Indispensable : tel est le mot qui vient immédiatement pour qualifier l’essai sur l’intersectionnalité que viennent de faire paraître Éléonore Lépinard et Sarah Mazouz. Dans un livre aussi brillant que limpide, les deux sociologues reviennent avec mesure et force sur la notion d’intersectionnalité qui est au cœur de tous les débats depuis quelques mois. Loin des vociférations médiatiques et éditorialistes qui en dénaturent la définition, Pour l’intersectionnalité revient sur la puissance critique que la notion peut donner aux sciences sociales et montre que l’intersectionnalité donne à comprendre autrement la marginalisation et l’oppression dans nos sociétés. Diacritik ne pouvait manquer d’aller à la rencontre des deux sociologues à l’occasion d’un grand entretien.
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Entretiens filmés ou retranscrits, d’écrivains, réalisateurs, dessinateurs, etc. Parce que laisser de longues plages à des artistes et des écrivains pour s’exprimer, ça manque un peu, ailleurs…
Alexis Weinberg vient de publier Le Détour aux éditions Gallimard, un premier roman qui vibre d’une voix véritablement nouvelle. On peut le lire comme le voyage initiatique d’un homme qui part à la recherche d’une réponse à donner à la lettre que sa compagne lui a adressée. Mais les détours sont nombreux et Diacritik est parti à leur découverte pour les évoquer avec leur auteur le temps d’un grand entretien.
Le livre de Marius Loris Rodionoff, composé à partir d’archives historiques concernant l’armée française durant la guerre d’Algérie, est pourtant un livre de poésie autant qu’il est un livre politique et critique dans la lignée de l’objectivisme de Reznikoff ou du Guantanamo de Frank Smith. Entretien avec l’auteur.
À l’occasion de la parution de ses archives personnelles, Une révolution culturelle, et afin de saluer en ce jour de la Fête de la Musique son créateur, Jack Lang, l’ancien ministre de la culture de François Mitterrand, porte un regard sur la terrible période que nous traversons en nous faisant part de ses réflexions sur ce dont la Culture a besoin pour habiter nos vies, notamment Le Parlement des Créateurs qu’il appelle de ses vœux. Alors, Jack Lang, où est le cool ?
Artiste nomade, Maral Bolouri quitte l’Iran post-révolutionnaire à l’âge de 26 ans pour la Malaisie puis s’installe au Kenya. En 2017, elle y remporte le prestigieux prix sud-africain Absa L’Atelier, en 2017, associé à une résidence à la Cité internationale des arts à Paris. La France l’a choisie, dit-elle. Elle s’y installe et obtient son permis de séjour.
Disons-le sans attendre : Romain Huët signe avec De si violentes fatigues un très grand livre. Après le remarquable Vertige de l’émeute qui se concentrait sur les cortèges de tête en manifestation, Huët poursuit un peu plus avant la sociologie charnelle de nos temps déchirés d’impuissance et de panique mêlées en choisissant de s’intéresser à ceux que la société nomme les épuisés, les malheureux et les fatigués. Loin d’en faire une victime amorphe, l’essayiste lit la figue de l’épuisé comme le stade premier d’une révolte qui engage la société dans un nouveau devenir politique dont elle doit se saisir. Autant de perspectives sociales que Diacritik ne pouvait manquer d’aller creuser avec son auteur le temps d’un grand entretien.
Dos, pensée (poème), revenant de Jacques Jouet et Nous allons perdre deux minutes de lumière de Frédéric Forte paraissent respectivement en 2019 et 2021 aux éditions P.O.L. Membres de l’Oulipo, les deux auteurs intègrent différentes contraintes dans leur travail d’écriture. Entretien avec Frédéric Forte et Jacques Jouet.
Sylviane Coyault s’entretient avec Jean-Christophe Bailly, notamment autour du Parti pris des animaux dans le cadre du festival Littérature au Centre 2021, cette année en ligne en partenariat avec Diacritik. Une édition centrée sur « Littérature et animal ».
Hypnotique, puissant et amusé : tels sont les mots qui viennent spontanément à l’esprit pour qualifier le 3e et nouvel album d’Institut. Formation pop initiée par Arnaud Dumatin avec son comparse Emmanuel Mario, accompagnée cette fois de la suave voix de Nina Savary, Institut produit une pop inquiétante, qui vient adresser autant de questions au néomanagement dans lequel chacun vit, qu’il le veuille ou non.
Stéphane Habib s’entretient pour Diacritik avec les philosophes Joseph Cohen et Raphael Zagury-Orly autour de leur remarquable essai, L’Adversaire privilégié. Heidegger, les Juifs et nous paru chez Galilée qui avance avec force l’idée selon laquelle la fameuse pensée de l’Être de Heidegger repose en vérité sur une forclusion du judaïsme. Indéniable forclusion des Juifs qui n’est pas sans entretenir une affinité avec certains motifs des questionnements postcoloniaux.
Jochen Mecke s’entretient avec Christian Garcin, notamment autour de Le Bon, la brute et le renard dans le cadre du festival Littérature au Centre 2021, cette année en ligne en partenariat avec Diacritik. Une édition centrée sur « Littérature et animal ».
Émouvant et fort : tels sont les termes qui viennent à l’esprit à peine la lecture achevée de Dans ta voix, tous les visages disent Je de Serge Ritman qui vient de paraître chez Tarabuste. En autant de poèmes, Ritman dévoile un chant nu, celui qui va à la rencontre d’une aventure plurielle : qui part du corps et de la jouissance de l’autre pour l’élargir au film du monde, un monde où le soulèvement serait celui d’un peuple. C’est peu de dire que la poésie de Ritman dépasse le lyrisme : elle l’élargit à la pulsion politique du vivre. Autant de sujets que Diacritik ne pouvait manquer d’aller évoquer en compagnie du poète le temps d’un grand entretien.
Stimulant, vif et remarquable : tels sont les termes qui viennent à l’esprit après la lecture de Pour en finir avec soi-même de Laurent de Sutter qui vient de paraître aux PUF. Dans ce nouvel essai qui s’offre comme une première proposition pragmatique, De Sutter livre une réflexion sur l’injonction contemporaine à être soi, celle qui préside aux manuels de développement personnel ou celle qui figure sur les papiers d’identité. Mais comment est né cet impératif ? Quels en sont les fondements notamment juridiques ? Et si continuer à raisonner avec la catégorie d’être, c’était rester dans la merde, cette « merde » dont le développement personnel a fait son horizon de réel ultime ? Autant de questions que Diacritik ne pouvait d’aller manquer poser au philosophe à l’occasion de la parution de ce livre important.
À l’occasion de la parution française de son roman Les aventures de China Iron, finaliste de l’International Booker Prize 2020, entretien avec Gabriela Cabezón Cámara.
Con motivo de la publicación en Francia de su novela Las aventuras de la China Iron (Les aventures de China Iron), finalista del International Booker Prize 2020, entrevista a Gabriela Cabezón Cámara.