Une peinture. Un portrait plus exactement. Un portrait de toi que je m’étais mis en tête de réaliser.
photographie
Plusieurs fois, je l’avais surprise, elle nous couvait d’un œil protubérant ; Catherine, ses bijoux, sa dégaine de voyante extra-lucide, sa logorrhée et sa puérile obstination à séduire ; moi, mes vêtements chinés aux fripes, mes cheveux très courts, ma réserve un peu inquiétante.
Parvenu à cent – c’était convenu –, tu te retournes. La futaie est vide. Peu de bruits, des oiseaux discrets, des branches et des feuilles qui craquent sous tes pas. Et puis ce vent léger qui agite les cimes. Tu fouilles là où tu aurais eu l’idée de te cacher : derrière un buisson de ronces, sous de hautes fougères. Tu examines minutieusement chaque arbre.
Un après-midi.
Un temps pluvieux.
Je suis seul.
Cette série est comme un temps long, un moment de songe.
Vous allez au bord de la mer. Le plus souvent, c’est pour ramasser des moules, des coques et des vigneaux. Mais parfois, c’est pour que tu puisses te baigner. Entre la maison et le littoral, quatre kilomètres : uniquement de la descente à l’aller ; puis quatre autres kilomètres au retour, cette fois-ci en montée. Huit kilomètres (mais souvent plus), ajoutés aux soixante-quinze étés de Claire équivalent à une petite équipée.
Fred le Chevalier, dans les colonnes de Diacritik, comme sur les murs de la ville.
Facilité pour tes parents : te refourguer à ta grand-mère durant toutes les périodes de vacances ; sauf en hiver car sa maison du bord de mer n’est pas vraiment habitable quand le froid passe à l’offensive.
Tu n’as jamais supporté la mollesse des suspensions de la GS et encore moins l’effroyable odeur imprégnant l’habitacle, où se mêlent plastique et tabac froid.
C‘est tous les jours à peu près le même trajet : cinq ou six kilomètres le long du chemin de halage puis retour ; après la journée au lycée, manière de te revivifier… Jusqu’alors, toute pratique sportive se résumait pour toi à un supplice inutile. Désormais, si un soir tu renonces, tu te sens coupable. Tu négliges souvent le repas du midi. Les heures qui suivent, tu as faim et la tête te tourne un peu. Ce sont des sensations inédites, une promesse de liberté.
J‘écris à la verticale comme sur un monument aux morts
(Joël Baqué, La mer c’est rien du tout).
Les immeubles n’avaient pas changé, ni la largeur des trottoirs, mais à cette époque la lumière était différente et quelque chose d’autre flottait dans l’air… (Patrick Modiano, Rue des Boutiques Obscures).
Inaugurée le 8 mars 2018, une date en clin d’œil symbolique, la Galerie Miranda offre de belles promesses dans le champ qui est le sien : la photographie et l’édition photographique. La vocation de Miranda Salt, créatrice de ce bel espace, est de faire découvrir au public français des œuvres photographiques principalement féminines et étrangères.
Fatigué d’écrire, de penser, de parler, d’avoir des avis et des opinions, je me suis mis à regarder.
Ils se dévoilent.
Trump, on savait.
Macron, on découvre peu à peu.
En partenariat avec Diacritik, Ciclic et la Maison Max Ernst vous proposent une série de cinq rendez-vous avec l’écrivain Camille de Toledo, autour du projet Écrire la légende. Lors de la rencontre qui aura lieu, à 20h30, ce jeudi à Huismes (37), l’écrivain poursuit sa lecture du texte en cours d’écriture, puis dialogue sur le thème de la mémoire et de l’image photographique en convoquant Roland Barthes et Susan Sontag.
À l’appel du BAAM (Bureau d’Accueil et d’Accompagnement des Migrants), de nombreuses associations et manifestant.e.s se sont rendu.e.s dans la rue ce dimanche 15 avril pour exprimer leur condamnation et leur refus du projet de loi «asile-immigration» du gouvernement. Reportage photo et vidéo de Joffrey Speno.