche, retour sur ce livre et le grand entretien que Kewin Powers avait accordé à Diacritik, lors de la sortie du livre en grand format chez Delcourt Littérature.
ASK vit-elle ses derniers jours ? Andréa, Gabriel, Camille, Hervé, Mathias, Noémie sauront-ils rebondir et contenter leurs talents ? Les stars sont-elles toujours en proie aux affres des communs des mortels ? L’attachante série imaginée par Dominique Besnehard connaîtra-t-elle un final explosif digne des meilleurs standards du genre ou, à l’inverse, se prendre les pieds dans le tapis (rouge) ? Autant de questions auxquelles la quatrième (et à ce jour, dernière) saison de Dix pour cent va tenter de répondre dès le 16 octobre sur France.TV et à partir du 21 sur France 2.
En prélude au Salon de la Revue (annulé pour cause de crise sanitaire), Diacritik partenaire de l’événement avait rencontré les revues qui auraient dû être présentes. Aujourd’hui, Béatrice Brérot et Flora Moricet pour la puissante revue Cunni lingus.
Dessinatrice, caricaturiste, illustratrice, scénariste, reporter, Catherine Meurisse est une artiste complète. Depuis le 30 septembre 2020 et jusqu’au 25 janvier 2021, la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou lui consacre une grande exposition qui met son œuvre en lumière : Catherine Meurisse, La vie en dessin.
Les importants « Cahiers éphémères et irréguliers pour saisir ce qui nous arrive et imaginer les mondes de demain » publiés par les éditions du Seuil comptent désormais deux numéros. Ils s’installent dans le paysage intellectuel et apparaissent comme des bréviaires indispensables pour penser la crise que nous traversons (durablement) et imaginer (collectivement) des représentations alternatives, donc agentives.
« N’en déplaise à ceux qui ont été emballés par Voyage au bout de la nuit à sa sortie, pour, après, prétendre jouer les innocents et, comme les anges, tomber de haut, ce que Céline deviendra était tout entier dans ce premier livre, en un mot l’insulteur du genre humain, donc de toutes les races et de tout ce qui vit, excepté les animaux, enfin, on se comprend, entendons par ménagerie Bébert et les deux chiens. Le Voyage, c’est d’un grossiste, toutes les haines sont en magasin ; les pamphlets écouleront ça au détail. » (Contrebande, Le Dilettante, 2007)
En prélude au Salon de la Revue (annulé pour cause de crise sanitaire), Diacritik, partenaire de l’événement, avait rencontré les revues qui auraient dû être présentes. Aujourd’hui, Leïla Frat pour la très belle revue Sœurs.
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Il y a trois ans, à l’occasion de la parution de Grands lieux d’Hélène Gaudy, je découvrais cette collection de livres publiés dans le cadre de résidences d’auteurs du côté du lac de Grand-Lieu, au sud-ouest de Nantes – toujours en Loire Atlantique, mais non loin de la Vendée.
Dans l’introduction de Quand la forêt brûle (2019), la philosophe Joëlle Zask soulignait ne pas écrire en tant qu’« expert » ou « journaliste ». Son essai ne visait ni à « contribuer aux connaissances scientifiques concernant les feux de forêts ni [à] simplement informer » mais bien à « recourir au phénomène du mégafeu comme à un poste d’observation ». Dans Zoocities, paru en cette rentrée, ce sont les animaux sauvages faisant irruption dans nos villes qui sont cet « indicateur » et cette « alerte » ; ils sont un « poste d’observation » soit le signe d’un changement qu’il s’agit d’observer et commenter, pas seulement pour le comprendre mais bien pour accepter de changer nos représentations.