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A l’instar d’Hélène et les Garçons qui pour Fabrice Luchini était « du Rohmer réussi », on mésestime trop souvent ces joyaux d’humour brut et lapidaire que sont les shortcoms hexagonales qui sévissent sur les chaines françaises à l’heure du dîner et de l’arrêt de la publicité sur le service public et se livrent une concurrence féroce sur le créneau du rire bienvenu après une dure journée de labeur.

Michael Gambon, dans le rôle de Winston Churchill, photo Daybreak/Pictures
Michael Gambon, dans le rôle de Winston Churchill, photo Daybreak/Pictures

Le 29 février dernier, la chaîne de télévision britannique privée, ITV, a diffusé un téléfilm intitulé Churchill’s Secret, dans lequel le premier ministre pendant la seconde guerre mondiale est incarné par le célèbre comédien Michael Gambon, qui a commencé sa carrière au théâtre, en 1965, aux côtés de Laurence Olivier, pour la continuer brillamment au cinéma, mais dont le public ne retient curieusement et injustement que son rôle dans l’adaptation cinématographique de Harry Potter, The Casual Vacancy

Ex-Docteur Who ou Alex Hardy dans Broadchurch, David Tennant est aussi méconnaissable en député blond et rigide qu’Emily Watson est aux antipodes de ses rôles dans Breaking the waves ou Gosford Park. Dans Le Mari de la ministre, diffusée ce jeudi 10 mars sur Arte à 20h55, ils incarnent un couple animal et politique, dont les destins publics épousent l’histoire privée. Jusqu’à la rupture.

Comment éviter le cliché impliquant Ian Dury and The Blockheads et leur légendaire Sex & drugs & rock n’ roll pour parler de Vinyl, la nouvelle série de Martin Scorsese diffusée en France à partir du 15 février ? Impossible (même si le titre légendaire date de 1977 alors que la série mettant en scène Richie Finestra et ses acolytes se déroule quatre ans plus tôt).

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Jusqu’ici cette rubrique culinaire de Diacritik a été très littéraire. Il n’y a pourtant pas que dans les livres que les personnages passent à table, on mange aussi dans les films et les séries. L’occasion d’un triptyque, autour de la cuisine italo-américaine de la Mafia, et plus particulièrement des Soprano, cette série si justement analysée par Emmanuel Burdeau dans son livre La Passion de Tony Soprano.

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Chose promise, chose due, le comité de visionnage de Diacritik a regardé l’intégralité d’Au service de la France, la série d’Arte écrite par Jean-François Halin, Claire Lemaréchal et Jean-André Yerlès. Programmée à raison de quatre épisodes successifs par soirée et labellisée pochade comique et décalée au cœur des services de renseignements français dans les années 60, la sitcom a-t-elle tenu ses promesses ? Éléments de réponse avant la diffusion de la dernière salve ce jeudi 12 novembre.

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Vues, chaque jour ou chaque semaine, par des millions de téléspectateurs, les fictions TV, et plus encore les séries populaires peuvent constituer des outils prescripteurs majeurs de valeurs et de normes. Elles s’avèrent à ce titre un objet important pour l’analyse de la représentation des minorités dans les médias en France. Parmi ces séries, Plus belle la vie, actuellement le feuilleton français le plus regardé à la télévision et en replay sur Internet a, au-delà de sa fonction de divertissement, un rôle explicitement éducatif, politique et social.

Un article de Stéphanie Arc et Natacha Chetcuti-Osorovitz