Prague, 1942, « opération Anthropoïde », initiée depuis Londres : deux parachutistes tchèques sont chargés d’assassiner Heydrich, chef de la Gestapo et des services secrets nazis, planificateur de la Solution finale et « bourreau de Prague », bras droit d’Himmler. Chez les SS, on dit « HHhH », Himmlers Hirn heißt Heydrich (le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich). L’assassinat du Reichsprotektor de Bohême-Moravie, le SS Reinhard Heydrich, « la bête blonde », doit avoir lieu à Prague, le 27 mai 1942.

La semaine des prix littéraires a été lancée hier avec le Grand Prix de l’Académie française et ses deux lauréats, Hédi Kaddour pour Les Prépondérants et Boualem Sansal pour 2084. Un prix en miroir comme deux rives de la Méditerranée primées — et jusque là, comment ne pas être d’accord ? — mais aussi le recto et le verso du livre : d’un côté, l’ampleur, la fluidité, un sens inné et merveilleux (au sens étymologique) du détail qui fait sens, de l’autre des métaphores pâteuses, un didactisme tout aussi étouffant et, disons-le, un très mauvais roman : en somme le meilleur (Kaddour) comme le pire.

23 septembre, 23 octobre, la rédaction de Diacritik a donc fêté hier et plus ou moins dignement son premier mois d’activité. Après s’être longuement écharpé sur le choix du terme (« mensiversaire » pour les uns et « moisiversaire » pour d’autres), il a été décidé que l’on n’utiliserait pas de mot valise qui ne serait pas dans le dictionnaire. Ces coulisses de la rédaction vous proposent donc aujourd’hui un bilan au narcissisme assumé, cédant à un désir freudien d’introspection pour vous raconter ce mois-plaisir, ce mois idéal…

On vous a déjà parlé de Bookalicious et du travail de fond engagé par Tara Lennart et monsieur Achille pour parler de la culture autrement. Parce que « lire, c’est bien » (leur devise), parce que le « Booktube de la littérature indépendante » offre, en parallèle de ses critiques vidéo de livres, des textes inédits, des reportages, des entretiens, des playlists et readlists. Parce qu’on se sent en phase et en affinité élective avec cette équipe comme avec le regard qu’elle porte sur la culture.

Le 31e salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil se tiendra du 2 au 7 décembre 2015, autour d’un hommage à Alice au pays des merveilles (pour les 150 ans du livre) et du thème du vrai et du faux dans la littérature jeunesse. Une double manière de passer de l’autre côté du miroir, donc, d’interroger les rapports de la réalité et de la fiction ou la logique du rêve.

Résumé des épisodes précédents : Diacritik ne recule devant rien pour contenter ses lecteurs avec la mise en ligne aujourd’hui d’un podcast maison pour celles et ceux qui nous suivent outre-Quiévrain et en Angleterre (c’est une autre paire de Manche) et n’ont pu voir l’interview réalisée par Delphine Japhet pour France 3 (si, si, vous avez bien lu, France 3) et l’émission Un Livre Un jour 2.0.

Elle a offert la liberté à son public (FAZ), elle a porté sur écran la vie intérieure de femmes. Mort, féminité, liberté, cinéma, chefs d’œuvre, modernité sont les mots les plus employés par la presse mondiale en hommage à Chantal Akerman. Et ces portraits et photographies comme les visages multiples d’une femme insaisissable. En voici quelques-unes parmi toutes celles qui ont rendu hommage à une immense artiste.

Düsseldorf consacre une exposition, « Ego Update : the Future of Digital Identity », aux selfies. Rien de nouveau, comme le souligne l’écrivain Douglas Coupland — en 2014, cité dans le catalogue — « il n’y a actuellement rien sur les selfies qui surprenne… La seule chose qui soit surprenante, c’est le nombre d’années qu’il nous a fallu pour isoler et donner un nom au phénomène. »